Je demande qu'on jette sur mon lit une cousinière pour me garantir des cousins qui m'empêchent de dormir (Stendhal, Mém. d'un touriste,t. 1, 1838, p. 143):
Prononc. et Orth. : [kuziɳ ε:ʀ]. Ds Ac. 1762-1878. Étymol. et Hist. 1723 cousinière (Savary des Bruslons, Dict. univ. de comm., d'hist. nat., d'arts mét., 1, 418 ds FEW t. 2, 2, p. 1494). Dér. de cousin2*; suff. -ière*.
Rideau de gaze ou de tulle dont on entoure le lit pour se protéger des cousins.
Je fis acheter une toile cirée représentant un parquet pour cacher mon mauvais plancher, et confectionner une cousinière blanche pour mon lit, bien que je n’y couchasse pas.— (Louis-Joseph-Narcisse Marchand, Mémoires de Marchand, 1955)