Condescendant
adj
et
part
prés
Sommaire
Définitions de « condescendant »
Trésor de la Langue Française informatisé
CONDESCENDANT, ANTE, part. prés. et adj.
I.− Part. prés. de condescendre*.
II.− Adjectif
A.− Qui, dans la communication sociale, marque la distance à l'égard d'un inférieur ou d'une personne considérée comme telle; dédaigneux, hautain. D'un air, d'un ton condescendant. Son mépris et sa condescendante suffisance sont parfois difficiles à supporter (Green, Journal,1935-39, p. 205).Le « temps du mépris » est définitivement aboli. Sourires condescendants et haussements d'épaules ne sont plus de mise (G. Samuel, Panorama de l'art musical contemp.,1962, p. 174).
B.− Qui condescend par désir de plaire ou de comprendre; arrangeant, indulgent. Avoir un naturel doux et condescendant. Son corps est condescendant, si son âme est inexorable (Benoit, L'Atlantide,1919, p. 168).Un air de plaisanterie, mais qui reste noble, mesurée, condescendante, imprègne l'interrogatoire (Malègue, Augustin,t. 2, 1933, p. 213):
Roosevelt, influencé à son tour par les télégrammes de Leahy, pressait les Anglais de se montrer condescendants. De Gaulle, Mémoires de guerre,1954, p. 153.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃desɑ ̃dɑ ̃] ou [kɔ ̃dε-], fém. [-ɑ ̃:t]. Pour [e] fermé ou [ε] ouvert et pour [s] simple ou [ss] géminées, cf. condescendance. Admis ds Ac. 1694-1932. Fréq. abs. littér. : 50.
CONDESCENDRE, verbe intrans.
A.− [La supériorité et la dignité sont d'ordre institutionnel, politique ou social] Pour lui faire honneur, le roi condescendrait à venir au-devant de lui [du duc de Touraine] (Barante, Hist. des ducs de Bourgogne,t. 2, 1821-24, p. 24):
1. « Monsieur, me dit-il, en pesant tous les termes, dont il faisait précéder les plus impertinents d'une double paire de consonnes, l'entretien que j'ai condescendu à vous accorder, à la prière d'une personne qui désire que je ne la nomme pas, marquera pour nos relations le point final. » Proust, Le Côté de Guermantes 2,1921, p. 554.
− P. ext. [La supériorité est d'ordre intellectuel, culturel] Ils [les personnes compétentes en histoire de l'art] ne daignent jamais condescendre à faire part au public des motifs qui les dirigent (Viollet-Le-Duc, Entretiens sur l'archit.,1872, p. 179).
B.− [La dignité est d'ordre moral ou affectif] S'abaisser à. Il avait l'air de quelqu'un qui meurt de faim, mais qui se laissera mourir plutôt que de condescendre à de nouveau redemander (Gide, Les Nouvelles Nourritures,1935, p. 262).
− Le plus souvent à la forme négative. Jamais ne condescends à dire une trivialité, ni à rire d'aucune (Verlaine, Œuvres posthumes,t. 2, Voyage en France par un Français, 1896, p. 86):
2. Non, je ne condescendrais pas à être le favori d'une princesse, et tout l'or d'Ophir ne me conduirait pas à l'autel. Bien différentes sont les qualités que je demande au doux être qui partagera mon existence. Maurois, La Vie de Disraëli,1927, p. 132.
SYNT. (communs à A et à B). Condescendre aux désirs, aux exigences, à la prière de qqn; condescendre à écouter qqn. PARAD. Accepter, vouloir bien.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃desɑ ̃dʀ ̥] ou [kɔ ̃dε-]. Pour [e] fermé ou [ε] ouvert et pour [s] simple ou [ss] géminées, cf. condescendance. Admis ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1350 condescendre a « se laisser fléchir par quelque chose » (G. Le Muisit, Poésies, I, 117 ds T.-L.); fin xves. condescendant à qqn part. prés. adj. « qui montre de la condescendance » (Ancienn. des Juifs, Ars. 5082, fo99dds Gdf. Compl.); 1866, 10 janv. « s'abaisser à faire quelque chose » (Amiel, Journal intime, p. 355). Empr. au lat. chrét. condescendere « se mettre au niveau de, à la portée de ». Fréq. abs. littér. : 62.
Wiktionnaire
Français
Source : Wikitionnaire
Adjectif
| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Masculin | condescendant \kɔ̃.de.sɑ̃.dɑ̃\
| condescendants \kɔ̃.de.sɑ̃.dɑ̃\ |
| Féminin | condescendante \kɔ̃.de.sɑ̃.dɑ̃t\ | condescendantes \kɔ̃.de.sɑ̃.dɑ̃t\ |
condescendant \kɔ̃.de.sɑ̃.dɑ̃\
- Qui montre de la condescendance.
La femme était poudrée, aimable par fonction, et maniérée par désir de sembler condescendante.
— (Guy de Maupassant, Une vie, 1883, réédition Folio Classique Gallimard, 1974, page 169)''L’homme au vieux visage buriné et fier comme un bar-tabac me toisa avec un sourire condescendant
— (Patrick Montarnal, L'appel de la route, Société des Écrivains, 2011, page 45)
Forme de verbe
| Voir la conjugaison du verbe condescendre | ||
|---|---|---|
| Participe | Présent | condescendant |
| Passé | ||
condescendant \kɔ̃.dɛ.sɑ̃.dɑ̃\
- Participe présent de condescendre.
Littré (1872-1877)
condescendant, ante
(kon-dè-san-dan, dan-t') adj.
- Qui a de la condescendance.
Étymologie de « condescendant »
- Participe présent de condescendre → voir descendant.
Phonétique du mot « condescendant »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| La prononciation \kɔ̃.de.sɑ̃.dɑ̃\ rime avec les mots qui finissent en \dɑ̃\. | ||
| Canada (Shawinigan) : écouter « condescendant » |
|
Fréquence d'apparition du mot « condescendant »
Source : GoogleTraductions du mot « condescendant »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | condescending |
| German | herablassend |
| Spanish | condescendiente |
| Portuguese | condescendente |
| Italian | accondiscendente |
| Dutch | neerbuigend |
| Polish | protekcjonalny |
| Russian | снисходительный |
Synonymes de « condescendant »
Antonymes de « condescendant »
Citations sur le mot "condescendant"
La pire des condescendances est celle qui s'ignore.
Paul Valéry
L'homme condescendant est comme le soleil éclipsé par les nuages de son arrogance.
Anthelme Brillat-Savarin
L'attitude condescendante est le signe caractéristique d'une faiblesse d'esprit.
Albert Einstein