Achaler

verbe trans

Définitions de « achaler »

Trésor de la Langue Française informatisé

ACHALER, verbe trans.
Rem. Attesté d'autre part ds Rougé (Le Folklore de la Touraine, 1943).
Prononc. − 1. Forme phon. : [aʃale], d'apr. Canada 1930. 2. Dér. et composés : achalant (-ante) adj., achalanterie subst. fém., achalement subst. masc.
Étymol. ET HIST. − Terme du Canada (Canada 1930; Bél. 1957, s.v.) issu des dial. gallo-rom. de l'ouest (Anjou achaler ds Verr.-On. 1908, s.v. : agacer, impatienter... affaibli, attristé. Empl. au Longeron au sens propre de « échauffer »; voir FEW t. 2, 1, 82b-83a) corresp. à l'a. fr. achaillir « échauffer » dep. le début du xiies. (Voyage Saint Brendan, éd. F. Michel, 1361 ds T.-L. : Puis el demain el [l. jo] sui galiz Cum cil qui est tot acaliz [?]); cf. Rennes chaler « chauffer » (Mém. Soc. Antiq. de France, VI, 244 : chaler. Pour chauffer, en usage chez les paysans. On dit je porte un paquet de hâres, chez nous, pour nous chaler; pour je porte, chez nous, un paquet de branches pour nous chauffer), corresp. à l'a. fr. chaloir « id. » < lat. calere « chauffer ».
STAT. − Fréq. abs. litt. : 2.
BBG. − Bél. 1957. − Blondheim (D. S.). Essai d'un vocabulaire comparatif des parlers romans des juifs au Moyen Âge. Romania. 1923, t. 49, p. 17. − Canada 1930.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Verbe

achaler \a.ʃa.le\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Québec) (Normandie) (Maine) (Familier) Déranger ; agacer ; importuner.
    • Débarquez ! Y’a une bande de Shiners irlandais qui nous achalent. Venez nous aider, on n’est qu’une cinquantaine et ils sont plus de cent ! — (Jean-Claude Castex, Riviére-Rouge, Vancouver : Éditions PO, 2015, page 202)
    • Il les apprenait par cœur et les gueulait dans le bois, accordés sur des musiques à lui, et ça donnait des envolées traînantes comme du chant grégorien, qui achalaient des hommes mais lui procuraient, à lui, du cœur à l’ouvrage. — (Robert Lalonde, Le Petit Aigle à tête blanche, Le Seuil, 2016)
    • Son père lui demanda si elle avait fait un bon voyage et sa mère voulut savoir si elle s’était fait achaler dans l’avion. — (Maryse Rouy, De retour à Montréal 1966-1967 : Les Pavés de Carcassonne, Québec Amérique, 2013)
    • Les enfants nous achalaient déjà pour aller manger une crème glacée. — (Montréal, ville dépressionniste, Moult Éditions, Montréal, 2017, page 228)
  2. (Ouest) Réchauffer.
  3. (Ouest) (Sens figuré) Ennuyer, énerver.
    • Même mes gosses, j'aime pas qu'ils traînent du côté du château. Des fois elle en voudrait, elle tourne autour, comme nos hommes autour des mécaniques pour voir ce que ça a dans le ventre. Mais vite ça l'achale, elle se met à pester, à crier après. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, pages 74-75)
  4. (Acadie) Chauffer mieux, attiser un feu.
  5. (Vieilli) (Québec) Avoir honte.
  6. (Québec) Tromper, leurrer.
Source : Wikitionnaire

Étymologie de « achaler »

De l'ancien français chaloir, chauffer, issu du latin calere[1].
Source : Wikitionnaire

Phonétique du mot « achaler »

Phonétique Prononciation
France (Lyon) : écouter « achaler »
France (Toulouse) : écouter « achaler »
Canada (Shawinigan) : écouter « achaler »
France (Vosges) : écouter « achaler »
France : écouter « achaler »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « achaler »

Source : Google

Traductions du mot « achaler »

Langue Traduction
English achal
German achaler
Spanish achal
Portuguese achal
Italian achal
Dutch achal
Polish achal
Russian ахал
Source : DeePL