Prononc. et Orth. : [kabε ʀnε]. Lar. 19e: ,,appelé aussi carmenet``. Cf. aussi Quillet 1965 : ,,On dit aussi carmenet et carbenet.`` Étymol. et Hist. 1866 (Lar. 19e). Terme du Médoc, peut-être dér. du lat. caput, désignant un cépage de vigne noire qu'on appelait au Moyen Âge vitis biturica (A. Cavignac, Les Noms de lieux du canton de Blanquefort [Gironde], thèse de l'École Nationale des Chartes, 1968, 3 vol. dactyl., t. 1, pp. 205-206); v. aussi R. Dion, Hist. de la vigne et du vin en France des origines au XIXes., Paris, 1959, pp. 124-125; FEW t. 22, fasc. no138, p. 67a.
(Viticulture) Cépage donnant des grappes de petits grains d'un noir bleuté. C'est une espèce de vigne très cultivée en France, elle est appelée cabernet franc au catalogue officiel des espèces, mais cabernet tout cour dans de nombreux ouvrages. Ne pas la confondre avec le cabernet sauvignon.
On cultive la vigne depuis la fin du IIIe siècle dans l’île d'Oléron et ses vins, sous l’indication géographique protégée Vins de Pays charentais-île d’Oléron, sont élaborés à partir de sauvignon, colombard, chardonnay, cabernet ou merlot.— (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 77)
Or c’est un dissident: non seulement ses propriétaires ont choisi le cabernet contre le merlot en odeur de sainteté dans la région, mais la vigne elle-même fait l’affront de s’épanouir dans l’argile ennemie.— (Muriel Proust de la Gironière, 250 réponses aux questions d’un amateur de vin, 2007)