Confession
Sommaire
Définitions de « confession »
Trésor de la Langue Française informatisé
Wiktionnaire
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| confession | confessions |
| \kɔ̃.fe.sjɔ̃\ | |
confession \kɔ̃.fe.sjɔ̃\ féminin
- Aveu, déclaration que l’on fait de quelque chose.
- Confession sincère, franche, ingénue.
- confession forcée, extorquée.
- Désirez-vous une plus ample confession ?
- (Par ellipse) Confession de foi.
- La confession des églises réformées. — La confession d’Augsbourg.
- (Religion) Appartenance à une secte ou croyance.
- Voltaire avait raison : l’illusion religieuse est indéracinable, il est donc préférable qu’elle s’exprime par une multitude de confessions. — (Philippe Sollers, Éloge de l’infini, Gallimard, page 710)
- (Au pluriel) Mémoires ; autobiographie.
- Si je me laissais aller à une confession voilée, à une sorte de journal intime, je choirais dans un magma psychologique bien éloigné de mon propos. — (Frédérick Tristan, Réfugié de nulle-part, Fayard, 2010)
- Les confessions de saint Augustin. — Les confessions de J.-J.Rousseau.
- (Christianisme) Action d’avouer ses péchés à un prêtre, dans l’église catholique, pour obtenir le pardon de Dieu.
- Dans un moment comme celui-là, il ne s'amuse pas à cacher un seul de ses péchés, cela est évident. — Au surplus, cacherait-il la moindre peccadille, cela ne lui servirait qu'à transformer sa confession en sacrilège, et alors, patatras ! dans l'enfer! c'est-à-dire messes inutiles. — (Léo Taxil, Calotte et calotins: histoire illustrée du clergé et des congrégations, tome 1 & 2, Librairie Anti-cléricale, 1880, page 94)
- Henri Heine prétend que le catholicisme d'une épouse est chose très salutaire pour le mari parce que la femme ne reste pas sous le poids de ses fautes ; après la confession, elle se met « de nouveau à gazouiller et à rire ». De plus, elle n'est pas exposée à raconter sa faute. (L'Allemagne, tome II. p. 322.) — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VI, La moralité de la violence, 1908, note de bas de la page 299)
- Depuis longtemps déjà il soupçonnait la chose, car de l’apprendre en confession il n’y fallait guère compter ; à partir de quinze ou seize ans tous s’émancipaient et se dispensaient de cette corvée ennuyeuse. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Architecture) Dans certaines églises, petite crypte au dessus de laquelle se trouve l'autel, et renfermant les reliques d'un saint ou d'un martyr.
- Elle se compose d'une confession ou martyrium , précédant la crypte proprement dite qui comprend trois nefs symboliquement de trois travées et une abside circulaire. — (Joseph Clément, Les cryptes bourbonnaises, in Bulletin-revue de la société d'émulation et des beaux-arts du Bourbonnais, tome 2, Éd. E. Auclaire, Moulins 1894)
Voir aussi
- L’annexe Glossaire de l’Église catholique en français
- confession sur l’encyclopédie Wikipédia
Littré (1872-1877)
confession
- 1Déclaration que l'on fait de ses péchés au prêtre catholique.
Il disait qu'il ne mourrait jamais sans confession
, Sévigné, 398.Nous ménageons de lui faire faire une bonne confession
, Sévigné, 48.Pour lui faire une confession générale
, Bossuet, Lett. rel. 79.Qu'elle nous parut au-dessus de ces lâches chrétiens qui s'imaginent avancer leur mort quand ils préparent leur confession !
Bossuet, Duch. d'Orl.Billet de confession, attestation par laquelle un prêtre certifie avoir entendu quelqu'un en confession.
Billet de confession, certificat de croyance à la bulle Unigenitus, donné à un malade pour recevoir les sacrements, lors des querelles suscitées par cette bulle, au milieu du XVIIIe siècle.
Fig. et familièrement. On lui donnerait le bon Dieu sans confession, se dit des personnes qui, par leurs dehors ou par leur réputation, inspirent une entière confiance.
Confession auriculaire ou privée, confession qui se fait à l'oreille du prêtre, par opposition à la confession publique qui a été usitée dans la primitive Église.
Confier quelque chose sous le sceau de la confession, le confier à condition d'un secret absolu.
S. f. plur. Ouvrages de différents auteurs qui y font l'aveu des erreurs de leur vie. Les Confessions de St Augustin. Les Confessions de J. J. Rousseau.
Donner à la volupté ce qu'on pense donner à la seule nécessité, comme St Augustin le dit de soi-même dans ses Confessions
, Pascal, Prov. 4. - 2Aveu, déclaration d'un fait. La confession du crime rend la défense impossible. Je le prouverai par votre propre confession.
En exigeant de moi cette confession, Vous me sollicitez d'une lâche action
, Rotrou, Bélis. I, 2.Par la confession de votre Égyptienne
, Molière, l'Étour. V, 14.J'étais un peu soulagé de lui avoir fait ma confession
, Hamilton, Gramm. 3.Il faut bien vous faire ma confession générale
, Hamilton, ib. 1.Terme de jurisprudence. Aveu de la partie adverse. On ne doit pas diviser la confession, c'est-à-dire on ne doit pas en prendre seulement ce qui convient et rejeter le reste.
Terme de rhétorique. Figure qui consiste à avouer la faute dont on est accusé.
- 3Action de confesser Jésus-Christ, de faire profession publique de la foi chrétienne.
Vous pouvez bien déchirer nos corps… le spectateur céleste de notre confession nous les rendra plus glorieux et plus éclatants
, Massillon, Myst. Résurrect.Lieu où l'on honore les reliques d'un saint. La confession de saint Pierre, à Rome, est un lieu fort respecté.
- 4Confession de foi, ou, simplement, confession, liste ou dénombrement et déclaration des articles de la foi de l'Église romaine et des autres églises chrétiennes. Signer une confession.
Pour dresser de nouvelles confessions de foi
, Bossuet, Var. préf.Peu de gens sont disposés à signer une confession de foi en blanc ; or ce serait en signer une en blanc que vous rempliriez ensuite de tout ce qu'il vous plairait
, Pascal, Prov. 17.Confession d'Augsbourg, déclaration de la créance des protestants, ainsi dite, parce qu'elle fut présentée dans cette ville à l'empereur Charles-Quint en 1530.
Terme de liturgie. La prière nommée aussi Confiteor.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
CONFESSION. Ajoutez :Au moyen âge, on plaçait fréquemment la confession derrière le maître-autel, Monit. univ. 12 oct. 1868, p. 1375, 3e col.
HISTORIQUE
XIIe s. De ceste espée qui me pent au giron, Lui ai donné si grant confession…
, Ronc. p. 140. Confession la belle demanda
, ib. p. 175.
XIVe s. Se un prestre scet par confession le crime d'un home, il ne peut tel home punir ne excommenier
, Oresme, Eth. 162.
XVIe s. Il m'a semblé plus qu'utile de mettre en avant cette confession de foi
, Calvin, 331. La confession auriculaire
, Calvin, Instit. 492.
Étymologie de « confession »
- (Vers 980) Du latin confessio (« aveu », « confession », « attestation », « témoignage », « reconnaissance », « déclaration »).
Provenç. confessio ; espagn. confesion ; ital. confessione ; du latin confessionem (voy. CONFESSER).
Source : Dictionnaire LittréPhonétique du mot « confession »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| France : écouter « confession [kɔ̃.fe.sjɔ̃] » |
|
Fréquence d'apparition du mot « confession »
Source : GoogleTraductions du mot « confession »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | confession |
| German | Beichte |
| Spanish | confesión |
| Portuguese | confissão |
| Italian | confession |
| Dutch | bekentenis |
| Polish | wyznanie |
| Russian | исповедь |
Synonymes de « confession »
Antonymes de « confession »
Citations sur le mot "confession"
La confession est le secret qui soulage l'âme.
Victor Hugo
Rien de plus douloureux que le souvenir d'une confession inutile.
Henri Verneuil
La confession est toujours la forme la plus grande de l'humilité.
Adam Zagajewski