Couronné

verbe trans

Définitions de « couronné »

Trésor de la Langue Française informatisé

COURONNER, verbe trans.
I.− Emploi trans.
A.− [Le compl. désigne une pers.] Ceindre la tête de quelqu'un d'une couronne.
1. Ceindre la tête de quelqu'un d'une couronne de fleurs, de feuillages entrelacés en hommage aux dieux, en signe de joie, comme simple parure, etc.
Spéc., THÉOL. [Le suj. désigne Dieu, le compl. désigne un saint, un martyr, un mérite religieux ou une qualité] Le pieux Guillaume sera un des premiers élus, et Dieu le couronnera d'une double, d'une triple gloire (Cottin, Mathilde,t. 1, 1805, p. 327).Le Père des humains, qui vient de punir le crime, songe à couronner l'innocence (Chateaubr., Martyrs,t. 3, 1810, p. 203).
2. Ceindre la tête de quelqu'un d'une couronne de fleurs, de feuillages entrelacés ou de matière précieuse, à titre de distinction militaire ou civile, en signe d'autorité, de mérite.
a) HIST., vx. :
1. Ainsi, vous êtes gentilhomme? Vraiment j'en suis bien aise... Hélène avec chagrin Eût de sa noble main Posé le vert laurier sur le front d'un vilain. (À Hélène). Couronnez-le, madame. Il lui remet la couronne. hélène, avec élan, allant à Pâris, Ah! de toute mon âme. Elle le couronne. le chœur, pendant le couronnement. Gloire à Pâris victorieux! Meilhac, Halévy, Hélène,1865, I, 11, p. 211.
b) Récompenser les lauréats des concours académiques, les premiers élèves d'une classe au cours de la distribution des prix, ou une personne de grand mérite intellectuel, moral, en leur ceignant la tête d'une couronne, en la leur remettant ou en leur décernant un prix quelconque. Couronner un académicien, une rosière. Dans ce premier concours, l'Académie n'a cru devoir couronner l'éloquence d'aucun des concurrens (Musset, Revue des Deux Mondes,1833, p. 491).« Regrettant d'avoir assez vécu pour voir surgir un nouvel art et la renommée couronner de nouveaux artistes » (A. France, Île ping.,1908, p. 151).
En partic. Couronner d'oranger. Ceindre la tête de la mariée d'une couronne de fleurs d'oranger en signe de virginité. Un acte juridique de mariage qu'elle signa, tandis que les mains du cardinal, gantées de rouge, la couronnaient d'oranger naturel (Jouhandeau, M. Godeau,1926, p. 23).
P. ext. [Le compl. désigne un produit de l'activité humaine] Décerner un prix à tel ouvrage, telle découverte, etc. On couronnait les plus gros lapins et les plus beaux bœufs qui avaient peau (Barbey d'Aurev., 3eMémor.,1856, introd., p. 27).La Convention couronna officiellement l'invention de Claude Chappe (P. Rousseau, Hist. techn. invent.,1967, p. 275):
2. ... quel attrait peuvent avoir pour un auteur délicat des récompenses distribuées par des juges ignorants, incapables le plus souvent d'entendre les ouvrages qu'ils couronnent? Je ne te dirai rien des généreux sacrifices d'une société hollandaise, qui proposait gravement un prix de 30 ducats à quiconque établirait une manufacture d'acier qui rivalisât avec celles d'Angleterre, ... Marat, Les Pamphlets,Les Charlatans modernes, 1791, p. 274.
Au fig. Récompenser, honorer, glorifier. Qui défend le droit inquiète la justice. Vous êtes condamné. De telles condamnations couronnent (Hugo, Corresp.,1869, p. 214).La victoire viendrait couronner nos efforts et récompenserait les immenses sacrifices supportés (Joffre, Mém.,t. 1, 1931, p. 469).
3. Ceindre solennellement la tête des rois, des empereurs avec la couronne − symbole de royauté, de puissance; conférer, transmettre le titre de roi, reine... S'affranchir des prétentions que formaient les papes au droit de destituer ou de couronner les rois (Staël, Consid. Révolution fr.,t. 2, 1817, p. 162).Le pape (...) venu à Paris, me couronner, (...) consentait à ne pas me poser la couronne (...) me dispensait de communier en public avant la cérémonie (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène,t. 1, 1823, p. 1043):
3. ... pour la première fois, il fut salué du cri de « Vive le Roi! » puis il se rendit à Poitiers, où, avec une plus grande pompe, il se fit couronner. Dès lors, et bien qu'il ne fût pas encore sacré, il fut, pour tous les bons Français, le roi Charles VII. Barante, Hist. des ducs de Bourgogne,t. 4, 1824, p. 382.
Rem. On rencontre ds la docum. couronnomanie, subst. fém. Manie de couronner. En 1808, par les changements qu'un orgueil non contrarié depuis 8 ans et la couronnomanie avaient produits dans le génie de Napoléon, il arriva, que de ses douze ministres, huit au moins étaient des gens médiocres (Stendhal, Napoléon, t. 1, 1842, p. 173).
Spéc., RELIG. [L'obj. désigne le Christ] Couronner d'épines. Ceindre, par ironie, la tête du « roi » des Juifs avec des épines disposées en couronne. La foule des Prêtres et du peuple qui insulta le Fils de l'homme, le flagella, le couronna d'épine (Chateaubr., Mém.,t. 4, 1848, p. 389).
P. ext. Donner le pouvoir. La Révolution française (...) couronna le peuple (Hugo, Misér.,t. 2, 1862, p. 207).
Au fig. Pousser au premier rang, donner la prééminence à... (Quasi-)anton. discréditer.Les gens du monde (...) couronnent ou détrônent, au gré de leurs sympathies ou de leurs brouilles, ceux dont la situation paraissait la plus solide et la mieux fixée (Proust, Guermantes 2,1921, p. 565).
B.− [Le compl. désigne une chose]
1. Orner d'une couronne quelque chose (vaisseau, tombe, etc.). (Attesté ds Ac. 1878, Besch. 1845, Littré, Guérin 1892, Ac. 1932, Rob., Quillet 1965).
2. Marquer d'une couronne quelque chose (armoiries, linge, etc.). (Attesté ds Ac. 1798-1878, Besch. 1845).
C.− P. anal. [Le compl. désigne gén. un inanimé concr.]
1. [P. anal. de forme; p. réf. à la forme circulaire de la couronne] Encercler, entourer, environner, disposer en forme de couronne ou marquer d'un cercle. (Attesté ds Ac. 1798-1932, Besch. 1845, Lar. 19e-Lar. encyclop., Rob., Dub.).
Spéc., ÉQUIT. Couronner un cheval. Le faire tomber accidentellement en sorte que ses genoux soient couronnés, marqués d'une couronne, d'un cercle sans poil ou couvert de cicatrice. (Attesté ds Littré, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill.-Lar. Lang. fr., Ac. 1932, Rob., Quillet 1965).
2. [P. anal. de position; p. réf. à la position de la couronne au sommet de la tête, avec ou sans nuance d'ornement, de parure] Dominer, surmonter, surplomber. Le bananier, dont les feuilles, (...) couronnent une tige (Bern. de St-P., Harm. nat.,1814, p. 67).Le couvercle de la soupière que couronnaient des légumes en relief (Balzac, Méd. camp.,1833, p. 143).
Spécialement
a) ARCHIT. Poser une couronne (corniche, statue, etc.) sur une façade, un mur; y former une partie haute. Une corniche, du même style que l'entablement, couronnait cette porte unique (Gautier, Rom. momie,1858, p. 193).La Vierge de Vézelay (...) couronnait à l'origine le portail du centre (Du Bos, Journal,1922, p. 164).
b) ART MILIT. [Le suj. désigne des pers.] Occuper une position (en général une hauteur plus ou moins élevée) dont on s'est emparé après en avoir chassé les défenseurs. Couronner les glacis, une hauteur, une position :
4. Le général français (...) parvint bientôt au pied de Caldiero : mais Alvinzi lui-même avait occupé cette position, qui est bonne également contre Vérone. Le 12, à la pointe du jour, on vit toute son armée couronner ces hauteurs, qu'il avait couvertes de formidables batteries. Le terrain reconnu, Masséna dut attaquer la hauteur et forcer la droite de l'ennemi; cette hauteur enlevée, et l'ennemi la gardait mal, la bataille se trouvait décidée. Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène,t. 1, 1823, p. 545.
3. [P. anal. de forme et de position; p. réf. à la forme circulaire de la couronne et à sa position au sommet de la tête]
a) [Avec une nuance d'ornement] Encercler en dominant la tête. Un visage (...) que couronnait une magnifique chevelure d'un châtain sombre à reflets blonds (Bourget, Sens mort,1915, p. 22).La lune descendait (...) pour couronner (...) le front de Véronique des cornes mystiques de son croissant d'argent (Jouhandeau, M. Godeau,1926, p. 218).
b) [Avec ou sans nuance d'ornement] Encercler en dominant quelque chose. L'œuf avait roulé dans le sang; la rondelle de tomate qui le couronnait s'était détachée (Sartre, Nausée,1938, p. 101).
Poét. [Avec une nuance d'ornement] :
5. ... la gloire liquide et jaunâtre d'un brouillard humide couronna un instant la tête de chaque arbre de la forêt − un instant une bande jaune et lumineuse, merveilleusement translucide, brilla sur l'horizon où chaque arbre découpa en une seconde ses moindres branches, ... Gracq, Au château d'Argol,1938, p. 34.
Spécialement
ART DENT. Couronner une dent. Mettre sur la dent une couronne artificielle, une capsule métallique. (Attesté ds Lar. encyclop., Lar. Lang. fr.).
HORTIC. Couronner un arbre. Tailler le sommet de façon à former une couronne. (Attesté ds Besch., 1845, Lar. 19e-20e, Littré, DG, Guérin 1892, Rob.).
4. [P. anal. de forme et de position; p. réf. à la forme circulaire, à la position au sommet de la tête, aux dentelures de la couronne royale] Dominer à la manière d'une couronne royale, former des dentelures en encerclant. Mes soixante-douze andouillers qui couronnent ma tête (Flaub., Tentation,1849, p. 401).Une tour carrée (...) se donnait prétentieusement figure de donjon. Des créneaux la couronnaient (Billy, Introïbo,1939, p. 179).
D.− P. métaph. [P. réf. à la forme circulaire de la couronne, à son aspect ornemental et parfait; le compl. désigne gén. un inanimé abstr.]
1. Terminer, conclure en améliorant, en parachevant, apporter la dernière perfection.
a) [Le suj. désigne une pers. ou un ensemble de pers.] Enfin ces deux amis couronnent la plus belle vie par la plus belle mort, en périssant l'un pour l'autre dans l'exécution d'un acte vertueux (Bern. de St.-P., Harm. nat.,1814, p. 310).
En partic., littér. [Le compl. désigne un chapitre, un vers, un mot] De tous les noms hébreux que Hugo pouvait choisir pour couronner un vers, il faut avouer qu'il n'y en avait certainement aucun qui sonnât aussi bien, aussi beau que Jérimadeth (Péguy, V.-M., Comte Hugo,1910, p. 728).
b) [Le suj. désigne une chose abstr.] L'amour viendra-t-il couronner l'amitié (Stendhal, Chartreuse,1839, p. 453).Une œuvre immense est largement commencée, œuvre de synthèse venant couronner les recherches (Hist. sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 778).
Loc. Pour couronner (l'édifice, le tout, etc.). Enfin, pour couronner l'édifice, rien n'égale l'amour grave et didactique que nous portons aux êtres légitimement désignés à notre affection (Gobineau, Pléiades,1874, p. 30).Vous vous offrez d'être chauve, d'être ventru, d'être cagneux et, pour couronner le tout, vous êtes méchant, vous êtes ignoblement méchant (Duhamel, Notaire Havre, 1933, p. 227):
6. ... dans cette même soirée où l'actrice a envoyé un regard à son banquier, elle en a une demi-douzaine dans le coin de l'œil qu'elle adresse à d'autres hommes d'argent, à son journaliste, à son auteur, et, pour couronner, à celui qui la bat. Champfleury, Les Bourgeois de Molinchart1855, p. 180.
Loc. proverbiale. La fin couronne l'œuvre. ,,La fin complète dignement l'œuvre commencée`` (DG).
2. Poét., vx. Apporter une suprême satisfaction à..., honorer, combler. Couronner les vœux, les espérances. Le jour qui va bientôt éclore Du bonheur le plus doux doit couronner leurs vœux (Baour-Lormian, Ossian,1827, p. 261):
7. Le plus infime des pécheurs peut faire avorter, peut faire aboutir Une espérance de Dieu; Le plus infime des pécheurs peut découronner, peut couronner Une espérance de Dieu. Et c'est de nous que Dieu attend Le couronnement ou le découronnement d'une espérance de lui. Péguy, Le Porche du mystère de la 2evertu,1911, p. 253.
En partic., domaine amoureux. Couronner la flamme, les feux de... :
8. Almar, jeune guerrier plein de force et d'adresse, De ma fille Daura recherchait la tendresse : Il l'obtint; et déjà l'on attendait le jour Qui devait par l'hymen couronner leur amour, ... Baour-Lormian, Ossian,Les Chants de Selma, 1827, p. 122.
II.− Emploi pronom. réfl.
A.− [Le suj. désigne une pers. ou un ensemble de pers.] Se ceindre la tête d'une couronne.
1. Se ceindre la tête d'une couronne de fleurs, de feuillages entrelacés, en hommage aux dieux, en signe de joie, comme simple parure, etc. Couronnez-vous de fleurs. Chers enfants, dansez, dansez! (Béranger, Chans., t. 2, 1829, p. 248).Vous parfumant de musc, vous couronnant de fleurs (Hugo, Légende,t. 6, 1883, p. 142).
2. Se ceindre la tête de fleurs, de feuillages entrelacés ou de matière précieuse à titre de distinction militaire ou civile, en signe d'autorité, de mérite; au fig. [P. réf. à la couronne de gloire] Se glorifier, se féliciter... On ménageait à la garde citoyenne quantité de petites occasions de gloriole et de triomphes (...) croyant chaque soir avoir sauvé la patrie. Elle se couronnait, s'illuminait, se félicitait, se décorait (Vigny, Mém. inéd.,1863, p. 92).
3. [Le suj. désigne un roi, un empereur] Se ceindre solennellement la tête de la couronne, symbole de royauté, de puissance; se sacrer roi, se conférer le titre de roi, la puissance; p. ext. se donner le pouvoir, se hausser au premier rang. Les lieutenants se couronnent rois (Hugo, Misér.,t. 1, 1862, p. 436).
B.− [P. anal. de forme] S'encercler, s'entourer d'éléments de parure. ... comme des fruits d'automne, D'enfants beaux et vermeils la table se couronne (Brizeux, Marie,1840, p. 47).
Spéc. et absol., ART VÉTÉR. [Le suj. désigne un cheval] Se marquer de couronnes, se blesser aux genoux. (Attesté ds Ac. 1878-1932, Lar. 19e-Lar. Lang. fr., Littré, Rob., Quillet 1965).
C.− [P. anal. de forme et de position; p. réf. à la forme circulaire et à la position de la couronne au sommet de la tête, avec nuance d'ornement; le suj. désigne gén. un inanimé] S'encercler de... en dominant quelque chose, se couvrir au sommet d'éléments de parure.
1. [Le compl. désigne un animé] Les hauteurs de Sèvres et les terrasses de Bellevue se couronnaient d'hommes du peuple (Chateaubr., Mém.,t. 3, 1848, p. 638).Les rosiers se couronnent de moucherons (Colette, Dialog. bêtes,1905, p. 130).
2. [Le compl. désigne un inanimé, en partic. un végétal] Les marronniers de la treille ont achevé de se vêtir; ils sont superbes et quelques-uns se couronnent déjà de leurs aigrettes blanches (Amiel, Journal,1866, p. 271).Les autres édifices (...) se couronnaient de flammes (Zola, Page amour,1878, p. 908).Les sommets se couronnaient de bois sacrés (Durry, Nerval,1956, p. 118).
Spéc. et absol., BOT. [Le suj. désigne un arbre] Se dessécher par la couronne, la tête, la cime. Les arbres se couronnaient et portaient dommage au potager (Lamart., Raphaël,1849, p. 307).
P. compar. Ma tête se dessèche. Comme un arbre qui se couronne, je sens, lorsque le vent souffle, qu'il passe dans mon faîte à travers bien des branches dépéries (M. de Guérin, Journal,1835, p. 233).
Rem. Dans les emplois B et C la construction pronom. a le sens passif; un compl. prép. de précise souvent la nature de ce qui couronne.
Prononc. et Orth. : [kuʀ ɔne], (je) couronne [kuʀ ɔn]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. A. 1. Fin xes. part. passé coronat « tonsuré » (St-Léger, éd. J. Linskill, 125) − fin xiiies. (Blancandin, 3208 ds T.-L.); 2. ca 1393 part. passé adj. genoulx couronnés « (d'un cheval) qui a une plaie circulaire au genou » (Ménagier, II, 74, ibid.); 1678 cheval couronné (G. Guillet, Les Arts de l'homme d'épée, Paris, 1repart.); 3. hortic. a) 1690 arbre couronné « arbre qui dépérit » (Fur.); 1740 se couronner « dépérir (d'un arbre) » (Ac.); b) 1845 couronner un arbre « le tailler en couronne » (Besch.). B. 1. Mil. xiies. fig. coruner « honorer » (Psautier Cambridge, éd. Fr. Michel, § 141, 8, p. 252); 2. [1130-40 coronee (Wace, Conception ND, éd. W. R. Ashford, 1516)]; 1155 coroner « proclamer souverain; ceindre d'une couronne la tête d'un souverain » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 3362); 1661 tête couronnée (Corn. Toison d'or, Prol. ds Littré); 3. ca 1150 coronner « orner quelqu'un ou quelque chose d'une couronne » (Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 2744); spéc. ca 1560 teste couronnee (d'un cerf) (J. du Fouilloux, Vénerie, éd. G. Tilander, chap. 21, 16, p. 53); 4. av. 1203 couronee « déclarée supérieure » (Chastelain de Couci, Chansons, éd. A. Lerond, V, 33); fin xiiies. part. passé adj. coroné « récompensé par un prix, une distinction honorifique » (Complainte douteuse ds Nouv. rec. de contes, éd. A. Jubinal, t. 2, p. 244); 1680 couronner « décerner un prix, une récompense à quelqu'un » (Rich.); 5. 1361 coronner « ceindre d'une couronne en signe de distinction honorifique » (Oresme, Eth., 18 ds Littré); 6. 1549 se couronner « se parfaire » (Corroz., Fab., LXX ds Gdf. Compl.); 1578 coronner « parfaire » (J. Grévin, César, p. 42); 1663 couronner ses vœux (Mol., L'Étourd., v, 16 ds Littré); 7. av. 1566 « entourer, environner » (L. Labé, Sonnet 19 ds Hug.); 8. 1605 part. passé adj. « dominé, surplombé » (Bertaut, Œuv., p. 59 ds Gdf. Compl.); 1680 couronner « surplomber » (Rich.). Prob. dér. de couronne* d'apr. le lat. class. coronare « mettre une couronne sur quelque chose ou sur quelqu'un pour orner », « entourer quelque chose ou quelqu'un », puis en lat. impérial « mettre une couronne en signe de victoire sportive » et au fig. « donner une récompense » − sens repris par les aut. chrét. au sens de « honorer » − en b. lat. « imposer une couronne comme « insigne de pouvoir », en lat. médiév. « tonsurer » (893 ds Latham) déjà attesté comme subst. masc. en 407 (Code Théodosien, 16, 2, 38 ds TLL s.v., 992, 63). Fréq. abs. littér. : 915. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 252, b) 1 190; xxes. : a) 1 067, b) 689.
COURONNÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.− Part. passé de couronner*.
II.− Adjectif
A.− [En parlant d'une pers.] Dont la tête est ceinte d'une couronne.
1. Dont la tête est ceinte de fleurs, de feuillages entrelacés, en hommage aux dieux, en signe de joie, comme simple parure, etc. Le front couronné de roses printanières, Ma muse étoit sans art ainsi que vos bergères (Michaud, Printemps proscrit,1803, p. 108).Des filles passent, couronnées De joie et de fleurs, dans les blés (Hugo, Chans. rues et bois,1865, p. 97).
Spéc., RELIG. [En parlant d'un saint, d'un martyr, etc.] Dont la tête est ceinte d'une couronne de gloire, qui est glorifié par Dieu. Les tortures, les plaies, la lèpre couronnée au ciel (Vigny, Journal poète,1852, p. 1291).Subst. Les quatre Couronnés. Sévère, Séverien, Carpophore et Victorius, martyrs sous Dioclétien (cf. Lar. 20e-Lar. encyclop., Quillet 1965).
2. Dont la tête est ceinte de fleurs, de feuillages entrelacés ou de matière précieuse en signe de distinction militaire ou civile, en signe d'autorité, de mérite intellectuel, moral
a) HIST., vx. Il y a un brin du myrte civique tressé dans vos couronnes d'olivier. Mais vous n'êtes pas couronnés d'olivier. Vous êtes couronnés de la couronne de fer (Montherl., Olymp.,1924, p. 258).
b) Dont le front est ceint d'une couronne décernée dans les concours académiques, les écoles... au mérite littéraire, artistique, intellectuel, etc.; p. ext. primé.
[En parlant de pers.] Auteur, élève couronné. Des écoliers (...) toutes les années couronnés par trois fois; des écoliers modèles (Toepffer, Nouv. genev.,1839, p. 105).
P. ext. [En parlant d'un produit de l'activité humaine] Livre, ouvrage, poème couronné. Vous avez eu des vaches couronnées, aux derniers comices agricoles (Zola, E. Rougon,1876, p. 257).
Au fig. Récompensé, honoré. Aimé de Cosette, il se trouvait guéri, reposé, apaisé, comblé, récompensé, couronné (Hugo, Misér.,t. 2, 1862, p. 89).
3. Dont la tête est ceinte d'une couronne de métal précieux, richement orné, insigne de puissance royale, de noblesse. (Quasi-)synon. sacré.Sept hommes vêtus de pourpre et la tête ceinte d'une couronne étoient assis sur sept sièges de fer. Et au milieu de la salle s'élevoit un trône composé d'ossements, (...) les sept hommes couronnés (Lamennais, Paroles croyant,1834, p. 138).
Emploi subst. :
1. Le Seigneur dit : je suis l'effroi des triomphants, Je suis le frein d'acier qui brise la mâchoire Des couronnés, mangeurs de biches et de faons. Je fracasse leurs chars, je souffle sur leur gloire; ... Leconte de Lisle, Poèmes antiques,La Vigne de Naboth, 1862, p. 33.
SYNT., EXPR., Duc, empereur, roi couronné. Tête couronnée. Souverain, monarque (cf. couronnant II A).
Spéc., RELIG.
[En parlant du Christ] Couronné d'épines. Notre-Seigneur assis et couronné d'épines (Dupanloup, Journal,1864, p. 258).Subst. Institut et musée (...) Decamps, Samson; le couronné d'épines du Titien (Michelet, Journal,1845, p. 595).
P. compar. Amour, tu es une passion, mais passion d'un martyr, (...) comme celle du Christ. Passion couronnée d'épines où nulle pointe ne manque (Vigny, Journal poète,1834, p. 1015).
Au fig. Tourmenté, affligé. Les premiers efforts des enfants qui seront couronnés d'épines (Vigny, Mém. inéd.,1863, p. 104).
[En parlant des Mages] Subst. Les trois couronnés. Les trois rois mages. Aux pieds du divin enfant, Je vais (...) Comme les trois couronnés Et comme eux je suis en quête (...) De la crèche (M. de Guérin, Poésies,1838, p. 111).
B.− P. ext. [En parlant d'une chose, notamment d'armoiries] Marqué d'une couronne. Ses boutons de métal au chiffre couronné du vicomte (Sandeau, Sacs,1851, p. 6).Un buvard en maroquin blanc, dont se détache le relief d'un M couronné en bronze doré (Goncourt, Journal,1874, p. 1017).
C.− P. anal. [En parlant gén. d'une chose concr.] Qui rappelle une couronne.
1. [P. anal. de forme] Qui a la forme circulaire d'une couronne, qui est disposé en cercle.
a) Spéc., ART VÉTÉR. Cheval couronné. Cheval qui, après une chute, présente au(x) genou(x) un cercle sans poil, couvert de cicatrice, ou un cercle de poils blancs. Une ancienne pouliche encore fort belle, un peu couronnée seulement (Flaub., MmeBovary,t. 1, 1857, p. 185):
2. Le cheval buta, s'abattit, et le fougeux gentilhomme fut jeté sur un tas de pierres. (...) on ramassa M. de Seigneulles, qui avait la figure écorchée et ne pouvait plus se tenir sur ses jambes; quant à Bruno, il était affreusement couronné. Le village se trouvant à peu de distance, on transporta dans l'unique auberge le cavalier meurtri, suivi de sa monture éclopée, ... Theuriet, Le Mariage de Gérard,1875, p. 188.
b) P. ext.
[En parlant du genou d'une pers.] Ses genoux couronnés prenaient peu à peu figure de constellation (Cocteau, Enf. terr.,1929, p. 53).
[En parlant d'un vêtement couvrant le genou] Abimé à l'emplacement du genou. Ce pantalon cagneux et couronné (Duhamel, Confess. min.,1920, p. 102).
2. [P. anal. de position; p. réf. à la position de la couronne au sommet de la tête, avec ou sans nuance d'ornement, de parure] Surplombé, dominé par ..., couvert au sommet de ... Sa tige couronnée d'un épi mobile (Bern. de St-P.Harm. nat.,1814, p. 54).Un plat de choucroûte (...) hérissé de saucisses et couronné de lard fumé de Strasbourg (Brillat-Sav., Physiol. goût,1825, p. 167).Nom propre géographique : Le Grand-Couronné, près de Nancy.
Spécialement
a) ARBORIC. Arbre couronné. Arbre qui se couronne, qui vieillit par le sommet. (Attesté ds Ac. 1798, Besch. 1845, Lar. 19e-Lar. encyclop., DG, Rob., Quillet 1965).
b) ART MILIT. Hauteur, position couronnée. Occupé par les assiégeants qui en ont chassé les défenseurs (cf. couronner I C 2 b). Lorsque le gouverneur de Gradisca vit l'Isonzo passé et les hauteurs couronnées, il capitula (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène,t. 1, 1823, p. 679).
c) ORNITH. Grue couronnée (ou oiseau royal). Grue dont la tête est surplombée d'une aigrette couleur d'or. L'oiseau royal ou grue couronnée est d'une taille très svelte; (...) sa tête est surmontée d'une gerbe de plumes effilées, jaunes, qu'il étale à volonté (N. Meissas, Résumés hist. nat., Zool., Paris/Lyon, Périsse frères, 1840, p. 249), cf. aussi Lar. 19e.
d) VÉN. Cerf couronné. Cerf dont les bois sont formés d'une simple empaumure implantée directement sur l'os du front, sans meule ni perche. (Attesté ds Besch. 1845, Guérin 1892, Lar. 19e-20e).
3. [P. anal. de forme et de position; p. réf. à la forme circulaire de la couronne et à sa position au sommet de la tête] Surmonté par une couronne, un cercle.
a) [En parlant de la tête, avec une nuance d'ornement, de parure] Cette belle lady (...) d'un front si caressant, couronnée de cheveux de couleur fauve et si fins (Balzac, Lys,1836, p. 230).
b) [En parlant d'une chose quelconque, avec ou sans nuance d'ornement, de parure] Une chapelle couronnée d'une petite voûte (Hugo, N.-D. Paris,1832, p. 530).Monts couronnés de pins ou de neiges austères (Dierx, Poèmes et poésies,1864, p. 52).
Spécialement
BOT. Graines couronnées. Graines surmontées d'un élément circulaire :
3. Stephanospermum. Les graines que nous désignons sous ce nom avaient déjà été remarquées par M. Grand'Eury, qui nous les avait envoyées sous le nom de graines couronnées. (...) elles sont en effet remarquables par l'espèce de couronne qui surmonte leur testa et entoure le micropyle. A. Brongniart, Recherches sur les graines,1876, p. 29.
VÉN. Cerf-couronné. Cerf dont la ramure se termine en couronne, en cercle (cf. aussi C 2 d spéc. vén.). (Attesté ds Rob., Lar. encyclop., Lar. Lang. fr.).
4. [P. anal. de forme et de position; p. réf. à la forme circulaire de la couronne royale, à sa position au sommet de la tête et à ses dentelures]
Spéc., ART MILIT. Ouvrage couronné. ,,La double couronne est un ouvrage (...) où, au lieu d'un seul bastion (...) il en existerait deux entre les demi-bastions extrêmes. Enfin, si l'ouvrage comporte un plus grand nombre de bastions, on lui donne le nom de couronne`` (Nouv. Lar. ill., s.v. couronne). (Attesté aussi ds Ac. 1798-1932, Besch. 1845, Lar. 19e-Lar. encyclop., Littré, DG, Rob., Quillet 1965).
D.− P. métaph. [P. réf. à l'aspect ornemental de la couronne, avec ou sans réf. à sa forme circulaire] .
1. Orné, paré.
a) [En parlant d'un inanimé abstr.] Un cœur couronné d'innocence vaut mieux pour le marinier qu'une poupe ornée de fleurs (Chateaubr., Martyrs,t. 2, 1810, p. 111).Années (...) toutes couronnées de paix, de tranquilité et de bonheur (Goncourt, R. Mauperin,1864, p. 309).
b) [En parlant d'un animé] Une jeune enfant couronnée de tous les dons et de toutes les grâces (Proust, Temps retr.,1922, p. 721).
2. Terminé, conclu par une ultime amélioration, perfectionné :
4. ... le Roman de la rose (...) Cette production célèbre, commencée par Guillaume de Lorris, mais surtout continuée et couronnée par Jean de Meun, qui en agrandit le cadre et en modifia le caractère, demeura jusqu'au milieu du xviesiècle, (...) l'épopée en vogue... Sainte-Beuve, Tabl. hist. et crit. de la poésie fr. et du théâtre fr. au XVIesiècle,1828, p. 6.
Spéc., VERSIF., vx. Rime, vers couronné(e). Rime ou assonance intérieure formée par la répétition des dernières syllabes du dernier vers :
5. ... la poésie est un chant, l'oreille encore retentissante de l'harmonie d'Homère et de la mélodie de Virgile, les élèves de Dorat retombèrent sur le patois national, sur des vers sans mesure, terminés en rimes plates, redoublées, ou équivoquées, couronnées, fratrisées, ... Sainte-Beuve, Tabl. hist. et crit. de la poésie fr. et du théâtre fr. au XVIesiècle,1828p. 80.
3. Poét., vx. Amour, feux couronné(s). Honoré, comblé par une suprême satisfaction. Il n'était pas un parmi ces odieux roués de sa suite qui ne se berçât du doux espoir de voir au premier jour sa flamme couronnée (Milosz, Amour. initiation,1910, p. 230).
Fréq. abs. littér. : 1 273. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 671, b) 2 484; xxes. : a) 1 392, b) 965.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Adjectif

Singulier Pluriel
Masculin couronné
\ku.ʁɔ.ne\

couronnés
\ku.ʁɔ.ne\
Féminin couronnée
\ku.ʁɔ.ne\
couronnées
\ku.ʁɔ.ne\
Lion couronné (sens héraldique)

couronné \ku.ʁɔ.ne\

  1. (Médecine vétérinaire) Qui a contracté la clavelée.
  2. (Héraldique) Meuble héraldique coiffé d'une couronne.
    • D'argent au lion d'azur armé et couronné de gueules, qui est de Poudenas → voir illustration « lion couronné »

Forme de verbe

Voir la conjugaison du verbe couronner
Participe Présent
Passé (masculin singulier)
couronné

couronné \ku.ʁɔ.ne\

  1. Participe passé masculin singulier du verbe couronner.
    • De cet amour trop pusillanime, car Dieu veut qu’on ose aussi, et le seul qu’elle n’ait pas couronné, Géraldine fut toujours hantée, même et surtout aux heures brillantes de sa carrière aspasienne. — (Émile Bergerat, Contes de Caliban)
Source : Wikitionnaire

Littré (1872-1877)

couronné, ée

(kou-ro-né, née) part. passé.
  • 1Orné d'une couronne. La victime était prête et de fleurs couronnée, Voltaire, Mérope, V, 6. Si bientôt imprimant ses sottes rêveries, Il ne se fait graver au devant du recueil, Couronné de lauriers par la main de Nanteuil, Boileau, Art p. II.

    Tête couronnée, un roi, un empereur. Encore un lustre ou deux et sous tes destinées J'aurais rangé le sort des têtes couronnées, Corneille, Toison d'or, Prol. Dès le premier abord notre prince étonné Ne s'est plus souvenu de son front couronné, Corneille, Pomp. III, 1. Et nous vous ferons voir tous vos désirs bornés à vous donner en nous des sujets couronnés, Corneille, Rodog. IV, 2. Don Diègue ravi lui présente enchaînés Au nom de ce vainqueur ces captifs couronnés, Corneille, Cid, IV, 1. Esclave couronnée, Je partis pour l'hymen où j'étais destinée, Racine, Mithr. I, 3. Quoi ! mon cœur par vous-même à ce héros donné Pourrait ne l'aimer plus s'il n'est point couronné ? Corneille, Othon, IV, 3. Quoique le nom d'un savant ait bien du chemin à faire pour aller jusqu'aux oreilles des têtes couronnées, et même seulement jusqu'à celles de son maître, le nom de M. Delisle avait frappé les puissances étrangères, Fontenelle, Delisle. D'esclaves couronnés à toute heure entourée, Voltaire, Scythes, II, 1. J'ai préféré Pompée, errant, abandonné, à César tout-puissant, à César couronné, Voltaire, Triumv. V, 3. Quand Pépin fut couronné roi, le titre de roi fut uni au plus grand office ; quand Hugues Capet fut couronné, le titre de roi fut uni au plus grand fief, Montesquieu, Esp. XXXI, 6. Nous avons vu des rois, vainqueurs de la mollesse, Pour chercher la sagesse, Voyageurs couronnés, parcourir nos climats, Gilbert, Ode à Monsieur.

    Terme de blason. Armoiries couronnées, armoiries surmontées d'une couronne.

  • 2Qui a reçu une couronne, un prix dans un concours. Cet élève a été couronné trois fois. Ce discours couronné par l'Académie française. D'où vient donc que, sur le grand nombre de pièces qu'ils [Euripide, Eschyle et Sophocle] présentèrent au concours, le premier ne fut couronné que treize fois, le second que dix-huit fois, le troisième que cinq fois ? Barthélemy, Anach. ch. 69.
  • 3 Fig. Ta louange, dans mes vers, D'amarante couronnée, N'aura sa fin terminée Qu'en celle de l'univers, Malherbe, II, 2. Tu le vois, tous les jours devant toi prosterné, Humilier ce front de splendeur couronné, Racine, Esth. Prol.
  • 4Qui a reçu accomplissement, satisfaction, triomphe. Vos vœux sont couronnés et Célie est à vous, Molière, l'Étour. V, 16. Voilà bien à tous deux notre amour couronné, Molière, le Dép. V, 9. Vous y verrez le vice couronné, Sévigné, 446.

    Une sainte vie couronnée par une mort édifiante.

  • 5Dominé, entouré. Saint-Marc, qui n'a que deux cents maisons, mais agréablement bâties, se présente au fond d'une baie couronnée d'un croissant de collines, Raynal, Hist. phil. XIII, 40.

    Surmonté. Ici les coteaux sont couronnés de vignobles et d'arbres fruitiers, Fénelon, Exist. 11. …Les fertiles champs couronnés par l'Etna, Voltaire, Tancr. I, 1.

  • 6 Terme de fortification. Ouvrage couronné, dit aussi ouvrage à couronne, ou, simplement, couronne, ouvrage avancé vers la campagne et fait en forme de couronne.
  • 7Écu couronné, sorte d'ancienne monnaie… L'anneau lui fut donné, Et maint bel écu couronné, Dont peu de temps après on la vit mariée, La Fontaine, Joc.
  • 8 Terme de botanique. Semence couronnée, fruit couronné, semence, fruit qui conserve une partie du limbe du calice.
  • 9 Terme de vénerie. Cerf couronné, cerf dont les bois, sans perches ni meules, sont formés d'une simple empaumure naissant immédiatement des os frontaux.
  • 10 Terme d'histoire naturelle. Spire couronnée, spire d'une coquille univalve où les bords de chaque tour sont garnis de pointes.
  • 11 Terme de vétérinaire. Cheval couronné, cheval qui, à l'un des genoux ou à chaque genou, a une place circulaire dépouillée de poils, ce qui provient d'une chute.
  • 12Arbre couronné, arbre sur son retour et qui ne pousse plus de bois qu'à l'extrémité de ses branches ; ce qui figure une disposition en couronne.
  • 13Rime couronnée, vieille rime qui redoublait la consonnance comme dans ces vers : Ma blanche colombelle belle Souvent je vais priant, criant, Marot.
Source : Dictionnaire Littré

Étymologie de « couronné »

(Date à préciser) Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.
Source : Wikitionnaire

Phonétique du mot « couronné »

Phonétique Prononciation
La prononciation \ku.ʁɔ.ne\ rime avec les mots qui finissent en \ne\.
France (Vosges) : écouter « couronné »
France (Lyon) : écouter « couronné »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « couronné »

Source : Google

Traductions du mot « couronné »

Langue Traduction
English crowned
German gekrönt
Spanish coronado
Portuguese coroado
Italian incoronato
Dutch gekroond
Polish ukoronowany
Russian коронованный
Source : DeePL

Synonymes de « couronné »

Antonymes de « couronné »