« Pain brioché renfermant des raisins de Corinthe » (Mont.1967) :
Étymol. et Hist. I. 1. 1218 [copie xves.] Nivelles lat. médiév. cremmicha désigne un poids, une mesure, ou un objet pris comme référence (Cartulaire de Nivelles ds Henry, p. 67); 1257 Nivelles cremmichier « fabriquant de cramiches » (Document Abbaye Nivelles, ibid., p. 66); 2. 1380 champ. cramiche désigne un poids ou un objet pris comme référence (Livre rouge de l'échevin. Arch. admin. Reims, t. 3, p. 723 ds Gdf.) et « pain pesant un certain poids » (id., ibid.); 1389 « pain blanc » (Arrêt d'homolog. sur la police des vivres, ibid.). II. 1831 wallon cramique (Manuel de la conversation ou recueil complet des locutions vicieuses les plus usitées en Belgique, avec leur correction par F. Pt, p. 45 ds Henry, p. 68). II empr. au flam. kraammik (Valkh.), se rattachant au m. néerl. cramicke, cremicke (VERDAM, s.v. credemicke) d'orig. très discutée; I est soit empr. au m. néerl. (FEW t. 16, p. 353 b), soit au contraire (d'apr. Henry, pp. 62-71) d'orig. romane, composé de crème* et de miche* et empr. par le m. néerlandais. Bbg.Henry (A.). A propos de cramique. In : [Mél. Gessler (J.)]. Louvain, 1948, t. 1, pp. 596-601. − Piron (M.). Les Belgicismes lex. In : [Mél. Imbs (P.)]. Trav. Ling. Litt. Strasbourg. 1973, t. 11, no1, p. 299.
(Belgique)(Boulangerie) Pain brioché au raisin sec.
Le lendemain, en entrant au réfectoire, je fus ébloui par un « cramique », un vrai cramique plein de corinthes, qui, dans la manne du Kasaï, remplaçait les bananes d’or.— (Léopold Courouble, Profils blancs et frimousses noires, 1901)
Une gourmandise nationale est la [sic]cramique, intermédiaire entre la brioche et le pain, et qui fait merveille dans le chocolat et le café au lait.— (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 468)
La jeune fille s’apprêtait à croquer avec application dans le moelleux d’une cramique, parfait intermédiaire entre la brioche et le pain, qui faisait merveille, dit-on, trempée dans une tasse de five o’clock.— (Patrice Delbourg, Une douceur de chloroforme, Le Castor Astral, Paris, 2017)
La langue flamande du XVIe siècle connaît le "krentenmik" ("krentenbrood") ; krent, korent = raisins secs de Corinthe et "mik" (de provenance grecque) = grain, petit morceau, → voir mica.
Cramique serait la prononciation française d’un mot flamand → voir kermesse et kermis.
Au XIXe siècle / début XXe lors de la domination du français en Flandre, les Flamands ont adopté le mot "kramiek", "kramiekske" pour ce pain aux raisins.Référence nécessaire
"La cramique est l'art d'exprimer la beauté de la terre à travers la création d'objets uniques et fonctionnels."Anonyme
"La cramique est un moyen de communication silencieux, permettant aux artistes de transmettre leurs émotions à travers des formes et des couleurs."Marcel Duchamp
"La cramique est un langage universel qui transcende les frontières culturelles et géographiques."Antoni Gaudí