Corollaire

subst masc

Définitions de « corollaire »

Trésor de la Langue Française informatisé

COROLLAIRE, subst. masc.
I.− Subst. masc.
A.− LOG. et MATH. Proposition qui découle à titre de conséquence immédiate d'une autre déjà démontrée. Corollaire nécessaire; le corollaire d'un théorème. Ce théorème a pour corollaire que... Synon. conséquence formelle :
1. J'étais alors en proie à la mathématique. (...) Hélas! on me fourrait sous les os maxillaires Le théorème orné de tous ses corollaires. Hugo, Les Contemplations,t. 1, 1856, p. 99.
SYNT. Corollaire immédiat; corollaire d'un axiome, des précédentes assertions; la proposition et ses corollaires; avoir, entraîner pour, comme corollaire; ajouter en corollaire; poser comme corollaire.
B.− P. ext.
1. Vérité qui découle d'une autre, conséquence nécessaire, suite naturelle. Corollaire direct, inévitable, naturel. Tirer les corollaires de ce fait (Stendhal, Journal,t. 1, 1801-05, p. 186).La révolution littéraire de 1830, corollaire et conséquence de la révolution de 1789 (Hugo, Actes et par. 2,1875, p. 404):
2. L'extension des droits politiques ne résout pas le problème de l'organisation; elle en est le corollaire plutôt que le principe ou le moyen. Proudhon, La Création de l'ordre dans l'humanité,1843, p. 279.
2. Prolongement d'une réflexion antérieure, argument supplémentaire à l'appui d'une affirmation. Tronquin donnait fréquemment à ses paroles des corollaires chuchotés (L. Daudet, Astre noir,1893, p. 37).
II.− [En constr. d'appos. avec valeur d'adj.] Qui résulte à titre de conséquence d'une proposition antérieurement énoncée.
A.− [Suivi d'un compl. prép. en de] Les vérités corollaires de ce dogme (Chateaubr., Ét. hist.,t. 3, 1831, p. 205).
B.− [Sans compl. prép.] Problème, proposition corollaire.
Rem. On trouve chez Verlaine ( Œuvres compl., t. 4, Mes hôp., 1891, p. 309) l'hapax coroller, verbe trans. formé prob. sur le rad. de corollaire, au sens de « résulter, être la conséquence de » : Quelque relâchement, que complémente et corolle (...) quelque maltalent pour la bonne administration.
Froid, tenace, personnel, corollairement hypocrite (H. Bazin, Vipère,1948, p. 39).
Prononc. et Orth. : [kɔ ʀ ɔlε:ʀ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1372 [ms.] correllaire « argument nouveau qu'on produit à l'appui d'une affirmation précédente » (N. Oresme, Ethiques d'Aristote, éd. A. D. Menut, p. 457, note 10), qualifié de vieilli ou de classique dep. DG; 2. 1611 math., log. (Cotgr.); 3. 1788 « conséquence, suite naturelle » (Linguet, Annales politiques, civiles et littéraires, t. 14, p. 406 ds Gohin, réf. apparemment erronée). Empr. au lat. corollarium, proprement « petite couronne », puis, à l'époque class. « petite couronne donnée comme gratification (surtout aux acteurs) », d'où « don, supplément » et, en b. lat., le sens 2 (« conséquence supplémentaire d'une démonstration »). Fréq. abs. littér. : 112.
DÉR.
Corollairement, adv.À la manière d'un corollaire, en conséquence. Appliquer corollairement un principe. Froid, tenace, personnel, corollairement hypocrite (H. Bazin, Vipère,1948, p. 39). [kɔ ʀ ɔlε ʀmɑ ̃]. 1resattest. [1831 fig. « en forme de corolle » (Borel, Rhaps., préf., p. 10), emploi isolé; de corolle*]; 1907 « comme conséquence nécessaire » (J. Lemaître ds R. Philol. fr., t. 27, pp. 268-269); de corollaire, suff. -ment2*. Fréq. abs. littér. : 2.
BBG. − Gohin 1903, p. 350.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Nom commun

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
corollaire corollaires
\kɔ.ʁɔ.lɛʁ\

corollaire \ko.ʁo.lɛʁ\ masculin (orthographe traditionnelle)

  1. (Logique, Mathématiques) Énoncé directement déduit d'un autre déjà prouvé ou admis.
    • Le théorème d’Al-Kashi a pour corollaire le théorème de Pythagore.
    • Le théorème 1 peut donc être vu comme un corollaire du théorème 2. — (Éric Delaygue, Propriétés arithmétiques des applications miroir, Institut Fourier, 2011, page 14 → lire en ligne)
    • Corollaire de la conjecture de Mogridge (1990), selon laquelle le développement de la voirie en milieu urbain ne réduit pas la congestion, la régulation de la mobilité par la congestion est avancée par les économistes. — (Iragael Joly, L’allocation au temps de transport, Université Lumière Lyon 2, 2005 → lire en ligne)
  2. (Par extension) Conséquence naturelle.
    • Cette dernière disposition a pour corollaire une autre mesure interdisant aux copistes de prendre des libertés avec les manuscrits. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • La télévision élevée à la dignité de récompense... et, par corollaire, la lecture ravalée au rang de corvée... c’est de nous, cette trouvaille... — (Daniel Pennac, Comme un roman, Gallimard, 1992, page 52)
    • Le rap s’africanise, se « maghrébise », s’islamise en s’enferrant dans une contradiction existentielle : faire disparaître la réalité qui constitue le corollaire de son identité. — (Serge Dillaz, Vivre et chanter en France : 1981-2006, 2005, page 335)
    • Le libre échange implique comme corollaire un affrontement économique acharné entre les pays, les entreprises et les populations. — (Motion pour le congrès de Reims du Parti socialiste, Un monde d’avance ; Reconstruire l’espoir à gauche, 2008)

Adjectif

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
corollaire corollaires
\kɔ.ʁɔ.lɛʁ\

corollaire \kɔ.ʁɔ.lɛʁ\ masculin et féminin identiques, (orthographe traditionnelle)

  1. Qui est la suite logique et directe.
    • Les problèmes corollaires à ta solution sont difficiles à résoudre.
    • L’obsession du voyage, pour un cœur jeune, est presque toujours corollaire de celle de l’amour. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 323)

Voir aussi

  • corollaire sur l’encyclopédie Wikipédia
  • « corollaire », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
Source : Wikitionnaire

Littré (1872-1877)

corollaire [1]

(ko-rol-lê-r') s. m.
  • 1 Terme didactique. Ce qu'on ajoute à l'appui des raisons dont on s'est servi. J'y ajouterai maintenant ce corollaire, que…, Bossuet, Préf.
  • 2 Terme de mathématiques. Conséquence découlant d'une proposition qui vient d'être démontrée. Voulez-vous peindre et toucher, on vous demande des axiomes et des corollaires, Chateaubriand, Génie, I, 4. Des traités entiers faits par de grands auteurs se réduisent quelquefois à quelques corollaires que l'on rencontre en chemin, Fontenelle, l'Hôpital.

HISTORIQUE

XVe s. Après je viens au quart exemple de ma dite majeure, auquel je pense noter et proposer huit verités principales… et conferer huit autres conclusions par maniere de corollaires, Monstrelet, liv. I, ch. 39.

Source : Dictionnaire Littré

Étymologie de « corollaire »

(Date à préciser) Du latin corollarium → voir corolle et -aire.
Source : Wikitionnaire

Lat. corollarium, de corolla, petite couronne (voy. COROLLE) ; dit ainsi de la figure du signe qui indiquait le corollaire d'une proposition.

Source : Dictionnaire Littré

Phonétique du mot « corollaire »

Phonétique Prononciation
\kɔ.ʁɔ.lɛʁ\ France (Île-de-France) : écouter « corollaire [ko.ʁo.lɛʁ] »
France (Île-de-France) : écouter « corollaire [ko.ʁo.lɛʁ] »
France (Toulouse) : écouter « corollaire [ko.ʁo.lɛʁ] »
(Région à préciser) : écouter « corollaire [ko.ʁo.lɛʁ] »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « corollaire »

Source : Google

Traductions du mot « corollaire »

Langue Traduction
English corollary
German Folgerung
Spanish corolario
Portuguese corolário
Italian corollario
Dutch Uitvloeisel
Polish następstwo
Russian Следствие
Source : DeePL

Synonymes de « corollaire »

Antonymes de « corollaire »