Coqueluche
Sommaire
Définitions de « coqueluche »
Trésor de la Langue Française informatisé
Wiktionnaire
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| coqueluche | coqueluches |
| \kɔk.lyʃ\ | |
coqueluche \kɔk.lyʃ\ féminin
- (Nosologie) Maladie qui atteint principalement les enfants et qui est caractérisée par une toux convulsive.
Il arrive un moment où l’idée du mariage vous prend tous : c’est comme la coqueluche qui attrape les enfants à un certain âge.
— (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)- Je te répondrai que l’on n’a jamais prétendu non plus, avec le seul secours du bon sens, guérir la coqueluche ou la scarlatine. — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- Depuis 1996, près de 300 cas annuels de coqueluche ont été déclarés en France, avec deux pics observés respectivement en 1997 et en 2000. Le taux d’incidence national chez les enfants de 0 à 2 mois est estimé à 276/100 000 en moyenne. — (I. Bonmarin et al., La Coqueluche dans les hôpitaux en France : les résultats de 10 ans de surveillance, Eurosurveillance, janvier 2007)
Il y a l’entérite cholériforme liée à une nourriture inadaptée, la variole, la rougeole, la coqueluche, la tuberculose. Et face à tout cela, une inaction coupable des pouvoirs publics. Un manque tragique de maternités de crèches.
— (Jean-François Roussel, Gustave Dron, une statue vivante, Les Éditions du Net, 2020, chap. 1)
- Personne particulièrement en vogue, favori.
- […] et lorsque vous étiez la coqueluche ou l’entêtement de certaines femmes qui ne juraient que par vous et sur votre parole, qui disaient : « Cela est délicieux, qu’a-t-il dit ? » — (Jean de La Bruyère, Les Caractères, 1688)
- – Il y a des très jolies femmes à Aix.
– J’ai donné quelques assauts devant elles.
– Vous avez dû être leur coqueluche ?...
– Elles faisaient, en effet, une belle tapisserie. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 454) - Une œuvre de la jeune coqueluche Yéanzi a été adjugée pour 67 600 euros chez Piasa, à Paris, mi-novembre. — (Roxana Azimi, Arts visuels : la belle endormie ivoirienne se réveille, Le Monde. Mis en ligne le 2 décembre 2018)
- (Par extension) (Rare) Chose appréciée, affection, engouement.
- Cependant, au milieu de cette coqueluche de tendresse pour Lantier, Gervaise, les premières semaines, vécut dans un grand trouble. — (Émile Zola, L’Assommoir, 1877, chapitre VIII)
Forme de verbe
| Voir la conjugaison du verbe coquelucher | ||
|---|---|---|
| Indicatif | Présent | je me coqueluche |
| il/elle/on se coqueluche | ||
| Imparfait | ||
| Passé simple | ||
| Futur simple | ||
| Subjonctif | Présent | que je me coqueluche |
| qu’il/elle/on se coqueluche | ||
| Imparfait | ||
| Impératif | Présent | (2e personne du singulier) coqueluche-toi |
coqueluche \kɔk.lyʃ\
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de coquelucher.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de coquelucher.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de coquelucher.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de coquelucher.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de coquelucher.
Voir aussi
- Annexe:Maladies en français
- coqueluche sur l’encyclopédie Wikipédia
Littré (1872-1877)
coqueluche
- 1Sorte de capuchon. Il est vieux.
Fig. et familièrement. Être la coqueluche du lieu, du pays, y être hautement loué, vanté, y être en vogue, fêté, choyé.
Lorsque vous étiez la coqueluche ou l'entêtement de certaines femmes qui ne juraient que par vous et sur votre parole, qui disaient : cela est délicieux, qu'a-t-il dit ?
La Bruyère, V.Lui… c'est la coqueluche Des filles de Falaise : il étudie en droit Et sait tout son Cujas sur le bout de son doigt
, Regnard, le Bal, sc. 7.C'est cependant, dit-on, la coqueluche de Paris
, Baron, Homme à b. fort. II, 3.Fabrice, mon cher Fabrice, bien loin d'être la coqueluche des femmes de Valladolid, apprends, mon ami, que j'en suis la dupe
, Lesage, Gil Blas, I, 17.Coqueluche signifiant un capuchon, cette locution est équivalente à être coiffé de quelque chose.
- 2 Terme de médecine. Maladie caractérisée par une toux convulsive, et qui attaque particulièrement les enfants.
- 3 S. m. Le mâle de l'ortolan des roseaux.
HISTORIQUE
XVe s. Adonc regnoit par toutes les parties du royaume une maladie generale qui se tenoit en la teste, de la quelle moururent plusieurs personnes, tant vieux que jeunes, et se nommoit icelle la coqueluche
, Monstrelet, ch. 118. La quelle maladie se nommoit la coqueluce
, J. Lefevre de St-Remy, Hist. de Charles VI, p. 58, dans LACURNE. Le suppliant prinst une aumusse ou coqueluche
, Du Cange, coqucia.
XVIe s. La coqueluche des moines
, Rabelais, dans la Bib. de St-Victor. Je ne puis laisser en arriere une maladie qui regna trois mois de cette année-là, nommée la coqueluche, laquelle plusieurs estiment estre marque infaillible de la peste pour l'année d'après
, D'Aubigné, Hist. II, 365. Il y a un accident de peste appellé coqueluche, ainsi dit, parce que ceux qui en estoient esprins sentoient une extreme douleur de teste, et à l'estomach, aux reins et aux jambes, avec fievre continue, et souvent avec delire et frenesie
, Paré, XXIV, 30. Nous vismes en l'an 1557 en plain esté s'elever par quatre jours entiers un reume qui fut presque commun à tous, par le moyen duquel le nez distilloit sans cesse comme une fontaine, avecque un grand mal de teste, et une fievre qui duroit aux uns douze, aux autres quinze heures, que plus que moins ; puis soudain, sans œuvre de medecin, on estoit guery ; la quelle maladie fut depuis par un nouveau terme appellé par nous coqueluche
, Pasquier, Recherches, liv IV, p. 375, dans LACURNE.
Étymologie de « coqueluche »
- (1453)[1] De l’ancien français coqueluche (« capuche »), le nom de la maladie est emprunté au nom du capuchon parce que celle-là s'en prenait notamment à la tête[1] ; voir ci-dessous la citation d’Enguerrand de Monstrelet ou d’Ambroise Paré. (1625) sens figuré (être la coqueluche de…). (1680) sens moderne de « toux ».
- Étymologie obscure :
- Du latin cucullus (« capuchon »)[2] via une forme *cuculuccia. Le sens de « vogue » est celui de entêtement ; voir la citation de La Bruyère, ci-dessous.
- Composé de coquelle, coquille et -uche[1] mais la dérivation sémantique est inexpliquée ;
- Apparenté à coq, coquelet, coqueleux ; le sens de « chose, personne appréciée » est à rapprocher de coquetterie. Celui premier de « couvre-chef » à celui de « crête » ; celui de « toux » par la comparaison de la toux avec le cri du coq est une étymologie secondaire[1].
- La maladie des XVe et XVIe siècles qui provoque un mal de tête intense est différente de la toux moderne[2]. On a peut-être un réemploi d’un ancien mot français en calque d’un étymon germanique. Voir l’allemand Keuchhusten ( composé de keuchen et de Husten), le néerlandais kinkhoest ( composé de kinken et de hoest), le grec κοκίτης, kokítis (« coqueluche »), l’anglais cough, « toux », whooping cough, « coqueluche »).
Ménage le tire de cuculuccia, dérivé de cucullus, sorte de capuchon. Le nom de coqueluche fut donné, dans le XVe siècle, à une sorte de grippe pour laquelle les malades se couvraient la tête d'une coqueluche ou capuchon ; puis il a passé à la toux convulsive des enfants, qui est une maladie toute différente de ces épidémies du XVe et du XVIe siècle.
Source : Dictionnaire LittréPhonétique du mot « coqueluche »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| France (Île-de-France) : écouter « coqueluche [kɔ.klyʃ] » |
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| francitan : [kɔ.kə.ˈly.ʃə] | ||
| France (Lyon) : écouter « coqueluche » |
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| France : écouter « coqueluche » |
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| France (Strasbourg) : écouter « coqueluche » |
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Fréquence d'apparition du mot « coqueluche »
Source : GoogleTraductions du mot « coqueluche »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | coqueluche |
| German | Coqueluche |
| Spanish | coqueluche |
| Portuguese | coqueluche |
| Italian | coqueluche |
| Dutch | coqueluche |
| Polish | coqueluche |
| Russian | коклюш |
Synonymes de « coqueluche »
Citation du mot "coqueluche"
La renommée est la coqueluche des imbéciles.
Sacha Guitry
La curiosité est la coqueluche des ignorants.
Marcel Proust
Le carnaval est la coqueluche des imbéciles.
Friedrich Nietzsche