Un quatrième kakémono de Korin (...) fait jaillir sur la pâleur fauve du fond, comme d'un éventail de lames vertes, des iris blancs et bleus (...) : de l'aquarelle qui a l'aspect solide et plâtreux d'une peinture à fresque (Goncourt, Journal,1894, p. 683).Ces premiers âges de concentration intellectuelle où le bouddhisme, peu populaire, s'enfermait dans les couvents pour enluminer au fond du silence les vieux kakémonos de soie (Faure, Hist. art,1912, p. 203).
Prononc. et Orth. : [kakemɔno]. Kakémono est l'orth. proposée par Catach-Golf. Orth. Lexicogr. 1971. Étymol. et Hist. 1878 (Goncourt, Journal, p. 1271). Mot japonais (composé de kakeru « suspendre » et de mono « chose ») désignant une peinture sur soie ou sur papier, de forme longitudinale, qui est suspendue verticalement et qui peut se rouler autour d'un bâton. Bbg. Pauli 1921, p. 66. - Quem. DDL t. 12.
Tokonoma contenant un ikébana et un kakémono encadrant une calligraphie.Kakémonos utilisés par Wikimedia France pour sa communication, une structure autoporteuse permettant aux panneaux de tenir debout.
kakémono\ka.ke.mo.no\masculin (orthographe rectifiée de 1990)
(Art) Rouleau de papier ou de tissu avec des baguettes de bambou à ses extrémités, permettant d’afficher estampes et calligraphies, apparu en Chine à l’époque de la dynastie Tang et développé au Japon à l’époque de Heian (794-1192), afin de décorer les maisons ou les lieux d’évènements.
Un kakémono orne traditionnellement la pièce où se déroule la cérémonie du thé.
(Publicité) Panneau plus long que large et pouvant être déroulé, outil de communication visuelle ou support d’expositions à l’infrastructure légère.
Enfin, « deux kakémonos [affiche enroulable] orneront la façade du bâtiment avec le message suivant : "Mairie solidaire avec le mouvement social" ».— (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 27 janvier 2023, page 2)