Un oiseau à bec aigu et allongé, qui ressemblait anatomiquement à un martin-pêcheur. Toutefois, il se distinguait de ce dernier par son plumage assez rude, revêtu d'un éclat métallique. « Ce doit être un « jacamar », dit Harbert (...) − Ce serait bien l'occasion de goûter du jacamar (...) » (Verne, Île myst.,1874, p. 47).
Prononc. : [ʒakama:ʀ]. Étymol. et Hist. 1760 (Brisson, Ornithologie, t. 4, pp. 85-86). Prob. empr. au tupi-guarani (cf. Marcgraf, Historia Naturalis Brasiliae, 1648, p. 202, cité ds Brisson, loc. cit. et NED : Jacamaciri Brasiliensibus); v. aussi FEW t. 21, p. 225 a et Mach., s.v. jacacail. Fréq. abs. littér. : 19.
(Ornithologie) Nom normalisé donné à cinq genres d'oiseaux grimpeurs insectivores comprenant 18 espèces de l'ordre des piciformes et de la famille des galbulidés, apparentés de près aux bucconidés (tamatias et barbacous), dont le plumage coloré a un éclat typiquement métallique, à long bec droit et effilé, à comportement de chasse rappelant celui des guêpiers, et habitant les forêts humides de l'écozone néotropicale.
Ses seins ne sentirent plus rien, et lorsqu’on taquina leur mamelon en les effleurant avec une plume de jacamar, ils ne frémirent pas.— (Richard M. Keuko, Le chant de So, 2001)