Prononc. : [kɔlt]. Étymol. et Hist. 1895 (Bourget, Outre-Mer, II, 62 ds Bonn.). Anglo-amér. Colt's fire-arms [ou revolver] « arme à feu de Colt » attesté dep. 1846 puis p. ell. Colt['s] dep. 1852 ds DAE; du nom de l'inventeur de ce type de pistolet à répétition Samuel Colt [1814-1862], dont le brevet d'invention date de 1835 (NED). Fréq. abs. littér. : 9. Bbg.Bonn. 1920, p. 178.
(Armement) Arme à feu, et en particulier revolver, fabriquée par la société Colt.
Éaque, Minos et Rhadamante, étoilés de drap rouge et armés de revolvers Colt, fournis naguère aux armées russes par le War Office anglais. Les tchékistes scrutaient mes papiers. Des sourcils froncés sur les segments huileux de trois nez en bec d’aigle.— (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 163)
Comme instruments de mes fonctions, Soleil me remet une vieille Underwood et un colt, le gros, celui qui fait du dégât.— (Michel Cardenac, Les combats d’un ingénu: Récits d’un temps troublé, 2001)
« Tu penses que ce colt a tué quelqu’un ? avait demandé mon frère en le braquant sur moi. C’était peut-être celui de Shane, ou de Clyde. »— (Olja Savičević, Adios cow-boy, traduit du croate par Chloé Billon, Jean-Claude Lattès, Paris, 2020, page 222)