Rem. Les fleurs de l'agnus-castus, qui se présentent comme de longs épis d'un blanc violet, étaient l'emblème de la chasteté chez les Anciens, les semences passant pour être anti-aphrodisiaques.
Étymol. ET HIST. − 1456 bot. « arbrisseau de la famille des gattiliers » (G. de Villiers, Traité d'hippiatrie ds Dauzat 1968); xves. (Grant Herbier, no10, ds Gdf. Compl. : Agnus-castus est ung abrecel). Composé du gr. α ́ γ ν ο ς « gattilier, agnus-castus » (Hymnes homériques, Merc. 410 ds Bailly) transcrit sous la forme agnos ou agnus par les Latins qui l'appellent aussi vitex (Pline, Nat. 24, 59 ds TLL s.v. agnus 2, 1366, 32 : non multum a salice vitilium usu distat vitex... Graeci lygon vocant, alias agnon, quoniam matronae Thesmophoriis Atheniensium castitatem custodientes his foliis cubitus sibi sternunt) et du lat. castus « chaste », trad. du gr. α ̔ γ ν ο ́ ς, de même sens, rapproché, en raison de sa quasi-homophonie, de α ́ γ ν ο ς et formant avec lui un syntagme-calembour.
Arbrisseau, dit aussi vitex, gattilier commun (vitex agnus castus, L.) et dont les branches sont pliantes. Ses fleurs en longs épis d'un blanc violet, étaient l'emblème de la chasteté chez les anciens.
HISTORIQUE
XVIe s. Prenez une dragme de semence d'agnus castus, Paré, XXIII, 20.
(Siècle à préciser) Du latin agnos (« gatillier »), et probable confusion avec agnus (« agneau, petit animal doux » → voir gattilier pour la motivation sémantique) et castus (« chaste »).
Mot hybride formé de ἄγνος, nom grec de l'agnus castus, dit ainsi de ἁγνός, pur, à cause que les femmes couchaient dessus lors de la célébration de certaines fêtes à Athènes, et du mot latin castus (voy. CHASTE), qui n'est que la réduplication de la même idée.