Courbature

subst fém

Définitions de « courbature »

Trésor de la Langue Française informatisé

COURBATURE, subst. fém.
A.− ART VÉTÉR. [En parlant d'un cheval] Affection due à un effort prolongé, qui se caractérise par une raideur des muscles des membres et des troubles respiratoires :
Le cheval va reprendre son rythme cardiaque normal en peu de temps. Il redeviendra tranquille et retournera au box, gai, souple, sans courbature, pour y manger son avoine de bon appétit. L. Zitrone, Léon Zitrone vous emmène aux courses,1962, p. 233.
B.− P. ext., MÉD. Lassitude accompagnée de douleurs musculaires généralement dans le dos et les membres, qui se manifeste à la suite d'un effort physique prolongé, d'une longue immobilité dans une position inconfortable ou lors de la phase initiale de certaines maladies. Courbature fébrile, musculaire. Une courbature que j'avais prise l'autre jour en grimpant plus vite que de raison à l'extrême pointe de la flèche d'Anvers (Michelet, Journal,1837, p. 777).Avoir de la courbature (Goncourt, Journal,1874, p. 1007).N'être qu'une courbature (Courteline, Train 8 h 47,1888, 2epart., 7, p. 171).
P. méton. (surtout au plur.). Manifestation de cette affection. Attraper, avoir, donner des courbatures. Le lendemain matin il avait eu des courbatures extrêmement violentes (Céline, Mort à créd.,1936, p. 91).
Au fig. Quelques lignes d'écriture avaient apaisé son âme [de Jacques] (...). Mais il lui restait au cœur une courbature (A. France, Lys rouge,1894, p. 318).
Rem. On rencontre ds la docum. un emploi du mot au sens de « forme courbe » (cf. courbement ex.).
Prononc. et Orth. : [kuʀbaty:ʀ]. Ds Ac. depuis 1694. Avec ses dér. fait partie des mots de la famille de battre qui ne prennent qu'un t, comme bataille, combatif et leurs dérivés. Étymol. et Hist. 1. 1588 courbature sens obscur « fatigue? » (P. Crespet Le Triomphe de Marie, 339 voin Vaganay ds R. Philol. fr. t. XLV, p. 138); av. 1611 « lassitude extrême » (Lestoile, Mém., p. 124 ds Gdf. Compl.); 2. 1607 courbature « état d'un cheval harassé » (Loysel, Instit. coutum., p. 418 ds Littré). Prob. dér. de courbatu*; suff. -ure*. Fréq. abs. littér. : 103. Bbg. Orr (J.). Qq. mises au point étymol. Mél. Dauzat (A.) 1951, pp. 245-256.
COURBATURER, verbe trans.
Il [Patissot] fut (...) courbaturé par l'escrime (Maupass., Contes et nouv.,t. 1, Dimanches bourg. Paris, 1880, p. 286).Le froid me courbature les phalanges (Gide, Corresp.[avec Valéry], 1895, p. 230).
Prononc. : [kuʀbatyʀe]. Étymol. et Hist. 1835 (Noël et Chapsal, Nouv. dict., 5eéd. ds Quem.). Dér. de courbature*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 5. Bbg. Darm. 1877, p. 117.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Nom commun

Singulier Pluriel
courbature courbatures
\kuʁ.ba.tyʁ\

courbature \kuʁ.ba.tyʁ\ féminin (orthographe traditionnelle)

  1. Lassitude extrême du corps et surtout des jambes provoquée par la fatigue, la maladie ou l’excès de sport.
    • Le lendemain, c'est la roupillade prolongée, la courbature au réveil, l'impossibilité de besogner utilement. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 103)
  2. Douleurs musculaires sans gravité, consécutives à un effort physique.
    • Elle se leva, étira la courbature de ses épaules, et toisa son mari. — (Colette, Duo, 1934)
  3. (Par extension) Lassitude de l'esprit.
    • Nous étions secoués comme ces souris que l’on ballotte pour les étourdir et les tuer contre les parois de la souricière, et il fallait toute la sévère beauté du paysage pour ne pas nous laisser aller à la mélancolie et à la courbature. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • Quelques lignes d’écriture avaient apaisé son âme, nourrie d’images, moins sensible aux choses qu’aux signes des choses. Mais il lui restait au cœur une courbature. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 308)
    • Mais quelle courbature que d’avoir ainsi joué le rôle de monsieur gosse jusque dans un âge avancé, que d’avoir distribué à la ronde tant de verres de guimauve et de coquelicot ! — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux, Grasset, 1914, réédition Le Livre de Poche, page 49)
    • Je gagnai la hutte-salle de bain. Mais ni l’eau chaude ni l’eau froide ne purent, comme elles le faisaient à l’ordinaire, détendre mes muscles ni mon humeur. La courbature était d’ordre moral. Tout m’irritait et particulièrement moi-même. — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
    • Ils sont enfoncés dans un de ces immenses débats métaphysiques qui ne laissent derrière eux qu’une courbature de l’esprit et le sentiment d’une ardeur retombée. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 181)

Forme de verbe

Voir la conjugaison du verbe courbaturer
Indicatif Présent je courbature
il/elle/on courbature
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je courbature
qu’il/elle/on courbature
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
courbature

courbature (orthographe traditionnelle) \kuʁ.ba.tyʁ\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de courbaturer.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de courbaturer.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de courbaturer.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de courbaturer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de courbaturer.

Anagrammes

→ Modifier la liste d’anagrammes

  • Aubercourt

Voir aussi

  • courbature sur l’encyclopédie Wikipédia
Source : Wikitionnaire

Littré (1872-1877)

courbature

(kour-ba-tu-r') s. f.
  • 1 Terme de vétérinaire. Malaise d'un cheval courbatu.

    Vieille courbature, synonyme de phthisie pulmonaire chez le cheval.

  • 2Chez l'homme, indisposition caractérisée par une sensation de brisement ou de contusion des muscles et des membres et une extrême lassitude.

HISTORIQUE

XVIe s. Un vendeur de chevaux n'est tenu de leurs vices, fors de morve, pousse, courbes et courbatures, Loysel, 418.

Source : Dictionnaire Littré

Étymologie de « courbature »

(1588)[1][2] Probablement de courbatu avec le suffixe -ure[1][2].
Source : Wikitionnaire

Ménage le dérive de curvatura, disant que la courbature fait courber les chevaux. Mais voyez à COURBATU les difficultés de cette dérivation, courbatu ne pouvant avoir été formé de courbature, tandis que courbature dérive régulièrement de courbatu.

Source : Dictionnaire Littré

Phonétique du mot « courbature »

Phonétique Prononciation
(Région à préciser) : écouter « courbature [kuʁ.ba.tyʁ] »
France (Saint-Étienne) : écouter « courbature »
Canada (Sainte-Marie) : écouter « courbature »
France (Bretagne) : écouter « courbature »
Suisse (Lausanne) : écouter « courbature »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « courbature »

Source : Google

Traductions du mot « courbature »

Langue Traduction
English ache
German Muskelkater
Spanish dolor
Portuguese dor
Italian acciacchi
Dutch pijn
Polish ból
Russian боль
Source : DeePL

Synonymes de « courbature »

Antonymes de « courbature »