Punch

subst masc

Définitions de « punch »

Trésor de la Langue Française informatisé

PUNCH1, subst. masc.

C'est le Londres même de 1800, qui s'enrichit de toute la misère continentale, qui attire chez lui l'or de l'Europe, puis court à ses plaisirs; ou bien s'installe autour du grand bol à punch (Morand, Londres, 1933, p. 41):Certaines ponces contiennent parfois plus d'alcool que d'autres ingrédients (Dubuc.-Boul.Québéc.1983, p. 146).
REM.
Ponce, subst. fém.,var. région. (Canada). Certaines ponces contiennent parfois plus d'alcool que d'autres ingrédients (Dubuc.-Boul.Québéc.1983, p. 146).
Prononc. et Orth.: [pɔ ̃:ʃ]. Homogr. punch2. Ac. 1762: ponche; 1798: punch, ponche; dep. 1835: punch; Littré: punch, ponche ,,on l'a d'abord fait féminin et écrit ponche``; Rob., Lar. Lang. fr.: punch. Plur. des punchs (Rob. 1985). Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. 1971, p. 290: un ponch, plur. des ponchs. Étymol. et Hist. 1. [1653 Bolleponge est un mot anglois (Boullaye-Le-Gouz, Voyages, 516 ds Bonn., p. 112) v. bol2étymol.]; 1674 Punch ([H. Justel], Rec. de divers voyages faits en Afrique et en l'Amérique, 55 ds Höfler Anglic.); 1688 ponche (M. J. de La Courbe, Premier voyage... fait a la coste d'Afrique en 1685, v. 1688, p.p. P. Cultru, 1913, 199, ibid.); 2. 1837 « réunion, réception où l'on boit du punch » (Barb. d'Aurev. Memor. 1, p. 154). Empr. à l'angl.punch, prob. simultanément dans la région des Antilles et sur les côtes d'Afrique occidentale, avec notamment une francisation sous la forme ponche qui ne peut être considérée comme exclusive des récits se rapportant à une seule de ces deux régions (cf. König, pp. 170 et sqq. et Arv., pp. 418 et sqq.). L'angl. punch att. dep. 1632 serait, selon le voyageur britannique de la fin du xviies. J. Fryer, empr. au marathe ou hindi pānch « cinq », cette boisson étant composée de cinq ingrédients à l'origine; toutefois, cette dernière affirmation n'est pas certaine et le passage de panch à l'angl. punch fait difficulté du point de vue phonét. (NED, Klein Etymol., v. aussi König, pp. 170 et sqq. et Arv., pp. 418 et sqq.). Bbg. Boulan 1934, pp. 100-101; p. 118. − Quem. DDL t. 5, 6, 9, 21.

PUNCH2, subst. masc.

A. − SPORTS (boxe). Aptitude d'un boxeur à décocher un coup violent, précis, capable de mettre l'adversaire hors de combat. Avoir du punch. Chez Assane Diouf, on trouve le talent du virtuose (...). Ses déplacements rapides, sa précision, son punch enfin sont les principaux atouts de son jeu (L'Œuvre, 20 avr. 1941).
P. ext. Réserve de force qui permet à un sportif, à une équipe d'accomplir l'effort nécessaire au moment voulu, à faire preuve de mordant et d'efficacité. Il n'a plus le punch, ce je ne sais quoi dans la nature de sa balle qui en assurait l'efficacité (L'Auto, 27 sept. 1933, p. 4 ds Grubb Sports 1937, p. 58).
B. − Au fig., fam. Dynamisme d'une personne, efficacité, ardeur combative, capacité de riposte. Manquer de punch. Comme ils allaient se quitter, Marchesseau dit simplement à Lucien: « Tu as un fameux punch! » et Lucien répondit: « C'était un Juif » (Sartre, Mur, 1939, p. 209).« Vous n'avez pas le punch, que voulez-vous! » Remarque le neveu de Ganse, avec pitié (Bernanos, Mauv. rêve, 1948, p. 901).Ah! fit Gretel [à Max] (...) ce ne sont peut-être pas des hommes du monde, mais ce... comment l'appelez-vous? Mouchet... quel punch! (Vialar, Dansons, 1950, p. 200).[En parlant d'une chose] Propos, discours qui ont du punch; spectacle qui manque de punch.
Le boxeur scientifique qu'il était exclusivement, est devenu un « puncheur » redoutable, dont les coups ne pardonnent pas (Miroir des sports, 31 mai 1923, p. 337, col. 1).
Prononc. et Orth.: [pœn(t)ʃ]; Pt Rob., Lar. Lang. fr.: [pœnʃ]; Warn. 1968: [pœntʃ]; Martinet-Walter 1973 (9/17): [pœnʃ]. Homogr. punch1. Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. 1971, p. 290: un puntch, plur. des puntchs (et puntcheur). Étymol. et Hist. 1. 1909 « coup de poing sec et dur » (La Vie au grand air, 30 oct., 324c ds Höfler Anglic.); 2. 1909 « aptitude d'un boxeur à porter des coups secs et décisifs » (La Boxe et les boxeurs, 8 déc., 3a, ibid.); 3. 1933 « aptitude à réagir vivement, puissance » (Tennis et Golf, 1erjuill., 10 d'apr. Grubb Sports, p. 58). Empr. à l'angl.punch « coup direct et puissant, gén. donné avec le poing » (1578, NED) d'où, au fig. « force, vigueur (dans tout domaine) » (1911 ds NED Suppl.2), du verbe to punch « poinçonner, percer » (xves., NED) d'où « frapper du poing » (1530, Palsgr., p. 670) qui semble apparenté à to pounce « graver en relief, repousser, estamper » représentant peut-être une abrév. à partir du moy. angl. ponson, ponsyon, angl. puncheon « instrument destiné à graver ou à percer », de l'a. fr. d'où est issu le fr. mod. poinçon*.
STAT.Punch1 et 2. Fréq. abs. littér.: 275. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 593, b) 563; xxes.: a) 310, b) 174.
DÉR.
Puncheur, subst. masc.Boxeur qui a du punch. Le boxeur scientifique qu'il était exclusivement, est devenu un « puncheur » redoutable, dont les coups ne pardonnent pas (Miroir des sports, 31 mai 1923, p. 337, col. 1). [pœn(t)ʃ œ:ʀ]; Martinet-Walter 1973 6/17 [-ntʃ œ:ʀ]. Pt Rob., Lar. Lang. fr. [-nʃ œ:ʀ]. Prop. Catach-Golf., v. supra. 1reattest. 1923 supra; de punch, suff. -eur2.
BBG.Becker 1970, p. 216. − Bonn. 1920, pp. 112-113. − Quem. DDL t. 6 (s.v. puncheur).
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Nom commun 1

Singulier Pluriel
punch punchs
\pœntʃ\

punch \pœntʃ\ masculin

  1. Puissance de frappe importante pour un boxeur.
    • — Ce gars, i… i… il a le punch — (André Franquin, Gaston 8 — Lagaffe nous gâte, éditions J.Dupuis Fils, 1970, page 60)
    • Il a du punch.
  2. Efficacité, dynamisme.
    • Avoir du punch.
  3. (Québec) Point déterminant d’une histoire, dénouement, intrigue.
    • Le punch d’un film.

Nom commun 2

Singulier Pluriel
punch punchs
\pɔ̃ʃ\
Du punch. (sens n°1)

punch \pɔ̃ʃ\ masculin (orthographe traditionnelle)

  1. Boisson ordinairement composée de rhum ou d’eau-de-vie, d’infusion de thé, de jus de citron et de sucre.
    • Ces précautions prises, il parut moins inquiet et fit venir un bol de punch. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, 1848)
    • Mon Dieu, avec un bol de punch et des gâteaux on le régalera, car, Popinot, pas de farces : je voyagerai sans commission ni frais, vos concurrents paieront, je les dindonnerai. — (Honoré de Balzac, Histoire de la Grandeur et de la Décadence de César Birotteau, 1837, chapitre premier)
    • Voyez-vous, je ne crains qu’une chose, c’est qu’un jour, en allumant votre pipe, vous ne vous allumiez vous-même, ainsi qu’un bol de punch. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre III)
    • Il arriva à Banon vers huit heures, commanda deux litres de vin de Bourgogne, une livre de cassonade, une poignée de poivre et le bol à punch. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 42)
  2. (Par extension) Grand récipient destiné à contenir du punch.
    • La scène était éclairée par deux énormes punchs qui brûlaient dans des seaux d’écurie et par une profusion de lampes à pétrole et de chandeliers qu’on avait disposés de façon à ne pas laisser un seul coin d’ombre dans cette vaste pièce voûtée. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 100)
  3. (Par extension) Réunion ou fête où l’on offre du punch.
    • C’est une belle fête, les discours prononcés au moment du punch sont ovationnés, surtout l’envolée de Léon Blum. — (Zineb Dryef, Code du travail, le pavé de la discorde, Le Monde. Mis en ligne le 27 octobre 2017)
    • Après la partie, un punch d’honneur a été offert par l’Étoile Sportive aux joueurs Perpignanais, au grand café de l’Union, siège de la société. — (Le Rappel catalan (Perpignan) du 1er février 1912)

Voir aussi

  • punch sur l’encyclopédie Wikipédia
Source : Wikitionnaire

Littré (1872-1877)

punch

(ponch) s. m.
  • Mélange de thé et d'eau-de-vie ou de rhum, avec du jus de citron et du sucre ; on le fait brûler. Les divers punchs. Lequel avait, pour charmer sa tristesse, Trois chiens courants, du punch et sa maîtresse, Voltaire, Guerre de Gen. III. Tandis que le punch s'allume, Chauffons-nous, chauffons-nous bien, Béranger, Hiver.

    Punch de dames, punch très doux, où l'eau-de-vie se fait peu sentir.

    Se dit aussi de boissons composées de vin blanc ou rouge : punch à la portugaise, à la Dupony.

    On le trouve écrit aussi ponche, dans Brillat-Savarin.

    On l'a d'abord fait féminin et écrit ponche. Il nous fit servir [le commandant hollandais] de la bierre, du vin de Madère, de la ponche et du pain d'épices, Labat, Voy. aux Antilles, t. VIII, p. 361.

Source : Dictionnaire Littré

Étymologie de « punch »

Dans les deux cas, de l’anglais punch, le premier étant issu de l’ancien français, le second de l’hindi.
Source : Wikitionnaire

Angl. punch, qui est un mot persan : panj, cinq (voy. CINQ) : boisson composée de cinq ingrédients, thé, sucre, eau-de-vie, cannelle et citron.

Source : Dictionnaire Littré

Phonétique du mot « punch »

Phonétique Prononciation
France (Île-de-France) : écouter « punch [pœntʃ] »
France (Île-de-France) : écouter « punch [pɔ̃ʃ] »
France (Céret) : écouter « punch [pɔ̃ʃ] »
(Région à préciser) : écouter « punch »
Canada (Shawinigan) : écouter « punch »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « punch »

Source : Google

Traductions du mot « punch »

Langue Traduction
English punch
German Stanze
Spanish punzón
Portuguese soco
Italian pugno
Dutch pons
Polish cios
Russian перфоратор
Source : DeePL

Synonymes de « punch »

Antonymes de « punch »