Un coup de poignet aussi roide que la détente d'un cranequin (Gautier, Fracasse,1863, p. 341).
Prononc. : [kʀankε ̃]. Étymol. et Hist. 1. 1420 grenequin « arbalète à pied » (Docum. Reg. 172, ch. 33 ds Du Cange, s.v. crenkinarii); 1422 cranequin « id. » (Arch. JJ 172, pièce 55 ds Gdf.); 2. 1447 « appareil de tension de l'arbalète » crannequins de ners (Archives du Nord, éd. A. Leroy, B 9599, no125636 ds IGLF). Cranequin est empr. au m. néerl. cranekijn « sorte d'arbalète » (Verdam); le type crenequin s'explique prob. par une prononc. dial. du néerl. (Gesch.). Fréq. abs. littér. : 1. Bbg. Dupire (N.). De Qq. mots fr. d'orig. néerl. R. du Nord. 1934, t. 20, pp. 98-99. − Lew. 1960, p. 25.
(Armement) Sorte de grosse arbalète à pied employée durant la période médiévale, et qui était tendue à l'aide d'un cric spécial.
— À votre service, » répondit Sigognac, en allongeant une botte à fond au bretteur qui la détourna avec le pommeau de son épée par un coup de poignet aussi roide que la détente d’un cranequin.— (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, chapitre XIII, Double attaque)
(Par métonymie)(Armement) Cric qui tendait les cordes des arbalètes.
Ancien terme militaire. Instrument dont les soldats se servaient pour tendre les arbalètes.
Sorte d'arbalète.
HISTORIQUE
XVe s. Lequel Haquinet a tendu grenequins et arbalestes à croq, Du Cange, crenkinarii.Bauduin prist une arbalestre nommée cranequin et la monta, Du Cange, ib.Bande ton crennequin, qui est dire arbalestre à pied, Du Cange, ib.Item a legué, donné et devisé à son frere Jehan de Failly son petit grenequin fourny, Du Cange, ib.