G

subst masc

Définitions de « g »

Trésor de la Langue Française informatisé

G, g, subst. masc.

A. − [L'attention porte plus partic. sur la valeur de la lettre, ou plus partic. sur le signe graphique] :
1. Le g, qui ne fut jamais senti dans Magdeleine [l'attention porte sur la valeur], a fini par disparaître même de l'écriture [l'attention porte sur le caractère]. Beaul. t. 1 1927, p. 331.
B. − [L'attention porte plus partic. sur la silhouette du caractère] Les lettres qui sortent de votre plume ne me sont point étrangères (...). Ce G vient de notre gimel, au cou de chameau [allus. à un caractère de l'alphabet phénicien, ancêtre présumé de notre c et, par là même, de notre g] (A. France, Jard. Épicure,1895, p. 174).
C. − [La lettre, désignée en tant que telle, renvoie à des mots (ou à des noms propres) dont elle est l'initiale] Gros, Guérin, Girodet, Gérard, les quatre G, comme on disait alors (Gautier, Guide Louvre,1872, p. 4).
D. − [La lettre, désignée en tant que telle, se trouve investie d'un sens hermétique dont elle offre en même temps la clef : la soustraction du g de cogites, sans autre changement, révèle coït] :
2. Mgr Pou, mauvais époux, Tu cogites sans cesse. Pas tant de g pour la Princesse : Fais-lui des petits Pous. Toulet, Contrerimes,1920, p. 20.
E. − [Épellation des lettres d'un mot, d'un signe abréviatif ou d'un signe d'ordre]
1. [L'épellation est l'exception : dans le mot, la lettre a naturellement sa valeur] Un gage : gé, a, gé, e.
2. [L'épellation est la règle]
a) [Signes abréviatifs (la lettre renvoie au terme en cause, dont elle constitue l'initiale)]
G.Q.G. : gé, ku, gé, ou, par substitution des termes en cause, grand quartier général :
3. À cette première lettre, j'en joignais une autre manuscrite, ainsi conçue : « Au G.Q.G., le 4 septembre 1914. « Mon cher camarade, (...) » Joffre, Mém., t. 1, 1931, p. 377.
[Lorsque la succession des lettres s'y prête, la prononc. par la valeur des lettres l'emporte] GRECO, gé, erre, e, sé, o, ou, par substitution, des termes en cause, groupement de recherches coordonnées, ou, plus fréquemment, selon la valeur des lettres, [gʀeko] (le sigle est constitué, à cet effet, des deux premières lettres de chaque mot, avec le télescopage de deux r mitoyens).
g, ,,le nombre qui exprime l'accélération due à la pesanteur en un lieu considéré. À Paris, g = 981 cm/s2`` (Quillet 1965), gé, sans substitution possible du terme en cause, gravitation (g, unité de masse, à l'égard duquel la substitution est obligatoire, gramme, ne s'épelle pas ordinairement : 50 g se dit 50 grammes).
b) [Signes d'ordre (la lettre a une signification analogique, en tant qu'élément d'un ensemble ordonné linéairement, l'alphabet, sans que le sens : e, f, g plutôt que g, f, e, ni l'ordre lui-même comptent nécessairement)]
(La cote) G, gé. ,,On inventorie les choses, selon leur valeur décroissante, de A à F; la cote G va au bibelot qu'on empoche, non sans penser j'ai `` (Esn. 1966). Un lourd commissaire-priseur qui avec la cote G jeta les fondements d'une grande fortune (Fournier-Verneuil, 1826ds Larchey, Dict. hist. arg., 1878, p. 119) :
4. ... gens incompris qui vivent dans une admirable insouciance du luxe et du monde, restant des journées entières à fumer un cigare éteint, ou venant dans un salon sans avoir toujours bien exactement marié les boutons de leurs vêtements avec les boutonnières. Un jour, après avoir longtemps mesuré le vide, ou entassé des X sous des Aa-Gg, ils ont analysé quelque loi naturelle et décomposé le plus simple des principes... Balzac, Peau chagr.,1831, p. 235.
Rem. 1. Sans article en fonction de sujet, G est la lettre se désignant elle-même, graphiquement sinon phoniquement, dans : G, de même que C, garde ses deux valeurs (Beaul. t. 1 1927, p. 301). 2. Les fonctions des signes abréviatifs et des signes d'ordre en tant que tels ne sont pas celles du substantif qui est le nom de la lettre servant à l'épellation.
Le g ne se rencontre devant le g, le d et l'm que dans les mots de la langue savante; il se rencontre devant l'n, soit dans la langue vulgaire, soit dans la langue savante (ThurotPrononc. t. 2 1883, p. 344).
Prononc. et Orth. : [ʒe]. ,,[On le] nomme Gé, suivant l'appellation ancienne et usuelle, et Ge, suivant la méthode moderne`` (Ac. 1835, 1878). L'appellation ,,moderne`` (v. aussi Gattel 1841, Lar. 19e-20e, Guérin 1892, DG, Rob., Quillet 1965) est en réalité la désignation, au point vocalique près, de la lettre par la valeur, dont la tradition remonte à Lancelot. On trouve, pour la transcr. conventionnelle du nom, [ʒe] : gé, ou (Gattel 1841, Littré, DG, Lar.); pour l'appellation ,,moderne`` : [ʒ ə], ge, ou je (Gattel, DG), et [gə], ghe (Lar. 19e, Lar. 20e), gheu (Nouv. Lar. ill.), et gue (Rob.). La valeur est pour mémoire [g] et [ʒ], sans compter les cas où g est muet : sang, ou vaut [k] : sang et eau (bien que cette liaison ne soit plus gén. considérée comme actuelle). Les valeurs [g] et [ʒ] sont respectivement le ,,son propre`` et le ,,son dérivé`` (Littré; v. aussi Land. 1834), en dépit du nom, gé, jé, ou même ge, je, dans lequel g a tout simplement sa valeur devant e. Voir cependant les hypothèses ghe, gheu, gue. Fér. 1768 et Fér.. Crit. t. 2 1787 tentent de rendre la valeur du gn de règne en transcrivant reigne, avec une valeur de -ign- comme dans oignon. ,,Mais cet i ajouté n'exprime pas encore tout le son de ce g mouillé.`` Land. 1834 mobilise d'autres ressources en transcrivant rè-gnie, avec pour -gnie une valeur analogue à la valeur de -glie dans Broglie [bʀ ɔj]. Amorce de la réduction en cours de [ʀ ε ɳ] à [ʀ εnj]? Dans Ac. dep. 1694. Fréq. abs. littér. : 371. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 269, b) 47; xxes. : a) 353, b) 1 110.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Lettre

Minuscule Majuscule
g G
\ʒe\
(gé)

g \ʒe\ masculin invariable

  1. Septième lettre et cinquième consonne de l’alphabet, en minuscule.

Nom commun

g \ʒe\ masculin invariable

  1. (Physique) (Métrologie) Unité de mesure de la gravité ou l’accélération, correspondant approximativement à la gravité terrestre moyenne, valant 9,80665 m/s².
  2. (Par extension) Accélération mesurée en cette unité.
  3. (Métrologie, Sylviculture) Surface terrière d’un arbre.
    • La surface terrière (notée g) d’un arbre correspond à la surface de la section transversale de cet arbre à hauteur d’homme. En clair, c’est la surface du tronc coupé à 1,30 m. — (CRPF Lorraine-Alsace, La surface terrière : une mesure très terre à terre, in Floréal, n°100, mars 2015 → lire en ligne)

Voir aussi

  • g sur l’encyclopédie Wikipédia
Source : Wikitionnaire

Littré (1872-1877)

g

(jé) s. m.
  • La septième lettre de l'alphabet et la cinquième consonne.

    Le son propre de cette lettre est guttural devant les voyelles fortes, a, o, u : galerie, gosier, guttural, et il se conserve à la fin des mots quand on le prononce : Agag, whig, et devant une autre consonne : Bagdad, règle, aigrir. Outre ce son propre, le g a un son dérivé, chuintant, tel que celui du j devant les voyelles faibles e, i, y : gîte, gésier, gynécée.

    Quand il faut, devant l'e, l'i, l'y, que g ait le son qui lui est propre, on le fait suivre d'un u : guider, guenon. Au contraire, quand on veut, devant a, o, u, lui donner le son chuintant, on le fait suivre d'un e muet : geai, geôle, gageure, prononcés jai, jôle, gajure.

    Gn a un son particulier qui ne peut-être figuré et qui doit être perçu par l'oreille : magnanime, ignorant, etc. ; ce son est le même que pour le gn italien et le ñ espagnol ; bien qu'il soit figuré par deux caractères, c'est pourtant une articulation simple et qui pourrait être représentée par un seul caractère.

    Gn, dans quelques mots venus du grec ou du latin, garde la prononciation qui appartient à chacune des deux lettres : gnostique, igné.

    G final, précédé d'une nasale, est muet : long, rang ; mais, suivi d'un mot commençant par une voyelle ou une h muette, il devient sonore, et se prononce d'ordinaire comme un k : de rang en rang, un long hiver ; non sans exception pourtant ; car g final est muet, même devant une voyelle, dans certains mots : seing, étang.

    G, en chimie, signifie glycinium.

    Terme de musique. G-ré-sol, pour sol-si-ré-sol, indique le ton de sol, dans l'ancienne solmisation française. Il indique le sol dans la solmisation allemande et anglaise.

    G, sur les anciennes monnaies de France, est la marque de la monnaie frappée à Poitiers.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

G. Ajoutez :

G est la marque des monnaies françaises frappées à Genève, de l'an VI à l'an XIII.

2Dans les études de notaire, la cote G se dit des objets insignifiants qu'un clerc s'approprie pendant les inventaires : il classe aux cotes A, B, etc. suivant leur nature les objets de valeur inventoriés, et ceux qu'il prend passent, comme on dit, à la cote G. C'est un calembour, g pour j'ai.

HISTORIQUE

XIIIe s. Plus que nule letre que j'oie, Signifie G la goie [joie] Qui par feme revient au monde, Senefiance de l'ABC, dans JUBINAL, t. II, p. 278.

Source : Dictionnaire Littré

Étymologie de « g »

G latin, γ, gamma grec, qui vient du g phénicien, nommé gimel, proprement le cou du chameau ; ainsi dit de sa forme.

Source : Dictionnaire Littré

Phonétique du mot « g »

Phonétique Prononciation
France (Paris) : écouter « g [ʒe] »
(Région à préciser) : écouter « g [ʑe] »
France (Lyon) : écouter « g [ʒe] »
\ʒ\ devant ‹ e ›, ‹ i ›, ‹ y ›.
\ɡ\ devant ‹ a ›, ‹ o ›, ‹ u › ou toute consonne. France (Marseille) : écouter « g [ʔɡə] »
France (Marseille) : écouter « g [ʔɡə] »
utilisé dans le digramme ‹ gn › qui note le phonème \ɲ\, sauf dans les mots dérivés du latin ou du grec ancien qui comportent la suite \ɡn\ (ex : stagnant, diagnostic).
utilisé dans le digramme ‹ gu › pour noter \ɡ\ devant ‹ e ›, ‹ i ›, ‹ y ›.
Muet dans les mots : doigt, étang, sang, seing, vingt, hareng.
France (Vosges) : écouter « g »
Québec (Canada) : écouter « g »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « g »

Source : Google

Traductions du mot « g »

Langue Traduction
English g
German g
Spanish g
Portuguese g
Italian g
Dutch g
Polish g
Russian g
Source : DeePL