Copieuse
subst
adj
et
Sommaire
Définitions de « copieuse »
Trésor de la Langue Française informatisé
COPIEUR, EUSE, subst. et adj.
I.− Substantif
A.− [En parlant d'une pers.] Celui, celle qui copie :
1. ... il arrivait que des phrases entières se faisaient remarquer par leur absence, d'autres privées de leurs incidentes (restées en route, celles-ci, évaporées en la mémoire du copieur au même instant qu'absorbées), semblaient de distraites personnes venues au bal sans faux-cols, ... Courteline, Messieurs-les-Ronds-de-cuir,1893, 5etabl., 1, p. 168.
− Élève qui reproduit frauduleusement des documents, ou le travail d'un autre élève.
B.− [En parlant d'un instrument] Machine à reproduire les textes :
2. Le papier carbone permet de faire disparaître des bureaux : les copies de lettres, les presses à copier ainsi que les copieurs, ... J. Pethoud, Principes mod. d'organ. industr. et comm.,1931, p. 187.
II.− Adj. Qui copie. Il n'y a pas de génie copieur, il n'y a pas de génie servile (Malraux, Conquér.,1928, p. 176).
Prononc. : [kɔpjœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Étymol. et Hist. A. Av. 1488 coppieur « moqueur, railleur » (Sottie [...] des coppieurs et lardeurs ds Recueil Trepperel, les sotties, éd. E. Droz, VIII) − 1532, Ch. de Bourdigné ds Hug.; repris en 1863 copieur (Littré), avec la mention ,,très peu usité`` − 1929, Lar. 20e. B. 1. 1884 « celui qui copie servilement (l'œuvre d'un autre) » (Adeline, Lex. termes d'art), attest. isolée; 1970 (Rob. Suppl.); 2. [1926 en Suisse romande « élève qui copie » (Pierreh.)]; 1953 en France (Rob.). Dér. de copier*; suff. -eur2*. Au sens A, coppieur est dér. de cop(p)ier au sens de « contrefaire par moquerie », d'abord propre à l'Anjou, attesté en m. fr. (av. 1488, Recueil Trepperel, loc. cit. − 1892, Guérin); cf. de même cop(p)ieux subst. « moqueur, railleur » (1534, Rabelais, Gargantua, éd. Calder-Screech, XXIII, p. 161) − 1617, D'Aubigné ds Hug.; ,,vieux`` ds Fur. 1690-Besch. 1845, repris par Littré sous la forme copieur, cf. supra A). Fréq. abs. littér. : 2. Bbg. Goug. Lang. pop. 1929, p. 138. − Lew. 1960, p. 135, 156.
COPIEUX, EUSE, adj.
A.− Qui est en quantité, abondant. Un dîner, un repas copieux; un copieux déjeuner. Une compagnie de trois à quatre cents Picards et Champenois (...) s'en retournai[en]t en Picardie avec un butin copieux (A. France, J. d'Arc,t. 2, 1908, p. 140).
B.− Péj. [En parlant du style d'un écrivain, de sa production] Qui pèche par surabondance. La langue copieuse de Pline l'Ancien (Chateaubriand, Litt. angl., t. 1, 1836, introd., p. 18):
Après l'avoir saigné copieusement, on venait de le purger sans prudence, et maintenant on le bourrait de colchique et de lithine (Zola, Joie de vivre,1884, p. 834).J'avais donc fait attendre copieusement ma réponse, ayant des choses beaucoup plus pressées à faire (Larbaud, Journal,1935, p. 362).... j'avoue que le copieux improvisateur [Balzac] dont vous me semblez surfaire singulièrement les élucubrations effarantes, m'a toujours paru un scribe insuffisamment méticuleux. Proust, Sodome et Gomorrhe,1922, p. 1050.
Prononc. et Orth. : [kɔpjø], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1365 « abondant, riche » (Psautier lorr., éd. Fr. Apfelstedt, CXXIX, 7 [lat. copiosa (...) redemptio]); en partic. 1549 langue, style copieux (Du Bellay, Deffence et illustration de la langue française, éd. H. Chamard, 1948, I, 3, p. 22); 1585 repas, dîner copieux (N. du Fail, Contes et discours d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 2, p. 353). Empr. au lat. class. copiosus « riche, abondant en quelque chose », employé également en parlant d'une langue. Fréq. abs. littér. : 165.
DÉR.
Copieusement, adv.En, avec abondance. Après l'avoir saigné copieusement, on venait de le purger sans prudence, et maintenant on le bourrait de colchique et de lithine (Zola, Joie de vivre,1884, p. 834).[À l'idée de grande quantité s'ajoute parfois une nuance d'exagération, d'excès] J'avais donc fait attendre copieusement ma réponse, ayant des choses beaucoup plus pressées à faire (Larbaud, Journal,1935, p. 362).− [kɔpjøzmɑ ̃]. Ds Ac. 1694-1932. − 1reattest. xives. [date du ms.] (Règle de l'hospit., ms. B. N. fr. 1978, fo204 rods Gdf. Compl.); de copieux, suff. -ment2*. − Fréq. abs. littér. : 77.
Wiktionnaire
Français
Source : Wikitionnaire
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| copieuse | copieuses |
| \kɔ.pjøz\ | |
copieuse \kɔ.pjøz\ féminin (pour un homme, un garçon, on dit copieur)
- Écolière qui copie, femme qui plagie.
Forme d’adjectif
copieuse \kɔ.pjøz\
- Féminin singulier de copieux.
- La popotte du soir n’est pas mauvaise et assez copieuse. — (Louise Monaux et Bruno Deblander, 14-18, Apocalypse en Belgique – Récits de patriotes, Éditions Racine, 2013, page 113)
Anagrammes
→ Modifier la liste d’anagrammes
- picousée
Étymologie de « copieuse »
- Dérivé de copier, avec le suffixe -euse.
Phonétique du mot « copieuse »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| France (Lyon) : écouter « copieuse » |
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| Cesseras (France) : écouter « copieuse » |
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Fréquence d'apparition du mot « copieuse »
Source : GoogleTraductions du mot « copieuse »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | copious |
| German | kopierend |
| Spanish | copioso |
| Portuguese | abundante |
| Italian | copioso |
| Dutch | overvloedig |
| Polish | obfity |
| Russian | обильный |
Synonymes de « copieuse »
Antonymes de « copieuse »
Citation du mot "copieuse"
Les copieuses sont des créatrices de deuxième zone ; elles demeurent des spectatrices ; elles parlent dans le style des autres
Charles De Gaulle
L'adulatrice ne dit jamais la vérité, l'ennemie ne dit jamais qu'une partie de la vérité, la copieuse dit la vérité tout entière
Georges Clemenceau
Une femme copieuse est une femme sans personnalité, qui n'a pas confiance en elle
Anne Roumanoff