Quand ils marchaient, la terre oscillait sur son axe; Thuras tenait le Phase, Ochus avait l'Araxe, Gour la Perse, et le roi fatal, Phul-Bélézys, Sur l'Inde monstrueuse et triste était assis; Quand Cyrus les lia tous quatre à son quadrige, L'Euphrate eut peur; Ninive, en voyant ce prodige, Disait: « quel est ce char étrange et radieux Que traîne un formidable attelage de dieux? » (Hugo, Légende, t. 1, 1859, p. 420).
Prononc. et Orth.: [kadʀi:ʒ], [kwa-]. Littré, DG, Warn. 1968, Lar. Lang. fr. [kwa-]; Passy 1914, Barbeau-Rodhe 1930, Martinet-Walter 1973 [k(w)a-]; Rob. 1985 [ka-], vieilli [kwa-]. V. quadri-. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1624 (C. Menestrier ds Peiresc, Lettres, éd. Tamizey de Larroque, t. 5, p. 495). Empr. au lat.quadrigae, subst. fém. plur. (plus rarement au sing.) propr. « joug, attelage à quatre » (quadrijugum), désignant le char lui-même, le quadrige. Fréq. abs. littér.: 36.
Terme d'antiquité. Char monté sur deux roues et attelé de quatre chevaux de front. Je pense que le Soleil, placé au centre sur un quadrige, est plus d'accord avec les paroles d'Homère, Quatremère de Quincy, Inst. mém. litt. anc. t. IV, p. 150.Toi qui de la victoire as conduit les quadriges, Hugo, Applaudissement.