Prononc. et Orth. : [kɔpist]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 2emoitié du xves. « celui qui reproduit un écrit » (J. Coquillart, Droits nouveaux ds Œuvres, éd. M. J. Freeman, p. 177, 960); 2. 1644 « imitateur des œuvres d'autrui » (Poussin, Lettre à M. de Chantelou ds Brunot t. 6, 1, p. 718, note 2). Dér. de copier*; suff. -iste*. Bbg.Goug. Lang. pop. 1929, p. 138. − Mots ds le vent. Vie Lang. 1969, p. 332.
Personne qui copie, et, notamment autrefois, dont le métier était de copier des textes manuscrits ou de la musique.
La profession des copistes était une des plus nombreuses, des plus honorées et des plus lucratives. Des librairies entretenaient des milliers de copistes, revendaient leurs copies, […].— (Alphonse de Lamartine ; Gutenberg,)
C'est là que j'ai cherché la véritable orthographe du manuscrit original, tel qu'il fut exécuté sous les yeux de Joinville par un des clercs de sa chancellerie. C'est là que je crois avoir retrouvé sa langue, exempte de toutes les altérations qu'y ont introduites des copistes d'un autre temps et d'un autre pays.— (Natalis de Wailly, Mémoire sur la langue de Joinville, Paris : librairie A. Franck, 1868, p.3)
Cette dernière disposition a pour corollaire une autre mesure interdisant aux copistes de prendre des libertés avec les manuscrits.— (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
Plagiaire.
Dépourvu d’invention, il s’est fait le copiste de cet auteur, de ce peintre, etc. Un froid, un insipide copiste.
(Mali)(Belgique) Élève qui copie sur son voisin, copieur.
1Celui qui copie. Un bon copiste. Et le copiste [de musique] Jean-Jacques, prenant dix sous par page de son travail pour s'aider à vivre, est un Juif que son avidité fait universellement mépriser, Rousseau, Dial.
Ceux qui écrivaient les livres dans l'antiquité et au moyen âge.
2En parlant des littérateurs et des artistes, celui qui imite, qui n'a point d'originalité. Ce n'est qu'un copiste. Nous ne sommes déjà que les traducteurs de leurs romans [des Anglais] ; n'avons-nous pas assez baissé pavillon devant l'Angleterre ? C'est peu d'être vaincus, faut-il être copistes ?Voltaire, Lett. Mme d'Argental, 18 oct. 1760.Les élèves de Raphaël et des Caraches n'en ont pas été les copistes ; mais, dans leurs tableaux, on reconnaît le génie de leur école, la touche, le dessin, la couleur de leur maître, la manière de composer, Marmontel, Élém. litt. Œuvres, t. VIII, p. 199, dans POUGENS.
Par extension, celui qui imite une autre personne. L'assemblée des animaux se moqua de ces deux mauvais copistes [le singe et le perroquet] de l'homme, Fénelon, XIX, 75.Il a, dit-on, choisi Cléon pour son modèle ; Il est son complaisant, son copiste fidèle, Gresset, Méchant, I, 1.