Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [aʒeʀat], [aʒeʀatɔm]. 2. Dér. et composés : agératé. 3. Forme graph. − Rob. : agératum ou agérate (cf. aussi PtRob.). − Rem.Besch. 1845 : ,,Ce mot a subi sous la plume de nos lexicographes, d'étranges métamorphoses. Boiste l'écrit sans e final, agérat. Landais le donne, sans s'en douter le moins du monde, sous deux formes différentes, agérate, agératon (...). Mais bien évidemment, agérat, agérate, et agératon ne sont que trois orthographes différentes d'un seul et même mot, l'agératum de Linné. C'est également à tort que Landais fait ce mot féminin; tous les dictionnaires spéciaux lui donnent le genre masculin, qui nous paraît, en effet, plus conforme à son origine``. Besch. 1845 réserve à agératon une vedette de renvoi à agérate. Lar. 19eenregistre le mot agératoïde comme un synon. de agératé et agératoire comme un synon. ,,peu usité`` de agérate.
Étymol. ET HIST. − 1556 bot. ageraton (B. Dessen, De compositione medicamentorum hodierno aevo apud pharmacopolas passim exstantium, p. 336 ds R. Lang. rom. 1881 t. 19, p. 72 : Ageratum. Germ., Rheinbluem; gall. ageraton; ital., herba giulia, o vero agerato); 1649 id. (Boyer de Petit Puy, Dict. servant de Bibl. Univ. 554 ds B. Quemada, Introd. à l'ét. du vocab. méd., Paris, 1955, p. 48; 1751 agerate (Encyclop. t. 1)); 1752 (Trév. : Ageratum est une plante qui pousse beaucoup de petites feuilles oblongues [...] cette plante vient aux montagnes, & lieux pierreux [...] & ne se ressent point des effets de la vieillesse). Empr. au lat. agēraton (transcription du gr. α ̓ γ η ́ ρ α τ ο ν [littéralement « exempt de vieillesse »] « Achillea ageratum L. » dep. Diosc., 4, 58) attesté dep. Pline, 27, 13 ds André 1956 s.v. ageraton. Agérate est une forme francisée.
Morioka, double, grande fleur violet d’agérate, fortement ligné de violet de pensée, onglet jaune citron, cerclé bleu, style violet de violette.— (Société nationale d’horticulture de France, Revue horticole, volumes 102 à 103, 1930)