Da

interj

Définitions de « da »

Trésor de la Langue Française informatisé

DA, interj.
A.− Particule renforçant le mot oui*.
Rem. 1. Attesté ds la plupart des dict.; Ac. 1798-1878 mentionne aussi nenni-da. 2. On rencontre ds la docum. la forme oh da! (cf. Sand, Fr. le Champi, 1850, p. 137).
B.− Région. Exclamation employée isolément, généralement en fin de phrase, pour renforcer une affirmation. Ils pourraient vous le prendre. Tenez-le bien, da! (Sand, Jeanne,1844, p. 40).Da! fit la lorraine un peu étonnée (E. de Goncourt, Élisa,1877, p. 36).
Arg. ,,Exclamation d'assurance`` (France 1907, p. 439).
Prononc. et Orth. : [da]. Oui-da : [wida]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Début xiies. diva (Vers del juise, éd. H. v. Feilitzen, 235) − ca 1356, Godefroy de Bouillon, éd. Reiffenberg, 20076; xives. dia (Miracle de Notre-Dame ds Théâtre fr. au moyen âge, éd. L. Monmerqué, p. 598); 1396 oïl dea (Manière de langage, éd. P. Meyer, p. 383 ds T.-L.); 1606 ouy da (Nicot). Composé des impératifs de dire et d'aller, di et va, diva s'est altéré, à la suite de son emploi interjectif, en dia, puis dea, da; d'abord employés seuls, dea puis da ont servi à renforcer l'affirmation et la négation. Bbg. Diament (H.). The Etymology of fr. da. In : [Mél. Pei (M.)]. Chapel Hill, 1972, pp. 64-76. − Müller (B.). Z. rom. Philol. 1972, t. 88, p. 635.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Particule

da \da\

  1. (Familier) (Vieilli) Se joint quelquefois à oui pour en renforcer le sens. Plus rarement accolé à nenni. Parfois même employé isolément comme adverbe.
    • Oui-da.
    • Quand il leur arrivait certains courriers de Paris, il voulait qu’il y eût toujours une paire de chevaux réservée pour lui à la poste et qu’il payait bien, da. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)

Nom commun 1

Singulier Pluriel
da das
\da\

da \da\ féminin

  1. (Antilles) Nourrice de couleur qui s’occupait des enfants du maître.
    • Elle vit dans d'arrière-cours, près d'un bassin de briques, des Das somnambules bercer des anges suceurs. — (Patrick Chamoiseau, Texaco, Gallimard, 1992)
    • Elle a peu de responsabilité dans l’éducation des enfants qui sont pris en charge par une da. — (Livia Lesel, Le père oblitéré, 1995)

Nom commun 2

Singulier Pluriel
da das
\da\

da \da\ masculin

  1. Variante de dah.
    • La culture du da, extrêmement facile, réussissant sur des terrains marécageux laissés le plus souvent incultes, [...]. — (Rapport annuel adressé par le gouvernement français au Conseil de la Société des nations, conformément à l'article 22 du Pacte, sur l'administration sous mandat du territoire du Togo, Éd. Ministère des affaires étrangères, 1923)

Anagrammes

→ Modifier la liste d’anagrammes

  • AD, Ad

Voir aussi

  • DA sur l’encyclopédie Wikipédia
Source : Wikitionnaire

Littré (1872-1877)

da [1]

(da)
  • Particule qui se joint à l'adverbe oui, à l'adverbe non, et à l'expression négative nenni, et donne plus de force à l'affirmation ou à la négation. Oui-da. Nenni-da. Crémante : Et l'on n'est pas si vieux encore à soixante ans. - Le marquis : Non-da, vous êtes sain, Quinault, Mère coquette, I, 4.

    Isolément. En amour da, non en guerre, La Fontaine, Fér. Et pourtant papa Dit que je suis bête ; Est-ce ma faute, da ! S'il m'a faite comme ça, Scribe Et Poirson, le Nouveau Pourceaugnac, sc. 4.

HISTORIQUE

XIIIe s. Diva ! dont [donc] nel recognistront Cil qui la felonie font, Psaumes en vers, dans Liber psalm. p. 269. Diva, Floires ; après mangier Te doit tes ostes [ton hôte] consillier, Fl. et Blanchefl. V. 1705. Diva ! fait il, lesse m'ester ; Diex ne me lesse avant aler, Ren. 229. Aus Sarasins [il] parole, bien fu sa vois oïe : Diva ! entendés çà, oiés ma comandie, Ch. d'Ant. V, 1038.

XVe s. Vous faites là la tourne boule ; à quel pié dea va cette danse ? Miracle de Ste Geneviève. Dea, beaulx amis, ce dict Amours, Celui qui à servir se met…, Orléans, Complainte, l'amant et l'amour.

XVIe s. Dea, monfrere, hé pourquoi ne me l'aviez-vous dit ? Garnier, Bradamante. Mort ? ce dist-elle, enda, je n'en crois rien ; Je l'ay veu vif depuis ne sçais combien, Marot, III, p. 184. Pourquoi non dea ? Socrates estoit homme et ne vouloit ny estre ny sembler aultre chose, Montaigne, III, 380. Oui dea, respondit l'aultre, pourveu que ce ne soit pas d'une beauté parée et sophistiquée comme la tienne, Montaigne, III, 385.

Source : Dictionnaire Littré

Étymologie de « da »

(Particule) De l’ancien français diva, impératif des verbes dire et aler, contracté en dea puis enfin en da.
(Nom commun 1) Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.
Source : Wikitionnaire

La forme ancienne est dea, monosyllabe, une autre encore plus ancienne est diva. D'après Diez, diva est composé des deux impératifs, di (dis) et va. Il montre qu'on s'est servi du simple va de la même façon : Va, car me di, Chev. au lion, éd. Guest, p. 138. ; Lesse, va, tost les chiens aler, Ren. I, 47. ; Qui es-tu, va ? Rutebeuf, II, 101. ; Or va, de par Dieu va, Cheval. au cygne, V. 6242. ; et qu'on renforça ce petit mot en y ajoutant l'impératif di (de dire) qui a également un sens d'excitation, et qui même se trouve répété : Et tu, diva di, faz noienz. Rutebeuf, I, 335. Cette explication est satisfaisante. Diva fut contracté en dea, puis en da.

Source : Dictionnaire Littré

Phonétique du mot « da »

Phonétique Prononciation
France (Nancy) : écouter « da »
Vosges (France) : écouter « da »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « da »

Source : Google

Traductions du mot « da »

Langue Traduction
English da
German da
Spanish da
Portuguese da
Italian da
Dutch da
Polish da
Russian да
Source : DeePL