Condoléancer
subst
fém
Sommaire
Définitions de « condoléancer »
Trésor de la Langue Française informatisé
CONDOLÉANCE, subst. fém.
A.− Au sing., vx, rare :
1. ... le professeur (...) ne donnait pas une seule condoléance qu'on eût pu croire feinte (...). Aux pieds d'un lit de mort, c'était lui (...) qui était le grand seigneur. Proust, Le Côté de Guermantes 2,1921, p. 342.
− Loc. Avoir un air, une mine de condoléance. Par condoléance. En prenant part à la douleur (de qqn).
B.− Gén. au plur. :
La marquise d'Amoncourt (...) avait pu répondre à quelqu'un qui était venu la condoléancer sur la mort de son père (Proust, Le Côté de Guermantes 2,1921, p. 477).Je me retirai sans réclamer même le traitement qui m'était dû, sans recevoir ni une faveur ni une obole de la cour; je fermai ma porte à quiconque m'avait trahi; je refusai la foule condoléante et je pris les armes (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-tombe,t. 3, 1848, p. 245).Voyant qu'il [Rodolphe] avait la mine allongée, il [le poëte] crut devoir prendre un ton condoléant (Murger, Scènes de la vie de bohème,1851, p. 257).2. C'était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Camus, L'Étranger,1942, p. 1125.
SYNT. Adresser, envoyer, faire, offrir, présenter ses condoléances; lettre, visite de condoléance(s).
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃dɔleɑ ̃:s]. Ds Ac. 1694-1932. ,,Plusieurs noms ne peuvent être employés qu'au pluriel : annales, besicles, catacombes, décombres, doléances et condoléances, fonts baptismaux, frais, funérailles, grègues, mânes, nippes, obsèques, prémices, tenailles, ténèbres et vêpres`` (Gramm. Lar. 1964, p. 23). Ac. 1932 fait la même rem., ainsi que Lar. encyclop. et Dub. enregistre le mot au pluriel. Étymol. et Hist. Av. 1475 avoir condoléance (G. Chastellain, Chron., I, 62, 14 ds Heilemann Chastellain, p. 113); 1675 lettre de condoleance (Widerhold, Nouv. dict. fr.-all. et all.-fr. ds FEW, t. 2, p. 1022b). Dér., d'apr. doléance, de l'a. fr. condoloir « s'affliger avec quelqu'un » 1279 (Laurent, Somme, ms. Troyes, fo43 vods Gdf. Compl.) du lat. chrét. condolere « id. » avec infl. de l'a. fr. doloir (lat. dolēre). Fréq. abs. littér. : 125.
DÉR. 1.
Condoléancer, verbe trans.,rare. Présenter ses condoléances (à quelqu'un). La marquise d'Amoncourt (...) avait pu répondre à quelqu'un qui était venu la condoléancer sur la mort de son père (Proust, Le Côté de Guermantes 2,1921, p. 477).− 1reattest. 1921 id.; de condoléance, dés. -er. − Fréq. abs. littér. : 1.
2. Condoléant, ante, adj.Qui prend part à la douleur d'autrui. Je me retirai sans réclamer même le traitement qui m'était dû, sans recevoir ni une faveur ni une obole de la cour; je fermai ma porte à quiconque m'avait trahi; je refusai la foule condoléante et je pris les armes (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-tombe,t. 3, 1848, p. 245).P. méton. Voyant qu'il [Rodolphe] avait la mine allongée, il [le poëte] crut devoir prendre un ton condoléant (Murger, Scènes de la vie de bohème,1851, p. 257).− [kɔ ̃dɔleɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. − 1reattest. 1782 Visiteurs condoléans (Mercier, Tableau de Paris, t. 9, p. 239 ds Gohin p. 234); formé sur condoléance d'après les groupes tels que [mouvoir] mouvant/ mouvance; [vaquer], vacant/vacance. − Fréq. abs. littér. : 3.
BBG. − Gohin 1903, 234 (s.v. condoléant). − Laurie (X.). Sur qq. néol. de Proust. Vie Lang. 1972, p. 623 (s.v. condoléancer).
Wiktionnaire
Français
Source : Wikitionnaire
Verbe
condoléancer \kɔ̃.dɔ.le.ɑ̃.se\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)
- Exprimer ses condoléances à.
- On sait ce qu’est, même pour les plus grandes mondaines, le moment de l’année où les fêtes commencent : au point que la marquise d’Amoncourt, laquelle, par besoin de parler, manie psychologique, et aussi manque de sensibilité, finissait souvent par dire des sottises, avait pu répondre à quelqu’un qui était venu la condoléancer sur la mort de son père, M. de Montmorency : « C’est peut-être encore plus triste qu’il vous arrive un chagrin pareil au moment où on a à sa glace des centaines de cartes d’invitations. » — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome 3, Le Côté de Guermantes, 1920–1921)
- M. Venard m’écrit pour me condoléancer du Bulletin ; mais il me console par la perspective de votre prochain Newman que, dit-il, « j’attends avec impatience » et qui « contribuera à faire la lumière dans les esprits ». — (Henri Brémond et Maurice Blondel : Correspondance, 1971)
Étymologie de « condoléancer »
- (Début XXe siècle) De condoléance. Attesté chez Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu, tome 3, Le Côté de Guermantes.
Phonétique du mot « condoléancer »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| France (Lyon) : écouter « condoléancer » |
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Fréquence d'apparition du mot « condoléancer »
Source : GoogleTraductions du mot « condoléancer »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | condolancer |
| German | kondolieren |
| Spanish | condolancer |
| Portuguese | condolancer |
| Italian | condolitore |
| Dutch | condolancer |
| Polish | kondolanser |
| Russian | кондолансер |
Citations sur le mot "condoléancer"
Condoléancer les autres pour leur deuil, c'est souvent s'absoudre d'aider véritablement à le porter.
Patrick Cadeau
Condoléancer, ce n'est pas seulement compatir avec les mots, c'est sentir avec le cœur.
Inconnu
Condoléancer, c'est tendre une main réconfortante et un cœur bienveillant dans les moments les plus difficiles.
Inconnu