Les labres ont des dents pharyngiennes bien remarquables; il y a en haut deux os et en bas un seul, formant des plaques qui broyent et qui sont garnies de dents hémisphériques (Cuvier, Anat. comp., t. 3, 1805, p. 186).On trouve dans la rade un grand nombre de poissons bons à manger, tels que raies, balistes (...) labres, perches (Freycinet, Voy. terres austr.,1815, p. 336).
Prononc. : [labʀ ̥]. Étymol. et Hist. [1754 ds Bl.-W.3-5] 1797 « poisson » (Gattel). Empr. au lat. des naturalistesLabrus (1738, Artedi, Ichthyologia part. V, p. 34), tiré du lat. labrum « lèvre », parce que le labre est un poisson aux lèvres épaisses. Fréq. abs. littér. : 15.
LABRE2,subst. masc.
I. −Pièce squelettique impaire située en avant de la bouche des insectes et analogue à une lèvre supérieure.La tête se prolonge en avant par une pièce impaire, articulée, le labre ou lèvre supérieure qui n'est pas un appendice; il recouvre la bouche (Zool.,t. 2, 1963, p. 492 [Encyclop. de la Pléiade]).
II. −Bord externe d'une coquille univalve chez les mollusques. (Dict. xixeet xxes.).
− En partic.Protubérance de la face orale bordant postérieurement le péristome des oursins irréguliers.Le péristome très en avant devient labié et excentrique; il est bordé postérieurement par le labre (Zool.,t. 3, 1972, p. 130 [Encyclop. de la Pléiade]).
Prononc. : [labʀ ̥]. Étymol. et Hist. 1817 zool. (Latreille ds CuvierRègne animal t. 3, p. 128). Empr. au lat.labrum « lèvre ».
Le labre (2) chez les insectes est coloré en rouge sur ce schéma.
labre\labʁ\masculin
(Zoologie) Lèvre supérieure des mammifères.
(Entomologie) Chez les insectes, la pièce qui forme l’extrémité du bec ou rostre, et qui tient lieu de lèvre supérieure.
(Malacologie) Bord externe d’une coquille univalve.
Nom commun 2
Singulier
Pluriel
labre
labres
\labʁ\
labre\labʁ\masculin
Un labre mêlé femelle.Un labre merle.Un labre vert.
(Ichtyologie) Chacune des espèces de poissons osseux marins de la famille des labridés, aux lèvres doubles et charnues, comprenant la vieille.
L’un des plus grands labridés connus est le labre géant, qui fréquente les récifs de coraux de la mer Rouge, de l’océan Indien et du Pacifique ouest.— (Pierre Avenas, Henriette Walter, La fabuleuse histoire du nom des poissons, 2011)
Maintenant, beaucoup de choses étant expliquées, le comportement des labres ne surprend plus, et nous pouvons enfin arriver à l’espèce Labrus berggylta’', c’est-à-dire notre courlazo.— (Anita Conti, L’Océan, les bêtes et l’homme ou l’ivresse du risque, 1999, page 1064)