Les gabbros sont en partie certainement magmatiques. Tel est le cas de celui de Skaergaard (...) mais ce gabbro appartient à une province de complexes annulaires subvolcaniques (...). Quant aux gabbros orogéniques consécutifs à un volcanisme, soit précoce soit terminal de la formation des chaînes de montagnes, la question est moins claire (Géol.,1972, p. 379 [Encyclop. de la Pléiade]).
Prononc. : [gabʀo], Littré : [-bb-]. Étymol. et Hist. 1807 gabro (Al. Brongniart, Traité élém. de minér., Paris, Deterville, t. 1, p. 453); 1874 gabbro (Jannettas, Les Roches ds LittréSuppl.). Mot ital. (attesté dep. 1701 au sens de « terrain infertile »; dep. début xixes. au sens « roche éruptive », Lastri ds Batt.) issu prob. par dissimilation du lat. glabrum, neutre de glaber « glabre, lisse »; cf. topon. toscan Montegabro attesté en 1052 (v. Batt.).
Terme de minéralogie. Nom italien de l'euphotide, roche composée de feldspath et de diallage, Huot, Manuel de géologie, éd. Roret. ; de labrador et de smaragdite, Jannetaz, les Roches, 1874, chez Rothschild.
Le gabbro est une roche plutonique, le plus souvent d’aspect grenu, constituée presque entièrement de minéraux ferromagnésiens (pyroxènes et olivines), avec une teneur assez élevée en silicates d'aluminium (plagioclases) et une faible teneur en silice.Wikipédia
Le gabbro constitue 5 % de la croûte terrestre.Robin Lacassin
Le gabbro est souvent employé comme matériau de construction ou dans la fabrication de croix funéraires.Léon Moreux