La silice d'infusoires, ou silice fossile, ou Kieselguhr, est employée pour la confection de divers produits réfractaires poreux, pièces pour fourneaux à gaz notamment (Larchevêque, Fabric. industr. porcel.,1898, p. 20).Nobel a trouvé que le meilleur absorbant de la nitroglycérine était le kieselguhr, enveloppe fossile de très petites diatomées (Vennin, Chesneau, Poudres et explosifs,1914, p. 315).
Prononc. : [kizεlgu:ʀ]. Étymol. et Hist. 1824 (Beudant, p. 846 : kieselguhr, opale hyalite). Mot all. (fém.), de même sens, composé de Kiesel « galet » et de Gu(h)r, terme de minér. (dep. 1562), « masse humide émanant de la roche », dér. de gären « fermenter ».
(Pétrographie) Roche formée de fossiles siliceux de diatomées.
[…] ; on ajoute à ce moment 172 grammes de silice pulvérisée impalpable : cette silice porte le nom de farine fossile ou kieselguhr.— (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924, page 149)
Beaucoup des tripolis et des randanites (ou Kieselguhr), dites souvent improprement « terres d’Infusoires », qui sont employées dans l’industrie, se sont ainsi formés autrefois dans les lacs de notre pays d’Auvergne, en particulier dans le versant nord de l’ancien grand volcan du Cantal, […].— (Léon Bertrand, Histoire géologique du sol français, tome 1, Les matériaux et les types structuraux du sous-sol, Flammarion, 1944, page 30)
Elles peuvent contenir des composants inertes tels que le kieselguhr et d’autres additifs tels que des colorants ou des stabilisants.— (Nations Unies, Commission économique pour l’Europe, Comité des transports intérieurs, Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par voies de navigation intérieures (ADN), vol. 1, 2006)