Jacques
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Définitions de « jacques »
Trésor de la Langue Française informatisé
JACQUES1, subst. masc.
JACQUES2, subst. masc.
Donnez-moi votre fusil; et je vous descends le Jacques (un geai) qu'est sur le tremble (La Varende, Man d'Arc,1939, p. 106).Sur le buffet, des oiseaux en cage : « J'ai eu longtemps un Jacques [un geai] que j'avais apprivoisé, j'ai souvent des bouvreuils » (Y. Verdier, Façons de dire, façons de faire, Paris, Gallimard, 1980, p. 264).JAQUE2, JACQUE, subst.
Le roi était à cheval, vêtu de l'habillement court et étroit qu'on nommait une jacque; le sien était en velours noir (Barante, Hist. ducs Bourg., t. 2, 1821-24, p. 62).Jeanne fut introduite (...). Robuste, le cou puissant et court, la poitrine ample, autant qu'il y pouvait paraître sous le jacque (France, J. d'Arc, t. 1, 1908, p. 194).Wiktionnaire
Nom commun
| Invariable |
|---|
| jacques \ʒak\ |
jacques \ʒak\ masculin
- (Désuet) Sorte de sobriquet donné anciennement aux paysans.
- Personne niaise, un peu sotte.
- Nous sommes de beaux Jacques, allez, de gratifier de plus de trois mille francs ce mauvais docteur là. […]. Qui tombe jamais malade ici ? […] Si on l'appelle c'est tout au plus pour le permis d'inhumer. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Argot) Pince-monseigneur.
- Aussi j'prends mes outils dans la serviette.
— Quels outils?
— Ben, mon jacques.
— Un jacques, me souffla Bob, c'est une pince-monseigneur.
— […].C'est au cas qu'on a mis le verrou à l'intérieur que j'me sers du jacques. Ça va vite. Deux, trois pesées.. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Aussi j'prends mes outils dans la serviette.
- (Histoire) Pluriel de jacque (paysan insurgé, insurgé d'une jacquerie).
- Le XIVe siècle […] s’affaisse dans le sang avec les désastres de Crécy et de Poitiers, les excès furieux des Jacques et des Maillotins, les brigandages des Tard-venus, […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Histoire) Pluriel de jacque (vêtement de protection, en usage au Moyen Âge).
- (Botanique) Pluriel de jacque (fruit du jacquier).
Forme de nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| jacque | jacques |
| \Prononciation ?\ | |
jacques \Prononciation ?\ féminin
- Pluriel de jacque.
Littré (1872-1877)
jacques
- 1Nom propre qui est la forme vulgaire de Jacob.
- 2Jacques Bonhomme, nom donné par dérision aux paysans, à la population des campagnes dans le XIVe siècle et le XVe.
Jacques, qui, depuis cette guerre [la jacquerie], porta le surnom de Jacques Bonhomme, se rétablit de ses blessures, et paya comme ci-devant
, Aug. Thierry, Hist. vérit. de Jacques Bonhomme, Ét. historiques. - 3 S. m. pl. Les jacques, les paysans révoltés dans le XIVe siècle contre les seigneurs.
- 4Saint Jacques, nom d'un saint sous l'invocation duquel certains ordres furent placés.
Saint-Jacques de l'Épée, ordre militaire institué en 1170, sous le règne de Ferdinand II, roi de Léon et de Castille, pour protéger contre les courses des Maures les pèlerins allant à Compostelle.
Nom d'un ordre de chevalerie, institué au treizième siècle par Florent V, comte de Hollande ; la marque était une chaîne d'or, avec six coquilles et une médaille pendante, où était l'image de cet apôtre.
Saint-Jacques du Haut-Pas, ordre de religieux hospitaliers appelés aussi pontifices ou faiseurs de ponts, dont le principal institut était de faciliter aux pèlerins le passage des rivières en faisant eux-mêmes des ponts et des bacs pour cet usage.
Chemin de Saint-Jacques, nom populaire de la voie lactée.
- 5Prendre Jacques Déloge pour son procureur, s'enfuir, s'évader.
L'on me donna Va-t'en, un avocat d'honneur ; Je pris Jacque Déloge après pour procureur
, Poisson, les Faux Moscovites, sc. 7. - 6Maître Jacques, homme qui réunit plusieurs emplois dans une maison, par allusion au maître Jacques de l'Avare de Molière qui est à la fois cocher et cuisinier.
HISTORIQUE
XIVe s. S'il [le roi Jean] est bien conseillé, il n'obliera mie Mener Jacques Bonhomme en sa grant compagnie ; Guerres ne s'enfuira pour ne perdre la vie
, Bibl. des ch. 3e série, t. II, p. 263.
XVIe s. Le pendart il fait Jacques Deloges
, la Comédie des proverbes, III, 3.
Étymologie de « jacques »
- (1359) les Jaques « paysans » ; (1359) Jaque Bonhome (→ voir Jacques Bonhomme) ; (1881) faire le Jacques « faire l'imbécile » → voir faire le jacques). Emploi comme nom commun du prénom Jacques.
Phonétique du mot « jacques »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| France (Vosges) : écouter « jacques » |
|
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| France (Nancy) : écouter « jacques » |
|
Fréquence d'apparition du mot « jacques »
Source : GoogleTraductions du mot « jacques »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | jacques |
| German | jacques |
| Spanish | jacques |
| Portuguese | jacques |
| Italian | jacques |
| Dutch | jacques |
| Polish | jacques |
| Russian | жак |
Synonymes de « jacques »
Citations sur le mot "jacques"
Un Jacques n'a pas besoin d'une épée pour terrasser un dragon.
George R.R. Martin
Il y a bien des manières de tuer un Jacques, on peut lui enlever sa raison de vivre, sa raison de mourir... le supplice le plus cruel, c'est de lui briser le cœur.
Alessandro Baricco
Le véritable héros de l'œuvre de Proust, c'est Jacques.
Alain de Botton