Bac

subst masc

Définitions de « bac »

Trésor de la Langue Française informatisé

BAC1, subst. masc.
1. BRASSERIE. Cuve où l'on fait macérer et fermenter les grains, le houblon, etc.
2. ÉLECTR. ,,Dans un accumulateur ou une pile, récipient qui contient les électrodes, les séparateurs et l'électrolyte`` (Siz. 1968).
3. Autres domaines.HORTIC. Réservoir dans lequel on recueille l'eau destinée à l'arrosage. INFORMAT. Bac à cartes. ,,Tiroir pour le rangement des cartes perforées ou non et comportant un compresseur`` (Lhoste-Pèpe 1964). MÉN. (ARTS). Bac à laver. Cuve fixe alimentée en eau froide et chaude dans laquelle on lave le linge. [Dans un réfrigérateur] Récipient mobile : bac à glace, à légumes. MINES. Bac à piston ou bac de lavage. Cuve dans laquelle on lave le charbon ou le minerai par un pistonnage mécanique ou pneumatique. PÊCHE. Caisse trouée immergée dans laquelle les pêcheurs conservent le poisson. PÉTROL. Bac de stockage. ,,Réservoir de stockage pour les divers produits pétroliers`` (Pétrol. 1964).
BBG. − Bach.-Dez. 1882. − Chabat 1881. − Chesn. 1857. − Colas-Cab. 1968. − Delorme 1962. − Duval 1959. − Esn. 1966. − Lar. mén. 1926. − Lhoste-Pèpe 1964. − Pétrol. 1964. − Plais.-Caill. 1958. − Siz. 1968. − Timm. 1892. − Vincent (A.). Les N. d'objets creux comme n. de lieux In : [Mél. Dauzat (A.)]. Paris, 1951, p. 386.
BAC2, subst. masc.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. Ca 1170 « bateau plat » (B. de Ste Maure, Ducs Normandie, éd. Fahlin, 29817-20 : N'est pas emprise l'ovre a gas : Nés, santinnes, buces e bas Orent ad si tres granz plentez C'umques ne furent sol nombrez); 1174-87 bac (Chr. de Troyes, Perceval, éd. Hilka, Halle, 1932, vers 3023); 2. 1406, 15 mai « évier » (Poitiers, A.N. X1e91e, no311 ds Vox rom., t. 6, p. 259 : En ycelui mur le dit Jehan Bover avoit fait construire et bastir un bac, ayver ou seillier, pour geter ayres, viscosités et ordures), attest. isolée; a) 1468 « bassin » (O. de La Marche, Mémoires, 3eéd. [1616], p. 526); 1612, 8 mars « cuve en pierre pour recevoir l'eau de pluie » (Reg. journ. des prév. et jurés, 1562-1617, A. Tournai ds Gdf. Compl. : Item se livrera par l'entrepreneur tous plombs entablé pour couvrir lesdites nogues, avecq bacq et buzes pour conduire les eauves en la citerne); b) 1752 (Trév. : Bac. Espéce de vaisseau, ou grand bacquet de bois, dont les Brasseurs de bierre se servent pour y préparer les grains, le houblon, & les autres drogues qu'il faut faire germer, macérer & fermenter, avant que de les mettre cuire à la chaudiére); d'où « récipient servant à divers usages », à partir de l'Encyclop., t. 2, 1751. Du lat. vulg. *baccu « récipient » que l'on peut déduire du lat. vulg. bacar (expliqué fin viiies. par Paul Diacre, Epitoma Festi, p. 31 ds TLL s.v., 1658, 81 : vas vinarium simile bacrioni), bacarium (viii-ixes., Glossae affatim ds CGL t. 4, p. 488, 11 : Becario : urceoli genus; ixes., ibid. t. 4, p. 590, 7 : Baccarium : vas aquarium); à rapprocher aussi du lat. vulg. *baccinus, b.lat. bacchinon, v. bassin (Ern.-Meillet s.v. *bacar et baccinon). Baccus, attesté en lat. médiév. au sens de « bateau » en 1077 (Vernier, Ch. de Jumièges, I, p. 84, no30 ds Nierm.; [les bacs du moyen âge semblent avoir été plus creux que les modernes; cf. Chr. de Troyes, Op. cit., var. des v. 8368 : si entrent en un bac]), en 1274 au sens de « récipient » (Chart. Hans., I, p. 732, p. 256, 37 ds Mittellat. W. s.v., 1305, 51), serait peut-être d'orig. celt. (FEW t. 1, p. 198b; Sofer, Lateinisches und Romanisches aus den Etymologiae des Isidorus von Sevilla, 1930, p. 165, note 1). L'intermédiaire du néerl. bak (EWFS2) pour les sens 1 et 2 ne convient pas, étant donné la plus grande ancienneté du mot fr. (Valkh., p. 51). Seul le sens 2 b peut avoir été directement influencé par le néerl. Il est probable, au contraire que, de même que le b.all. back « plat » et l'angl. mod. back « récipient » et bac « bateau », le néerl. est aux deux sens de « récipient » et de « bateau » empr. au fr. (Valkh. loc. cit.; De Vries Nederl., s.v. bac; Kluge20s.v. Back; NED, s.v. Bac et back subst. 2); v. aussi bachot.
BBG. − Bach.-Dez. 1882. − Baudr. Pêches 1827. − Blanche 1857. − Bouillet 1859. − Dainv. 1964. − Esn. 1966. − George 1970. − Goug. Lang. pop. 1929, p. 51. − Gruss 1952. − Jal 1848. − Kemna 1901, pp. 147-148. − Lar. comm. 1930. − Le Clère 1960. − Privat-Foc. 1870. − Réau-Rond. 1951. − Soé-Dup. 1906. − St-Edme t. 2 1825.
BAC3, subst. masc.
PRONONC. : [bak].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1880 arg. fam. « baccalauréat » langue des lycéens, sans attest. ds Esn.; 1928 (Lar. 20e); cf. 1936 (R. Martin Du Gard, Les Thibault, L'Été 1914, p. 338). Apocope de baccalauréat*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 247. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 224, b) 222; xxes. : a) 417, b) 489.
BBG. − Esn. 1966. − Larch. Suppl. 1880. − Sandry-Carr. Lycée 1963.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Nom commun 1

Singulier Pluriel
bac bacs
\bak\
Auge destinée à divers usages : bac à sable
Grand bateau plat : un bac en Zambie.

bac \bak\ masculin

  1. Auge destinée à divers usages.
    • Bac à glace, à sable, à fleurs, à légumes, à disques ; bac de disques, de vinyles.
  2. Grand bateau plat, qui est principalement destiné à passer les gens, les animaux, les voitures, les charrettes, etc. d’un bord d’une rivière à l’autre, au moyen d’une corde qui la traverse.
    • La corde d’un bac.
    • Prendre passage sur un bac.
    • À Bénodet, nous avons traversé la rivière dans un bac. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 129, 2012)
  3. (Belgique) Casier de bières.
  4. (Escalade) Grosse prise de main confortable.
    • Une petite cupule à serrer très fort et qu’il faut garder longtemps pour d’une part lancer la main droite dans le bac salvateur […] — (kairn.com « Roc Trip 2013, jour 2 », 2013)
  5. (Belgique) Poubelle.
  6. (Québec) Type de poubelle grand format, avec roues et couvercle, pour les déchets à jeter ou compostables ou recyclables.
    • Les libéraux sauce Anglade ont pris ce qui restait de nationalisme dans l’assiette de leur parti et l’ont jeté dans le bac à compost. — (Richard Martineau, Le faux courage du PLQ, Le Journal de Québec, 29 novembre 2021)

Nom commun 2

Singulier Pluriel
bac bacs
\bak\

bac \bak\ masculin

  1. (Familier) Baccalauréat.
    • Blandine, à seize ans, va passer le bac, que les Français, nantis d'un simple bulletin de naissance, considèrent encore comme le bulletin de connaissance permettant d'accéder aux vies supérieures. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 204)
    • Au-delà du bac, sa vie est un escalier à gravir qui se perd dans la brume. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 69.)
    • « Avoir ses deux bacs » – le premier en fin de première, le second l’année d’après – était le signe incontestable de la supériorité intellectuelle et la certitude d’une future réussite sociale. Pour la plupart des gens, les examens et les concours qu’on passerait pas la suite n’avaient pas autant d’importance, ils trouvaient seulement « beau d’aller jusque-là ». — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 73.)
    • Le bac reste un diplôme qui sanctionne le parcours scolaire et ouvre les portes vers le supérieur. Le bac sert surtout de standard commun à tous les lycées du pays. Il est le seul. — (Marie Duru-Bellat, Le bac, un standard bicentenaire, Propos recueillis par Géraldine Véron, Le journal du CNRS, juin 2008)
Source : Wikitionnaire

Littré (1872-1877)

bac

(bak) s. m.
  • 1Grand bateau glissant le long d'un câble qui sert à le faire mouvoir et destiné à passer les hommes, les animaux, les voitures, etc. d'un bord d'une rivière à l'autre. Précomtal avait fait passer l'Adige à une vingtaine de soldats, au-dessous de Vicence, près d'Albaredo, où ils étaient, pour amener un bac de notre côté, Saint-Simon, 95, 2.
  • 2 Technologie. Cuve en pierre pour recevoir l'eau de pluie.

    Grand coffre pour piler le sucre au sortir de l'étuve.

    Vase de bois dans lequel le brasseur prépare les grains et le houblon.

    Endroit plein d'eau pour conserver le poisson.

    Bassin en briques pour éteindre la chaux.

    Bac à eau, baquet pour mettre de l'eau, dont on fait usage dans les serres.

    Bac à terre, baquet servant à délayer la terre pour terrer le sucre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

BAC. Ajoutez :
3Bac oblique, bac réuni obliquement à un câble tendu d'une rive à l'autre, de manière à traverser la rivière par l'action même du courant.

HISTORIQUE

Ajoutez : XIIe s. Si s'en est jusqu'al port alés Et li notoniers avec lui ; Si s'en entrent el bac andui [tous les deux], Chrestien de Troyes, Perceval le Gallois, V. 9736.

HISTORIQUE

XVe s. Une fois puet on, quoi qu'on die, Faire une grant feste en sa vie, Une fois fault passer ce bac [se marier], Deschamps, dans SAINTE-PALAYE.

Source : Dictionnaire Littré

Étymologie de « bac »

(Nom 1) Mot probablement gaulois[1] : *bacu (« récipient ») est attesté en latin vulgaire sous la forme bacar, bacarium → voir bassin.
(Nom 2) Mot dérivé de baccalauréat par apocope.
Source : Wikitionnaire

Wallon, bâche, bac et bache, bac, auge ; namurois, bauche, bac, auge, mangeoire ; Berry, bache, bassin, auge ; bas-lat. bachium, baccus ; du bas bret. bak ou bag, bateau ; bagea, conduire un bateau. Comparez cependant bassin, avec le radical duquel les patois qui emploient bac pour auge le confondent.

Source : Dictionnaire Littré

Phonétique du mot « bac »

Phonétique Prononciation
France : écouter « bac [lø.bak] »
(Région à préciser) : écouter « bac [bak] »
France (Vosges) : écouter « bac »
France (Saint-Étienne) : écouter « bac »
France (Hérault) : écouter « bac »
France (Lyon) : écouter « bac »
Canada (Sainte-Marie) : écouter « bac »
France (Bretagne) : écouter « bac »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « bac »

Source : Google

Traductions du mot « bac »

Langue Traduction
English bac
German bac
Spanish bac
Portuguese costas
Italian pancetta
Dutch bac
Polish boczek
Russian bac
Source : DeePL

Synonymes de « bac »