Cotylédoné
subst
masc
Sommaire
Définitions de « cotylédoné »
Trésor de la Langue Française informatisé
COTYLÉDON, subst. masc.
A.− BOTANIQUE
1. Expansion latérale de l'embryon végétal qui, généralement, est charnue et contient les réserves nutritives nécessaires au premier développement de la plante. Synon. feuille séminale :
1. Ce n'est qu'alors (...) que la tigelle repart, s'allonge, et, l'avril éclos, met des feuilles. Pour les cotylédons, épuisés, vidés de leur substance par en dessus et par en dessous, ils pourrissent... et c'est fait; un bout de chêne existe : ... Pesquidoux, Le Livre de raison,1928, p. 15.
2. P. anal. et p. méton. Plante grasse caractérisée par des feuilles charnues en grappes, en épis ou en cymes, et qui pousse sur les rochers ou les vieux murs (particulièrement dans l'ouest et le midi de la France). Synon. écuelle, herbe-aux-hanches, nombril de Vénus, queue de rondelle.
Rem. Ac. 1932 atteste cotylédones, subst. fém. plur. ,,Genre de plantes à feuilles charnues et concaves qui renferme un grand nombre d'espèces.`` Il n'a pas été possible d'attester autrement cette forme et ce sens; cotylédones est attesté par Nysten 1814 comme la forme lat. correspondant au fr. cotylédons au sens supra A 1.
B.− ANAT. ANIMALE et HUM., gén. au plur. Expansions ramifiées et vascularisées de la face utérine du placenta, séparées les unes des autres par des sillons :
2. Plusieurs des gros rameaux de celles-ci [les veines] percent la membrane interne de l'utérus, et présentent dans sa cavité des ouvertures obliques. Ce sont de vrais sinus veineux dans lesquels s'introduisent les cotylédons du placenta. Cuvier, Leçons d'anat. comp.,t. 5, 1805, p. 151.
♦ Cotylédon aberrant. Cotylédon placentaire isolé de la masse principale, mais relié à celle-ci par des vaisseaux plaqués sur les membranes.
Prononc. et Orth. : [kɔtiledɔ ̃]. Ds Ac. depuis 1762. Étymol. et Hist. 1. 1314 cotillidones « lobes du parenchyme placentaire » (H. de Mondeville, Chirurgie, éd. A. Bos, t. 1, § 433); 1534 cotylédons de la matrice (Rabelais, Gargantua, éd. Marty-Laveaux, chap. 6); 2. 1786 « feuille embryonnaire de la semence d'un végétal » (Bern. de St-P., Tableau des harmonies de la nature ds Œuvres, éd. L.-A. Martin, t. 2, p. 75). Empr. au gr. κ ο τ υ λ η δ ω ́ ν « creux, cavité » attesté chez Hippocrate au sens de « vaisseaux à l'orifice de l'utérus ». Fréq. abs. littér. : 17.
DÉR.
Cotylédoné, ée, adj.Qui est pourvu de cotylédon(s). Plante cotylédonée. Synon. phanérogame.Placenta cotylédoné. − [kɔtiledɔne]. Ds Ac. depuis 1835. − 1reattest. 1829 (Boiste).; de cotylédon bot., suff. -é*.
-É, -ÉE, suff.
I.− Dés. des part. passés des verbes de la 1reconjug. :
aimé < aimer-
Rem. 1. Certains de ces part. passés ont des emplois adj. et/ou subst. assemblée, bouffée, composé, cultivé, dérivé, frisé, etc. 2. Certains part. passés employés adj. servent de rad. à des adj. préfixés inchangé < changé; irraisonné < raisonné.
II.− Sert à former, sans passer par des emplois verbaux, des adj. dont le rad. est un subst., signifiant « qui possède... », « qui ressemble à ».
A.− Adj. dont le rad. est un subst. lat. :
albuginé < albugo. « Tache blanche »
fasciculé < fasciculus. « Petit faisceau »
flabellé < flabellum. « Éventail »
labié < labium. « Lèvre »
pénicillé < penicillum. « Pinceau »
stibié < stibium. « Antimoine »
subulé < subula. « Poinçon »
tubulé < tubula. « Petit tuyau »
urcéolé < urceolus. « Cruchon »
B.− Adj. (qui peuvent être substantivés) dont le rad. est un subst. fr.
1. Le suff. est accolé à un rad. se terminant par une consonne
a) Sans redoublement de la consonne finale :
azuré < azur
barbelé < a. fr. barbel
cotylédoné < cotylédon
denté < dent
fuselé < a. fr. fusel
glandé < gland
jarreté < jarret
laité < lait
saumoné < saumon
sensé < sens
b) Avec redoublement de la consonne finale n :
charançonné < charançon
chevronné < chevron
citronné < citron
disproportionné < disproportion
donjonné < donjon
émerillonné < émerillon
intentionné < intention
mamelonné < mamelon
2. Le suff. s'attache au rad. du subst. après perte de la finale -e :
âgé < âge
aigretté < aigrette
aminé < amine
corné < corne
gradé < grade
iodé < iode
lobé < lobe
operculé < opercule
pétiolé < pétiole
racé < race
Rem. 1. Le suff. peut remplacer un autre suff. sodé < sodium. 2. Le rad. de certains adj. peut être un nom propre employé au fig. comme nom commun florencé < Florence; satané < Satan.
III.− Sert à former des subst. à partir d'un rad. de subst.
A.− [Forme -é]
1. Subst. dont le rad. est un subst. fr. désignant des fonctions honorifiques, le territoire attaché à cette fonction :
comté < comte
doyenné < doyen
duché < duc
évêché < évêque
prévôté < prévôt
prieuré < prieur
vicomté < vicomte
vidamé < vidame
Rem. La plupart de ces subst., de genre incertain en a. fr. et en m. fr., sont masc. en fr. mod.
2. ZOOL. Subst. masc. plur. désignant une famille d'animaux, et p. ext., au sing., un animal appartenant à cette famille.
a) [Le rad. est celui d'un subst. gr. :]
cœlentérés < κ ο ι ̃ λ ο ς « creux » + ε ́ ν τ ε ρ ο ν « intestin »
b) [Le rad. est celui d'un subst. lat. :]
ongulés < ungula. « Ongle, sabot »
pulmonés < pulmo. « Poumon »
c) [Le rad. est celui d'un subst. fr. :]
flagellés < flagelle,
procordés < pro + corde,
vertébrés < vertèbre
B.− [Forme -ée]
1. Sert à former des subst. fém. dont le rad. est un subst. fr., désignant un contenu.
a) [Le contenu est une chose concr.]
− [Le contenant est une partie du corps hum. :]
bouchée < bouche
brassée < bras
gorgée < gorge
goulée < a. fr. goule
poignée < poing
− [Le contenant est un obj. manufacturé :]
assiettée < assiette
augée < auge
cuillerée < cuillère
écuellée < écuelle
fourchée < fourche
poêlée < poêle
truellée < truelle
b) [Le contenu est une durée (le rad. désigne un espace de temps) :]
année < an
journée < jour
matinée < matin
nuitée < nuit
soirée < soir
c) [Le contenu est un ensemble de pers. :]
chambrée < chambre,
maisonnée < maison
Rem. Certains de ces subst. ne sont attestés que ds certains dict. gén., comme p. ex. chaudrée ,,Vieilli. Ce que contient une chaudière. Spécialt. (Technol.). Quantité de soie à teindre qu'on met à la fois dans la chaudière`` (DG).
2. BOT. Sert à former des subst. fém. plur. désignant une famille de plantes, et p. ext., au sing., une plante appartenant à cette famille.
a) [Le rad. est celui d'un subst. lat. qui peut être empr. au gr. :]
borraginées < borrago, inis. « Bourrache »
iridées < iris, iridis. « Iris »
solanées < solanum. « Morelle »
urticées < urtica. « Ortie »
b) [Le rad. est celui d'un subst. fr. :]
alismées < alisme
alsinées < alsine
apocynées < apocyn
asparagées < asparagus
cactées < cactus
giroflées < girofle
mimosées < mimosa
Rem. Pour la concurrence avec -acées, v. ce suffixe.
Prononc. : [e]. Étymol. Le suff. est tiré du suff. lat. -atum, -atam. Hist. et vitalité. Le suff. a toujours été et reste le plus vivant dans l'emploi II B (racé 1931, brioché 1952). Les adj. dont le rad. est un subst. lat. ont été formés entre la fin du xviies. (labié 1694) et la fin du xviiies. (pénicillé 1798). L'emploi III A 1 n'a été vivant qu'au xiies. La formation des subst. masc. désignant des familles d'animaux s'étend du milieu du xviiies. (ongulés 1754) à la fin du xixes. (cœlentérés 1890). L'emploi III B 1 a été vivant du milieu du xiies. (matinée 1150) jusqu'à la fin du xixes. (fourchée 1872). L'emploi III B 2 a été vivant de la fin du xviiies. (solanées 1787) jusqu'au milieu du xixes. (alismées 1845). Bbg. Baldinger 1950, passim. − Burger (A.). Signification et valeur du suff. verbal fr. -é-. Cah. F. Sauss. 1961, t. 18, pp. 5-15. − Darm. 1877, pp. 92-94; p. 203. − Dub. Dér. 1962, p. 4, 18, 54, 105. − Goosse 1975, p. 3. − Tomassone (R.), Combettes (B.). Rem. sur la formation des collectifs de n. d'arbres et de plantes. R. Ling. rom. 1970, t. 34, pp. 224-233.
Wiktionnaire
Français
Source : Wikitionnaire
Adjectif
| Singulier | Pluriel | |
|---|---|---|
| Masculin | cotylédoné \Prononciation ?\
| cotylédonés \Prononciation ?\ |
| Féminin | cotylédonée \Prononciation ?\ | cotylédonées \Prononciation ?\ |
cotylédoné masculin
- (Botanique) Qui est pourvu d’un ou de plusieurs cotylédons.
- Embryon cotylédoné.
Littré (1872-1877)
cotylédoné, ée
(ko-ti-lé-do-né, née) adj.
- En parlant des végétaux, pourvu de cotylédons. S'est dit comme synonyme de phanérogame.
Étymologie de « cotylédoné »
- (Siècle à préciser) Dérivé de cotylédon, avec le suffixe -é.
Cotylédon.
Source : Dictionnaire LittréFréquence d'apparition du mot « cotylédoné »
Source : GoogleTraductions du mot « cotylédoné »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | cotyledon |
| German | Keimblatt |
| Spanish | cotiledón |
| Portuguese | cotilédone |
| Italian | cotiledone |
| Dutch | zaadlob |
| Polish | liścień |
| Russian | котиледон |
Citations sur le mot "cotylédoné"
Les cotylédons sont les organes spécialisés des plantes angiospermes qui leur permettent de stocker des réserves pour la germination de la graine.
Encyclopédie Larousse
Les cotylédons jouent un rôle essentiel dans le développement des plantes et sont souvent utilisés comme indicateur de la classification des espèces.
Wolfgang Stuppy
Les cotylédons sont les premières feuilles des plantules, ils sont essentiels pour la croissance initiale de la plante.
David Sadava