La ville sainte [Kairouan], sans que rien l'annonce, surgit au milieu du désert; ses alentours immédiats sont féroces; nulle végétation, que celle des nopals − ces paradoxales raquettes vertes, couvertes de piquants venimeux − dans le fouillis desquels se cachent, dit-on, des najas (Gide, Si le grain, 1924, p.558).
Prononc.: [naʒa]. Homon. (il) nagea. Étymol. et Hist. I. 1525 nagha (Fabre, Le Voyage, trad. de Pigafetta, fo73 rods Arv., p.356). II. 1734 Naja (Seba, Locupletissimi, I, p.71, no4-5, ibid., p.358). I forme éphémère de naja, transmise par les trad. d'ouvrages de voyages et empr. à l'hindi nāg «serpent». II empr. au lat. des zool.: Naia (1693 Ray, Synopsis methodica Animalium quadrupedum et serpentini generis, p.330), naja (1712 Kaempfer, Amoenitatum, p.565), le mot ayant été empr. par des sav. holl. du xviies. à un parler de Ceylan: Noya, 1693 trad. de R. Knox, La Relation ou Voyage de l'isle Le Ceylan, I, p.127 (v. Arv., pp.356-358).
(Herpétologie) Serpent venimeux de l’ordre des vipères.
Il est énorme. Il doit mesurer à peu près quatre mètres. Noir et or. Un Naja bungarus. D'où l'ont-ils eu ? Pourquoi l'ont-ils amené jusqu'ici ?— (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
Il y en a un qui doit l'avoir mordu, soit le crotale, soit le naja. Ces bestioles, ça ne pardonne pas.— (Raoul Cauvin, L'agent 212 # 22 — Brigade des eaux, éditions Dupuis, 2001, page 27)
Serpent venimeux de l'ordre des vipères, qui comprend deux espèces : le naja vulgaire ou serpent à lunettes, coluber naia, L., et le naja haje, dit aussi aspic de Cléopâtre.