(Habillement) Pourpoint, vêtement qui serre le corps.
Othon […] se fit indiquer le tailleur le mieux assorti de la ville, changea ses habits de velours et de soie contre un justaucorps de drap vert serré avec une ceinture de cuir.— (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
Une fille en foulard et justaucorps sauta de la voiture, et se mis à secouer le portail à coups de poings dignes d’un homme.— (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduit par Henri Mongault, 1949)
La guerre de 1914 était responsable de quelques lacunes dans le vocabulaire de mon père, qui les transmit à plusieurs générations. Il nous disait par exemple qu’un autodidacte est un monsieur qui conduit lui-même son automobile ou que la grande surprise se manifeste par un justaucorps subit.— (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 59)
(Gymnastique) Vêtement moulant utilisé pour faire de la gymnastique, avec ou sans manche.
Une femme en justaucorps faisait faire des jumping jacks à un groupe d’adhérentes.— (Sarai Walker, (In)visible, traduit de l’anglais américain par Alexandre Guégan, Gallimard, 2017, page 65)
(ju-stô-kor ; l's ne se lie pas : un ju-stó-kor élégant)s. m.
Espèce de vêtement à manches qui descend jusqu'aux genoux et qui serre la taille. On fit prendre des justaucorps gris aux laquais et cochers, Sévigné, 401.Ce misérable poëte à qui vous donnâtes ce vieux justaucorps qui vous avait tant servi à la chasse, Dancourt, Chev. à la mode, II, 9.
Par plaisanterie. Un justaucorps de pierre, une prison.
Mme de Sévigné a écrit, à tort, des justes-au-corps. Il [M. de Grignan] a beaucoup de noblesse [beaucoup de gentilshommes] avec de beaux justes-au-corps, qui ne fera que l'incommoder dans une expédition, Sévigné, 23 nov. 1673.