Coquelourde

subst fém

Définitions de « coquelourde »

Trésor de la Langue Française informatisé

COQUELOURDE, subst. fém.
La « pulsatilla vulgaris » est la coquelourde, la coquerelle, le coqueret, la coquerette, la clochette (Gourmont, Esthét. lang. fr.,1899, p. 44):
Prononc. et Orth. : [kɔkluʀd]. Ds Ac. 1762-1878. Étymol. et Hist. 1539 « anémone » (Est.). Orig. obscure. Étant donné que coquelourde désigne au moyen âge une personne niaise (ca 1328 ms. B.N. fr. 12483 fol. 147 vods Romania, t. 56, p. 291 et Ch. d'Orléans, éd. Champion, CXLVI, 5) ainsi qu'une sorte de gobelet (xves. Miracles Ste Geneviève, éd. Jubinal, Mystères inédits du XVes., t. 1, p. 270) et qu'il désigne encore des fleurs de types tout à fait différents, il est difficile de dire s'il se rattache à coq1* (comme les noms de plantes coqueret1*, coquerelle*, coquelicot* et les termes dépréciatifs cocard*, coquardeau* « niais »), v. FEW t. 2, p. 859 a et b) ou à coque* (+ l'adj. lourd, -e [Dauzat 1973]); cf. les var. du type cloquelourde, notamment en Normandie et le néerl. Klockenblom [Sain, Sources t. 2, p. 325]; cf. aussi herbe aux cloques pour coqueret* [Roll. Flore t. 8, p. 117] qui semblent révéler un rapprochement entre coque et cloque*. Fréq. abs. littér. : 2. Bbg. Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 325.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Nom commun

coquelourde \kɔ.kə.luʁd\ féminin

Fleur de coquelourde Lychnis coronaria.
  1. Nom vulgaire de l’anémone pulsatille et de différentes plantes parmi lesquelles on distingue la lychnide coronaire, l’héliotrope du Pérou, l’hépatique des jardins, le narcisse.
    • La Pulsatilla vulgaris est la coquelourde, la coquerelle, le coqueret, la coquerette, la clochette. — (Gourmont, Esthét. lang. fr., 1899)
    • Cette ganivelle formée de piquets en châtaignier reliés par du fil de fer apporte une touche naturelle tout en soutenant les fleurs de coquelourde. — (Rustica, n°2259, page 34, 2013)

Voir aussi

  • coquelourde sur l’encyclopédie Wikipédia
Source : Wikitionnaire

Littré (1872-1877)

coquelourde

(ko-ke-lour-d') s. f.
  • Nom vulgaire de l'anémone pulsatille et de différentes plantes parmi lesquelles on distingue la lychnide coronaire, l'héliotrope du Pérou, l'hépatique des jardins.

HISTORIQUE

XVe s. Contrefaisant la coquelourde Soubz un malicieux abit, Orléans, Rondel. 29.

XVIe s. Souventes fois s'esbat et rit à planter une gente bourde, Contrefaisant la coquelourde Soubz un malicieux habit, Departie d'amours, p. 279, dans LACURNE.

Source : Dictionnaire Littré

Étymologie de « coquelourde »

Trois étymons sont possibles[1] :

  1. D’après Ménage[2], de cloque luride (« clochette foncée ») ; voir cloche pour le sens de « personne niaise » et la variante cloucourde. Pour le lien sémantique entre « gobelet, fleur, cloche » → voir campana et campanula et le néerlandais glockenblume ;
  2. Avec le sens de « fleur rappelant la crête du coq », de coq qui donne aussi coquelicot et les termes dépréciatifs cocard, coquardeau pour le sens de « personne niaise » ;
  3. D’après Bourdelot[2], de coque lourde, à cause que la coque en est plus lourde que celle d’autres fleurs. Voir coqueret, coquerelle.
Source : Wikitionnaire

D'après Bourdelot, de coque lourde, à cause que la coque en est plus lourde que celle d'autres fleurs ; d'après Ménage, de cloka lurida, clochette foncée, parce que les fleurs en sont jaunes. Ce qui ajoute à l'incertitude, c'est que coquelourde a dans l'historique un sens tout différent et assez mal déterminé.

Source : Dictionnaire Littré

Fréquence d'apparition du mot « coquelourde »

Source : Google

Traductions du mot « coquelourde »

Langue Traduction
English poppy
German Quastenflosser
Spanish amapola
Portuguese papoila
Italian papavero
Dutch papaver
Polish mak
Russian мак
Source : DeePL

Synonymes de « coquelourde »