Combe

subst fém

Définitions de « combe »

Trésor de la Langue Française informatisé

COMBE, subst. fém.
Marche à travers monts et combes (L. Cladel, Ompdrailles,1879, p. 123).Cette source se cache au fond d'une combe (Ac.1932) :
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃:b]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. Fin xiies. « vallée (en général) » (Moniage Guillaume, 4207 ds T.-L.), qualifié de ,,vieilli`` dep. Fur. 1690; utilisé au xviiies., notamment par J.-J. Rousseau (Rêveries, VII, éd. Pléiade, I, 1071) pour désigner une vallée du Jura, v. aussi Annales J.-J. Rousseau, III, 40. Issu du gaul. *cumba attesté par la topon. (Dauzat Topon., p. 218; Longnon, pp. 598-599) et ses correspondants celtiques (Thurneysen, p. 55; FEW t. 2, pp. 1524b-1525a) et les dial. du sud d'une ligne embouchure de la Loire-Sud des Vosges (FEW, loc. cit.), ainsi qu'en Italie du Nord, ce qui correspond au territoire de l'anc. occupation gauloise (REW3, no2386). Fréq. abs. littér. : 98. Bbg. Gohin 1903, p. 331.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Nom commun

Singulier Pluriel
combe combes
\kɔ̃b\

combe \kɔ̃b\ féminin

  1. Petite vallée, pli de terrain, lieu bas entouré de collines.
    • Dans ces espèces de plaines au-dessus des montagnes, il se trouve des terrains enfoncés, des vallons secs et froids qu’on appelle des combes. — (Georges Louis Leclerc, Exp. sur les végét. 2e mém., cité par Littré)
    • Dans une combe, à vingt pas, j’aperçois une manufacture de bas. — (Jean-Jacques Rousseau, Promen. 7., cité par Littré)
    • Mais au fond d’une combe ignorée et stérile Qui pourrait attirer les cupides soldats ? — (Jean-Baptiste Massillon, Helv. II., cité par Littré)
    • Assise dans une combe d’herbe, ou à demi enterrée dans le sable chaud et le regard perdu sur la mer, je sais bien qu’elle pense. — (Colette, La couseuse, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, 1960, page 154)
    • Assis sur le parapet du vieux pont, je passais une heure ou deux à regarder cette route sauvage qui conduisait vers les forêts, les combes et les plateaux que tourmente la tramontane. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
    • Les écoliers ont repris le tablier noir, plus que jamais halés d’air vif, […]. Ils ont gardé les vaches de la herde, fané les regains dans les combes lointaines, […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. (Militaire) Esplanade peu étendue.

Anagrammes

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  • bomec

Voir aussi

  • combe sur l’encyclopédie Wikipédia
Source : Wikitionnaire

Littré (1872-1877)

combe

(kon-b') s. f.
  • 1Petite vallée, pli de terrain, lieu bas entouré de collines. Dans ces espèces de plaines au-dessus des montagnes, il se trouve des terrains enfoncés, des vallons secs et froids qu'on appelle des combes, Buffon, Exp. sur les végét. 2e mém. Dans une combe, à vingt pas, j'aperçois une manufacture de bas, Rousseau, Promen. 7. Mais au fond d'une combe ignorée et stérile Qui pourrait attirer les cupides soldats ? Massillon, Helv. II.
  • 2 Terme d'art militaire. Esplanade peu étendue.

HISTORIQUE

XIIe s. Li os chevauche par tertres et par combes, Garin le Loherain, t. I, p. 96. Si descendirent lès une basse combe, ib. dans DU CANGE, cumba. Li rois li çainst l'espée fort et dure ; D'or fu li pons et toute la heudure, Et fu forgie en une combe oscure, R. de Cambrai, 19. Par les grans combes la poudrere lever, Roncisv. p. 109. Ne combe oscure qui tant soit ennublée, ib. p. 157.

XIVe s. [Ils] courent de toute part joiant [joyeux] à celle tombe, Qui estoit à l'iglise assise en une combe [crypte], Girart de Ross V. 6241.

XVe s. Icellui Carmen qui aloit en une combe ou valée pleine de bois, Du Cange, cumba.

XVIe s. En approchant de Bonne-Val, et prenant à droite le chemin qui tourne à Chartres, il trouve sortant d'une combe le nouveau gouverneur de Chartres, D'Aubigné, Hist. III, 172. Il s'embusque dans un hameau abandonné, à la couverture duquel et d'une combe qui y touchoit, il se tient clos et serré, D'Aubigné, ib. III, 389.

Source : Dictionnaire Littré

Étymologie de « combe »

(c. 1150) Du gaulois cumba (« combe, vallée »), attesté dans les toponymes. Il a pour équivalent le gallois cwm (« combe »), le breton komm (« auge, vallée, eau profonde »), l’irlandais com, coi (« cavité pulmonaire »), et l’ancien irlandais comm (« récipient »). Il a sans doute donné le latin cumba, cymba (« barque, esquif, nacelle, carène »).
Source : Wikitionnaire

Bourguig. combe, comme, vallée étroite ; provenç. et espagn. comba ; piémont. conba ; pays de Côme, gomba ; dialectes anglais, comb, un vallon. Mot d'origine incertaine. Il se trouve déjà dans un texte latin du VIIe siècle comme nom géographique. Il n'est pas non plus isolé dans les langues romanes : le provençal a comb, et l'espagnol combo, qui signifient courbé ; et l'espagnol combar, courber. Du Cange y voit le latin cumba ou cymba, barque, par assimilation de la concavité d'une barque à celle d'un vallon. Diez, qui trouve cette assimilation difficile, propose concava, qui, ayant l'accent sur la première syllabe, a pu donner comba, l'a bref disparaissant, et conc'va passant à conva ou comba. On a mentionné le latin inusité cumbere (radical de in-cumbere), être couché ; mais cumbere, outre le sens qui ne va pas de soi, n'a dans le roman aucune dérivation (voy. CATACOMBES). On a proposé une origine celtique : bas-breton comb ; kymri, cwm, vallée ; à quoi Diez objecte que comb peut venir du français, et que, avec le gallois cwm, l'apparition du b dans les langues romanes fait difficulté ; pourtant, jusqu'à plus ample informé, la dérivation celtique a le plus d'apparence.

Source : Dictionnaire Littré

Phonétique du mot « combe »

Phonétique Prononciation
France (Nancy) : écouter « combe »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « combe »

Source : Google

Traductions du mot « combe »

Langue Traduction
English combe
German combe
Spanish combe
Portuguese combe
Italian combe
Dutch combe
Polish combe
Russian комб
Source : DeePL

Synonymes de « combe »

Antonymes de « combe »