Cotonner
Sommaire
Définitions de « cotonner »
Trésor de la Langue Française informatisé
Wiktionnaire
Verbe
cotonner \kɔ.tɔ.ne\ pronominal, transitif ou intransitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se cotonner)
- (Pronominal) Se couvrir d’un léger duvet analogue au coton, en parlant principalement d’étoffes.
- Le drap d’Espagne se cotonne.
- Cette toile s’est cotonnée.
- On descendit dans des caves, on suivit des souterrains dont les parois, cotonnées par les fleurs du nitre, […], laissaient suinter l’eau qui retombait en gouttes. — (Maurice Maindron, Blancador l’avantageux, Éditions de la Revue Blanche, 1901, page 362)
- (Transitif) Couvrir avec du coton, ou comme avec du coton.
- On ressemble alors à ces oiseaux qui font leurs nids au printemps, vont et viennent, ramassent des brins de paille, les portent dans leur bec, et cotonnent le domicile de leurs œufs. — (Honoré de Balzac, La Maison Nucingen, 1838)
- Je ne me lassais pas de l’admirer montant une fleur dès que les éléments s’en trouvaient rassemblés devant elle, et cotonnant, perfectionnant une tige, y attachant les feuilles. — (Honoré de Balzac, Honorine, 1844)
- Il est inutile de dire que, dès minuit, Peyrade cotonnait le battant de cette sonnette. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
- (Intransitif) ou (Pronominal) Devenir mollasse et spongieux comme du coton.
- Ces artichauts, ces raves, ces pommes, etc., se cotonnent.
- Sous moi, mes jambes ankylosées cotonnaient. — (Albert Simonin, Grisbi or not grisbi, Série noire, 1954, page 12)
- Mais, semble-t-il, il nous faut faire face même si l’abattement nous rattrape et qu’on n’a plus la gniaque pour quoi que ce soit ! Même les fouteux à la télé nous laissent de marbre ! On cotonne dans une sorte de brouhaha sans mot. — (Jean-Pierre Verheggen, « Déprimitude », dans Ma petite poésie ne connaît pas la crise, Éditions Gallimard, 2017)
Anagrammes
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- connoter
- Controne
- croonent
- noceront
Littré (1872-1877)
cotonner
- 1Remplir de coton.
- 2Se cotonner, v. réfl. En parlant de certaines étoffes, se couvrir d'une certaine bourre. Le drap d'Espagne se cotonne.
Absolument. Ce drap cotonne.
- 3Se couvrir d'une sorte de coton ou duvet. Ses joues commencent à se cotonner.
- 4En parlant des fruits, prendre une pulpe molle et spongieuse. Ces pêches se sont cotonnées.
HISTORIQUE
XVIe s. Tous lesquels coings sont cottonnés, mais plus les moiens et dorés que les autres, comme marque de bonté
, De Serres, 690. Les peupliers ont la fueille cotonnée d'un costé, mais plus les uns que les autres
, De Serres, 800. En lieu d'un teint vermeil une barbe follette Cotonne son menton…
, Ronsard, 713.
Étymologie de « cotonner »
- Dénominal de coton.
Coton.
Source : Dictionnaire LittréPhonétique du mot « cotonner »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| France (Lyon) : écouter « cotonner [kɔ.tɔ.ne] » |
|
Fréquence d'apparition du mot « cotonner »
Source : GoogleTraductions du mot « cotonner »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | cotton |
| German | cotonner |
| Spanish | algodón |
| Portuguese | algodão |
| Italian | cotone |
| Dutch | katoen |
| Polish | bawełna |
| Russian | хлопок |
Synonymes de « cotonner »
Citations sur le mot "cotonner"
Il ne faut pas se cotonner avec les problèmes, mais plutôt les affronter sans peur.
Anonyme
Il est préférable de cotonner les mots pour éviter les malentendus.
Albert Camus
Face à l'adversité, il ne faut pas se laisser cotonner, mais se battre avec force et détermination.
Nelson Mandela