A.−Pâtisserie flamande de pâte briochée ou feuilletée avec des raisins de Corinthe, servie au déjeuner ou le soir avec le thé.Couque sucrée et carrée de Lille.
B.−Sorte de galette de pain d'épice, assez dure.Couque de Dinant, de Verviers.On buvait de l'anisette et on croquait des biscottes ou des couques d'Assche (Reider, MlleVallantin,1862, p. 149).
Rem. Lar. 19esignale le sens de « crêpe faite avec de la farine de sarrasin et du beurre ».
Prononc. : [kuk]. Étymol. et Hist. 1790 pic. (St Omer) couque (ds R. Lang. rom., 3esérie, t. 1, 1879, p. 60 b); 1862 couques d'Assche (Belgique) (Reider, op. cit.). Terme wallon (Haust, Grandg.) et pic. (Hécart, Corblet), empr. au néerl. kock « gâteau, pain d'épices », v. Gesch., p. 79. Fréq. abs. littér. : 1. Bbg.Piron (M.). Les Belgicismes lex. In : [Mél. Imbs (P.)]. Trav. Ling. Litt. Strasbourg. 1973, t. 11, p. 299.
COUQUE2,subst. masc.
A.−,,Cuisinier dans un camp de bûcherons`` (Bél. 1957).
B.−,,Cuisinier à bord d'un navire`` (Bél. 1957).Le couque prenait une perdrix toute ronde, moins les plumats (Guèvremont, Survenant,1945, p. 48).
Prononc. : [kuk]. Étymol. et Hist. 1818 dicton jersiais trop d'couques gâtent la soupe (Le Maistre-Carré, s.v. coutchi). Terme des îles anglo-norm. (Le Maistre-Carré, loc. cit. et Métivier) et du Canada (cf. supra), qui est une adaptation de l'angl. cook « cuisinier » issu du b. lat. cocus pour coquus (cf. aussi coq2). Fréq. abs. littér. : 2.
(Boulangerie)(Belgique) Brioche, petit pistolet, biscuit, pain d'épice ou viennoiserie, nom générique donné aux pâtisseries.
couque au beurre, couque au chocolat, couque suisse, etc.
J’hésite entre une couque au fromage ou aux pommes.
Vous servirez des biscuits de Savoie à raison de trois par tête, répondait invariablement sa maîtresse, une livre de couque de Hollande au miel et aux épices coupé en tranches minces, un pot de jam aux abricots et une coupe de marmelade d'oranges au sucre candi.— (Jean Ray, Harry Dickson, La Cité de l'étrange peur, 1936)
(Belgique) Biscuit, de différentes formes (sapins et père Noël, fleurs, etc.) que l’on déguste surtout au temps des fêtes.
Le pain à mie compacte et bise, à la croûte épaisse couleur de couque, sent la farine honnête.— (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
La couque est une spécialité de la ville de Dinant, en Belgique.
Nom commun 2
Singulier
Pluriel
couque
couques
\kuk\
couque\kuk\masculin
(Canada) Cuisinier, notamment à bord d’un navire ou dans un camp de bûcherons.