Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [abasɔ ̃]. 2. − Forme graph. : Le mot est inv. selon PtRob. et Lar. encyclop.; cf. cependant ex. 3 et 5 et un autre ex. de la docum. : A. France, Les Contes de Jacques Tournebroche, 1908, p. 48. − Rem.Littré emploie comme vedette la forme abat-sons. Le PtLittré et le Lar. encyclop. donnent en vedette 2 formes ,,abat-son ou abat-sons``. Cf. abattre.
ÉTYMOL. ET HIST. − Terme techn. d'archit., monosém., qui apparaît au xixes. (1833 d'apr. Bl.-W.) et jusqu'alors désigné par son synon. abat-vent (cf. ce mot). Au cours du xixes. une certaine confusion existe entre les 2 mots, qui tendent à se différencier à l'époque contemp., chaque terme retrouvant son sens étymol., abat-vent étant plutôt associé à l'idée d'intempérie, et abat-son aux phénomènes sonores. Composé de abat, impératif de abattre*, au sens propre, et de son*.
(Architecture) Ensemble des lames obliques disposées dans les baies des beffrois des églises, les garantissant de la pluie et renvoyant le son vers le sol.
La rigidité de l’abat-son n'est pas suffisante, les courants d’air détachent les ardoises.— (Yves-Marie Froidevaux, Techniques de l’architecture ancienne : construction et restauration, 2001)