Contre-appel
subst
masc
Sommaire
Définitions de « contre-appel »
Trésor de la Langue Française informatisé
CONTRE-APPEL, subst. masc.
A.− Vieilli. [Dans un scrutin] Appel nominal fait pour vérifier un appel précédent :
Pressés d'en finir, inquiets pour un dîner qui devenait problématique, les congressistes expédiaient bon train ce troisième tour. Après le dernier contre-appel, les huissiers emportèrent processionnellement les corbeilles où l'on avait reversé de l'urne les suffrages exprimés; ... De Vogüé, Les Morts qui parlent,1899, p. 356.
B.− Usuel. Appel fait dans une caserne d'une manière inopinée après l'appel régulier pour vérifier la présence des soldats. Être porté absent au contre-appel.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃tʀapεl]. Ds Ac. 1932. Cf. contre-. Étymol. et Hist. 1. 1690 escrime (Fur.); 2. 1825 lang. milit. (Le Couturier, Dict. portatif et raisonné des connaissances militaires, s.v. appel). Composé de contre-* et de appel*; une 1refois ca 1180 au sens de « plainte, protestation contre quelque chose » (A. de Paris, Alexandre, branche III, 2001, éd. Elliott Monographs, t. 2, p. 188). Fréq. abs. littér. : 12.
Wiktionnaire
Français
Source : Wikitionnaire
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| contre-appel | contre-appels |
| \kɔ̃t.ʁa.pɛl\ | |
contre-appel \kɔ̃t.ʁa.pɛl\ masculin (orthographe traditionnelle)
- Appel que l’on fait pour contrôler un appel précédent.
- Ce soldat n’a répondu qu’au contre-appel.
- Des contre-appels.
- Moi-même, j’emprunte la 202 de mon frère pour aller plus souvent à Paris après le couvre-feu, emmenant avec moi des gradés qui m’assuraient l’impunité en cas de contre-appel (qui n’auront jamais lieu, d’ailleurs). — (André Courvoisier, Le Réseau Heckler : De Lyon à Londres, France-Empire, Paris, 1984, page 20.)
- Bavant de rage, mais impuissant il s’en prit aux malheureux sergents de jour qui avaient imprudemment rendu compte qu’« il ne manquait personne » et les obligea à faire un contre-appel rigoureux. — (Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914–1918, François Maspero, 1978, page 472.)
Littré (1872-1877)
contre-appel
(kon-tra-pèl) s. m.
- 1Second appel ayant pour but de constater si un appel a été régulièrement fait. Il n'était présent ni à l'appel ni au contre-appel.
- 2 Terme d'escrime. L'appel qui répond à un appel de l'adversaire.
Au plur. Des contre-appels.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
CONTRE-APPEL. Ajoutez : - HIST. XIIe s. Tel cop li a doné de l'espée à noiel, Que mort l'a abatu, ains n'i ot contrapel
, li Romans d'Alixandre, p. 308.
Étymologie de « contre-appel »
- Dérivé de appel, avec le préfixe contre-.
Contre, dans le sens de qui est à côté, et appel.
Source : Dictionnaire LittréFréquence d'apparition du mot « contre-appel »
Source : GoogleTraductions du mot « contre-appel »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | counter-call |
| German | Gegenruf |
| Spanish | llamada de retorno |
| Portuguese | chamada de retorno |
| Italian | chiamata di ritorno |
| Dutch | retourgesprek |
| Polish | połączenie zwrotne |
| Russian | обратный звонок |
Citations sur le mot "contre-appel"
Le contre-appel est l'expression de la contestation face à une décision ou une action.
Anonyme
Le contre-appel est un moyen de faire entendre sa voix et de réclamer justice.
Personnalité engagée
L'utilisation du contre-appel permet de remettre en question les décisions prises par les autorités.
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