Babillement
subst
masc
Sommaire
Définitions de « babillement »
Trésor de la Langue Française informatisé
BABILLEMENT, subst. masc.
PRONONC. : [babijmɑ ̃]. Pour [λ] mouillé ou yod, cf. babillage.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1584 (J. des Caurres ds Delboulle, Rec. de notes lexicologiques : un babillement blasphémateur de voix diaboliques), attest. isolée; 1790 méd. (Encyclop. méthod., Médecine, t. 3, p. 509 : On a vu plus d'une fois le babillement opiniâtre, suivi de toux violentes, d'anhelations, et même de crachemens de sang); 1864 lang. commune, supra ex. 2. Dér. de babiller*; suff. -ment1*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 3.
BBG. − Encyclop. méthod. Méd. t. 3 1790.
Wiktionnaire
Français
Source : Wikitionnaire
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| babillement | babillements |
| \ba.bij.mɑ̃\ | |
babillement \ba.bij.mɑ̃\ masculin
- Action de babiller.
- Rien ne lui échappait : le susurrement sucré de la jeune vedette héroïne, le parler guttural du caïd sans scrupules, les nasillements du faux-frère, les jacassements de la commère, le jargon du bellâtre amoureux, les caracoulements du jeune premier, les gémissements de l’orpheline, les piaulements des villageois, les babillements des ouvrières, les graillements de la douairière, les braillements du nouveau riche en train de se pavaner, les sifflements du beau-parleur, les craillements des hommes avides, les croassements des maîtres-chanteurs, les coqueriquements des hâbleurs, les jabotements de la fille de joie, les cacardements de l’oie blanche, les pépiements des enfants, les gazouillements de l’alerte soubrette, les glatissements du foudre de guerre, les glapissements de la grue de service, les piaillements de la valetaille, les gloussements de la poule émoustillée, les hôlements du maître-chanteur, les frigottements de sa victime, les glougloutements du dindon de la farce, les coucoulements du pique-assiette, les frouements de la vieille femme acariâtre, les pupulements de la coquette, les gringottements du jeune chanteur, les cajolements du faraud, les grisolements de la mauviette, les margottements de la petite caille grassouillette, les criaillements de la grande pintade efflanquée, les trissements de l’hirondelle des faubourgs […] — (Christine Longepierre, Alinéa, Orizons, Paris, 2010)
Littré (1872-1877)
babillement
(ba-bi-lle-man, ll mouillées) s. m.
- Action de babiller.
Étymologie de « babillement »
- Dérivé de babiller, avec le suffixe -ment.
Babiller.
Source : Dictionnaire LittréPhonétique du mot « babillement »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| Aujourd’hui : \ba.bij.mɑ̃\ | ||
| (XIXe siècle) : \ba.biʎ.mɑ̃\ | ||
| Canada (Shawinigan) : écouter « babillement » |
|
Fréquence d'apparition du mot « babillement »
Source : GoogleTraductions du mot « babillement »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | babbling |
| German | Babbeln |
| Spanish | balbuceante |
| Portuguese | balbuciante |
| Italian | balbettio |
| Dutch | kabbelend |
| Polish | gaworzenie |
| Russian | лепет |
Synonymes de « babillement »
Antonymes de « babillement »
Citations sur le mot "babillement"
Les bavards parlent dès qu'ils se sont arrêtés de babillement.
André Gide
Le babillement n'est pas le langage.
Christian Bobin
Les paroles sont une manière de s'entendre, de bavarder, et sur cette terre, personne n'ose réserver à l'homme son don de babillement.
Voltaire