Avouer
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Définitions de « avouer »
Trésor de la Langue Française informatisé
Wiktionnaire
Verbe
avouer \a.vwe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’avouer)
- Confesser et reconnaître qu’une chose est ou n’est pas, témoigner de la vérité.
- Puisqu'il faut tout avouer, je descendrai en moi jusqu'au tréfonds, j'en remuerai la lie et j'en étalerai la pestilence. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 48)
- Si Dimitri ne voulait pas épouser Phoebe, il aurait au moins dû avoir le courage de l’avouer et de rompre formellement sa promesse. Au lieu de cela, il avait opté pour le silence et l'hypocrisie, […]. — (Lucy Monroe , Pour l'honneur des Pétronides, traduit de l'anglais, dans le volume Séducteurs, éd. Harlequin, coll. Coup de Cœur, 2012)
- J’étais, je l’avoue, un peu confus.
- Approuver ; ratifier ; admettre.
- On le dit auteur de plusieurs productions que n’avouent ni le goût, ni les mœurs et entre autres du roman souvent réimprimé de Félicia ou mes Fredaines. — (Biographie nouvelle des contemporains ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité ..., par MM. A. V. Arnault, A. Jay, E. Jouy, J. Norvins, etc. , vol. 1, Paris : à la Librairie historique, 1820, page 175)
- Approuver ce qu’une personne a jugé à propos de faire d’après l’autorisation qu’on lui en a donnée.
- Je l’avouerai de tout ce qu’il fera, en tout ce qu’il fera.
- Se reconnaître l’auteur, le géniteur.
- Avouer un écrit, un ouvrage.
- Avouer un enfant.
- (Par extension) Avouer pour fils, pour sœur, etc.,
- Être voué à.
- Ainsi Le Chesne-Populeux (Ardennes) et La Chapelle-Gauthier (Eure) qui vénèrent au premier chef saint Martin dans un cas et Notre-Dame dans l'autre, avouent saint Jacques pour patron. — (Léon Pressouyre, Pèlerinages et croisades, France Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, 1995, page 89)
- (Pronominal) Se confesser ; en demeurer d’accord.
- Il hocha la tête, soupirant, s’avouant très bas, que peut-être il eût préféré que Jeanne noçât sans rien lui dire, plutôt que de l’abandonner brutalement ainsi. — (Joris-Karl Huysmans, En ménage, Paris : chez Charpentier, 1881 ; édition critique de Gilles Bonnet, Librairie Droz, 2005, p. 254)
- S’avouer vaincu.
- S’avouer plus faible qu’un autre.
- S’avouer coupable.
Littré (1872-1877)
avouer
- 1Dans le langage de la féodalité, faire vœu à un supérieur, le reconnaître pour seigneur ou protecteur.
- 2 Par extension, et dans le langage actuel, avouer une personne, approuver ce qu'elle a fait en notre nom.
Parle, écris, je t'avouerai de tout, pourvu que tu m'aides à sortir de cette botte [l'Italie]
, Courier, Lett. I, 164.Je t'avouerai de tout
, Racine, Phèd. III, 1.Et sans doute son cœur vous en avouera bien
, Corneille, D. San. IV, 2.Alors, sans consulter si Phébus l'en avoue
, Boileau, Disc. au roi.Quels doctes vers me feront avouer Digne de te louer ?
Malherbe, III, 4.Et si ta faveur tutélaire Fait signe de les avouer [les Muses], Jamais ne partit de leur veilles Rien qui se compare…
, Malherbe, III, 2.Approuver, ratifier, en parlant des choses. Des moyens que l'honneur avoue.
Les dieux n'avoueront point un combat plein de crimes
, Corneille, Hor. III, 2.Me voyant froidement ses œuvres avouer, Il les serre
, Régnier, Sat. VIII. - 3Reconnaître qu'une chose est ou n'est pas. Avouer sa faute. Il avoua ses méfaits. Vous avouerez que votre conduite a été blâmable.
Ceux qui sont instruits des affaires étant obligés d'avouer que le roi n'avait point donné d'ouverture ni de prétexte aux excès sacriléges…
, Bossuet, Reine d'Anglet.J'avouerai les rumeurs les plus injurieuses
, Racine, Brit. IV. - 4Reconnaître comme sien. Avouer un enfant. Il n'ose avouer un parent pauvre. Il n'avoua jamais ce pamphlet.
Une lettre que l'on m'a assuré que vous aviez avouée
, Bossuet, Lett. 181.Mon père ne peut plus l'avouer pour sa fille
, Corneille, Hor. IV, 6.Rome ne voudra point l'avouer pour Romaine
, Racine, Bérén. IV, 4.Avouer une dette, la reconnaître.
Fig.
Ma foi, madame, avouons la dette [ne dissimulons pas], vous voudriez qu'il fût à vous
, Molière, Princ. d'Él. IV, 6. - 5S'avouer, v. réfl. S'avouer de quelqu'un, le prendre à garant. Il s'est avoué d'un banquier de cette ville.
Se reconnaître. S'avouer coupable. S'avouer vaincu.
- 6S'avouer, être confessé, en parlant d'une chose. Cela ne s'avoue pas.
HISTORIQUE
XIIIe s. Ha ! sire Diex, fait ele, mon cuer à vous [j'] avo
, Berte, XXXII. Com celle qui du tout à vous servir m'avo
, ib. Car nus ne puet Dieu trop loer, Ne trop por seignor avoer, Trop criendre, ne trop obeir
, la Rose, 7078. Et doit mander que cil qui en est porsivis en avoue tel garant quiconque
, Beaumanoir, XXXIV, 44.
XVIe s. Je advoue Dieu, sil ne la faisoyt bon veoir
, Rabelais, Garg. I, 8. En bonne foi, dit Emarsintte, j'avoue cette dame du tour qu'elle a fait
, Marguerite de Navarre, Nouv. LVIII. Entre tous les philosophes qui ont advoué des dieux
, Montaigne, I, 47. Lachès se radvisant advoue cet usage aux Scythes [reconnaît qu'ils ont cet usage]
, Montaigne, I, 48. La vertu n'advoue rien que ce qui se faict par elle et pour elle
, Montaigne, I, 263. Ils souffroient tout, avant que d'advouer estre vaincus
, Montaigne, I, 307. C'estoit heresie d'advouer des antipodes
, Montaigne, II, 332. Il faut que vous avouez que la possession de ces seuls biens est suffisante pour vous faire benir le donateur
, Lanoue, 155. Le vassal est tenu avouer [reconnaître] ou desavouer son seigneur, sinon qu'il y eust contention de tenure entre deux seigneurs
, Loysel, 645. Non seulement il sauva Phoebidas, ains feit que la ville de Sparte prit sur elle et advoua la forfaitture qu'il avoit commise
, Amyot, Agésil. 39. Leotychides sçut si bien faire que Agis, en presence des tesmoings, declara qu'il l'advouoit pour son filz
, Amyot, ib. 3. Ceste proposition ayant esté leue publiquement, le peuple l'advoua et authorisa de merveilleuse affection
, Amyot, Pomp. 39. … Qui, auparavant sa mort, endura des gehennes inventées pour lui faire advouer le purgatoire
, D'Aubigné, Hist. I, 73.
Étymologie de « avouer »
- Du latin advocare (« appeler à soi ») qui a pris le sens de « avoir recours à quelqu’un comme avocat, comme défenseur ».
À et vouer ; provenç. avoar.
Source : Dictionnaire LittréPhonétique du mot « avouer »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| France (Paris) : écouter « avouer [a.vu.e] » |
|
|
| Belgique : \a.vu.e\ |
Fréquence d'apparition du mot « avouer »
Source : GoogleTraductions du mot « avouer »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | confess |
| German | bekennen |
| Spanish | confiesa |
| Portuguese | confessar |
| Italian | confessare |
| Dutch | beken |
| Polish | przyznać się |
| Russian | признаться |
Synonymes de « avouer »
- reconnaître
- confesser
- convenir
- révéler
- admettre
- déclarer
- parler
- découvrir
- accorder
- dire
- tomber d'accord
- se mettre à table
- s'allonger
- s'accuser
- déballer
- constater
- consentir
- confier
- approuver
- ratifier
- s'affaler
- sanctionner
- se déboutonner
- se dégonfler
- ouvrir son coeur
- entériner
- cracher le morceau
- concéder
- casser le morceau
- battre sa coulpe
- appuyer
- accoucher
- vider son sac
- s'accuser
- s'affaler
- s'allonger
- tomber d'accord
Antonymes de « avouer »
Citation du mot "avouer"
Il est plus facile de ne pas avouer une faute que de la réparer.
Proverbe français
La vie d'un homme, c'est la recherche de la vérité sur soi-même. L'important est de savoir si on peut avouer sincèrement : je suis ceci et je suis cela.
Violette Leduc
Nous sommes tous capables de haine et de jalousie, de cruauté et de violence. Mais nous ne sommes pas tenus de leur avouer notre fierté.
Marie-Claire Blais

