Rab

subst masc

Définitions de « rab »

Trésor de la Langue Française informatisé

RABBI, subst. masc.

A. − [À l'époque talmudique et médiév.; précédant gén. le nom; titre donné aux Docteurs de la Loi juive et particulièrement aux Maîtres palestiniens du Talmud] Les fondements du Talmud de Jérusalem furent posés par Rabbi Jochana ben Nappacha ([mort en] 279). Disciple de Rabbi Judah le Prince, il (...) fonda l'Académie de Tibériade, qui devint (...) le grand « atelier » du Talmud palestinien (I. Epstein,Le Judaïsme, trad. par J. Jospin, 1959, p. 118).V. halakhique rem. 2 s.v. rabbinisme ex. de A. Safran:
Il est interdit (...) à tout disciple des Sages de décider [en matière rituelle] du vivant de son maître sans y avoir été autorisé explicitement par celui-ci. Cependant, le disciple qui a reçu (...) cette permission d'enseigner, (...) seul a le droit d'être appelé « Rav » ou « Rabbi ». E. Gugenheim,Les Portes de la Loi, 1982, p. 104.
Absolument
Rabbi Juda le Prince, compilateur de la Michna [compilation juridique de l'antiquité juive faisant partie du Talmud]. V. patriarcat A 1 ex. de I. Epstein.
[Comme vocatif; titre donné au Christ par ses disciples; p. allus. à Matth. xxvi, 25] Ave, Rabbi, dit Judas. Il Le confesse, il Le désigne, il en prend possession par l'haleine, il aspire le Verbe et c'est de ce souffle même qu'il vient de Lui prendre qu'il se sert pour dire: C'est Lui (Claudel,Poète regarde Croix, 1938, p. 292).
P. méton. Docteur de la Loi (v. rabbin A). Le personnage caractéristique de l'histoire hébraïque aux temps du Premier Temple a été le Prophète, et sa production caractéristique, la Bible. À partir du Second Temple et jusqu'à la séparation des Juifs d'avec la terre à laquelle ils avaient été liés de façon exclusive, le personnage caractéristique fut le Rabbi, et son monument littéraire, le Talmud (C. Roth,Hist. du Peuple Juif, trad. par R. Schatzman, 1948, p. 140).
B. − [Titre donné au chef charismatique d'une communauté hassidique (v. rem. 4 et suiv. s.v. rabbinisme)] « Chez nous, les miracles traînaient sous les sièges et personne ne voulait les ramasser », dit un hassid du temps de Rabbi Nahman de Braslav (A. Mandel,La Voie du hassidisme, 1963, p. 176).
P. méton. Chef d'une communauté hassidique. Il palpait les petits livres, les feuilletait sans pouvoir s'arracher à cette splendeur. Son regard s'attachait avec le plus de nostalgie à ceux qui traitaient des fondateurs du Hassidisme, de grands cabbalistes ou de Rabbis miraculeux (Schalom Asch,Le Juif aux Psaumes, trad. par J. Pary et J. Pougatz, 1960, p. 80).Pour un hassid il n'existe qu'un seul Maître, pour le Rabbi qu'un seul hassid. Et l'un ne pourrait vivre sans l'autre (E. Wiesel,Célébration hassidique, 1972, p. 19).
Il semble que le Talmud de Babylone ait été constitué de diverses strates déjà mises en forme et superposées avant que Rab Ashi (352-427) en eût entrepris une rédaction définitive (Encyclop. univ.t. 151973, p. 720).Un des disciples les plus brillants qui s'asseyaient aux pieds de Juda Ierétait Abba le Grand (Rab, ou Maître « par excellence », comme on l'appela ensuite) mort en 247, babylonien de naissance, qui, à son retour dans son pays natal, fonda sa propre école à Soura (C. Roth,Hist. du Peuple Juif, trad. par R. Schatzman, 1948, p. 144).Rabbi Shnéour Zalman de Lady, le Rav de Russie Blanche (...) fut surnommé tout simplement « le Rav » (M. Buber,Les Récits hassidiques, trad. par Guerne, 1978, p. 29).Rav Hayim de Brisk fut l'initiateur d'une méthode originale d'analyse du Talmud, qui devait renouveler l'étude de cette discipline durant la deuxième moitié du XIXesiècle jusqu'à nos jours (Rabbin A. Weilds Almanach du K.K.L., Strasbourg, 1983, p. 65).Gamaliel Ierfut le premier à être désigné du titre de rabban « notre maître » (Encyclop. univ.t. 181974, p. 751).Le nom qui sert à le désigner, Rachi, est formé à partir des initiales des mots Rabbénou Chelomo fils d'Isaac (E. Gugenheimds Rachi, [ouvrage coll.], Paris, Serv. Tech. pour l'Éduc., 1974, p. 15).
REM. 1.
Rab ou Rav, subst. masc.a) [À l'époque talmudique et jusqu'au xes.; titre donné aux Docteurs babyloniens] Il semble que le Talmud de Babylone ait été constitué de diverses strates déjà mises en forme et superposées avant que Rab Ashi (352-427) en eût entrepris une rédaction définitive (Encyclop. univ.t. 151973, p. 720).Voir E. Gugenheim, loc. cit.Absol. Un des disciples les plus brillants qui s'asseyaient aux pieds de Juda Ierétait Abba le Grand (Rab, ou Maître « par excellence », comme on l'appela ensuite) mort en 247, babylonien de naissance, qui, à son retour dans son pays natal, fonda sa propre école à Soura (C. Roth,Hist. du Peuple Juif, trad. par R. Schatzman, 1948, p. 144).b) [À partir du xiies.; titre donné au chef religieux d'une communauté juive, chargé d'enseigner la Loi et, comme président du tribunal rabbinique, de veiller à sa mise en pratique] Rabbi Shnéour Zalman de Lady, le Rav de Russie Blanche (...) fut surnommé tout simplement « le Rav » (M. Buber,Les Récits hassidiques, trad. par Guerne, 1978, p. 29).c) [À l'époque mod. et p. oppos. à rabbin (v. ce mot B); titre donné au chef d'une école talmudique] Rav Hayim de Brisk fut l'initiateur d'une méthode originale d'analyse du Talmud, qui devait renouveler l'étude de cette discipline durant la deuxième moitié du XIXesiècle jusqu'à nos jours (Rabbin A. Weilds Almanach du K.K.L., Strasbourg, 1983, p. 65).
2.
Rabban, subst. masc. (v. rabbanite étymol.).[Titre donné à certains des Patriarches (v. patriarche C) ainsi qu'à Johanan ben Zakkaï qui rétablit le Sanhédrin à Yavné au moment de la destruction du Temple de Jérusalem] Gamaliel Ierfut le premier à être désigné du titre de rabban « notre maître » (Encyclop. univ.t. 181974, p. 751).
3.
Rab(b)énou,(Rabénou, Rabbénou) subst. masc.[Titre plus particulièrement utilisé pour désigner les Maîtres de l'époque médiévale] Le nom qui sert à le désigner, Rachi, est formé à partir des initiales des mots Rabbénou Chelomo fils d'Isaac (E. Gugenheimds Rachi, [ouvrage coll.], Paris, Serv. Tech. pour l'Éduc., 1974, p. 15).
Prononc.: [ʀabi]. Étymol. et Hist. Fin xiiies. Rabi, Rabbi comme vocatif, ici en s'adressant au Christ (ds M. von Orelli, Der altfranzösische Bibelwortschatz des Neuen Testamentes im Berner Cod. 28, p. 332: Rabi, qui vaut autant come mestre, ou habites tu [Jean 1, 38]; Icist vint a Jhesum par nuit et li dist: Rabbi [Jean 3, 2]); 1314 Rabi comme titre devant un nom propre (Chirurgie Henri de Mondeville, éd. A. Bos, § 1754: Rabi Moises [Maïmonide] en son traitié des venins); 1605 Rabbi (Le Loyer, Hist. des Spectres, l. 8, chap. 3, p. 843: Rabbi Samuel de Maroch). Empr. à l'hébr. postbibliquerabbι ̄ « maître, professeur » (propr. « mon maître, mon professeur »), formé de rav « chef, prince; seigneur, maître, professeur » et de -ι ̄ , suff. pronom. de la 1repers. du sing. Ce titre d'honneur et de respect était donné chez les Juifs, vraisemblablement dep. le 1ers. av. J.-C., aux docteurs de la Loi, puis à tout personnage ayant une autorité religieuse comme p. ex. dans le N.T. Jean-Baptiste (Jean 3, 26) et Jésus-Christ (Matth. 26, 25; Marc 9, 5, etc.). V. Bible 1912. Fréq. abs. littér.: 24.

RABIOT, subst. masc.

A. − Arg. mar. et milit.
1.
a) Reste de boissons, de nourriture après une première distribution. Synon. excédent, supplément, surplus.Rabiot de café, de viande, de vin; distribuer, se partager le rabiot; il y a du rabiot. Dans un coin [du bureau du chef], quatre boules de son empilées, rabiot des hommes en permission opéré sur la distribution de la veille (Courteline,Train 8 h 47, 1888, 1repart., iii, p. 30).Le tas de boules rousses (...) peu à peu a décru, jusqu'à disparaître. Et Brémond (...) vient de distribuer « le rabiot de barbaque » (Genevoix,Nuits de guerre, 1917, p. 8).En cercle, tendant le quart, nous entourons Bréval qui partage le vin. Pendant qu'il verse le rabiot goutte à goutte, Sulphart ausculte le bidon d'eau-de-vie (Dorgelès,Croix de bois, 1919, p. 83).
Loc. adj. De rabiot. En supplément après la distribution. Favret [montrant les deux pains]: C'est tout ce qu'il y a de rabiot? Bernot: Bien sûr. Favret: C'est pas bésef (Courteline,Gaîtés esc., 1886, i, 1, p. 8).
Loc. verb. Avoir du rabiot de. Avoir un supplément de. Le capitaine nous les capitalisait [les heures de permission], nous disant que nous aurons du rabiot de perme quand le régime des permissions serait régularisé (Cendrars,Main coupée, 1946, p. 145).
b) Vieilli. ,,Reste que le distributeur s'adjuge indûment`` (Esn. Poilu 1919).
Loc. verb. Faire du rabiot. ,,Prélever indûment une part sur les vivres`` (France 1907); p. ext., voler, faire du bénéfice sur les fonds qu'on vous confie. Hein? reprit Laguitte, doit-il faire du rabiot, l'animal [le boucher], pour nous lâcher ainsi deux mille francs! (Zola,Cap. Burle, 1883, p. 28).[Le sergent-major] faisait du rabiot sur tout (Bruant1901, p. 452).
2.
a) Temps de service supplémentaire imposé à un militaire à la fin de son temps de service normal, en cas de peines disciplinaires. Faire du rabiot; un mois de rabiot. Il n'est pas encore arrivé [le général], dit Barnavaux d'un ton conciliant; mais il se fera un devoir de te rendre visite dans tes salons, sûr! Et il te collera trente jours de rabiot (Mille,Barnavaux, 1908, p. 133).
Arg. (gdes éc. milit.). Temps de retenue imposé à un élève à la fin de l'année lorsqu'il a obtenu une note insuffisante aux examens. [C'est] la fin de l'année d'études (...) Dans une quinzaine, il ne restera plus à l'École que quelques malheureux punis d'un rabiot (Claris,Éc. polytechn., 1895, p. 297).
b) P. ext., fam. Temps de travail supplémentaire. Être obligé de faire du rabiot; prendre du rabiot:
Grande difficulté pour le recrutement des pagayeurs. Le plus grand nombre se défile (...). La compagnie de l'Ouham et Nana a coutume de les payer, non à la journée, mais au voyage. Ils doivent recevoir tant pour le trajet de Lamy à Moosgoum, puis Bangor. Ce que nous leur demandons est du rabiot, dont il ne leur sera pas tenu compte. Gide,Retour Tchad, 1928, p. 920.
B. − Pop., fam.
1. Supplément. Le neuf fois centenaire plus le rabiot, n'entendait rien, quoiqu'il eût le tympan encore passable (Arnoux,Visite Mathus., 1961, p. 138).
Loc. adj. De rabiot, en rabiot. En supplément. − Voulez-vous cinq louis, et un petit écu de rabiot? − Bourgeois, j'ai dit six (Hugo,Travaill. mer, 1866, p. 173).Les munitions arrivèrent, et quelques fusils de rabiot (Malraux,Espoir, 1937, p. 839).
2. Avantage supplémentaire dont on bénéficie. Il est de neuf ans plus vieux que moi. Autant de rabiot de force que j'aurai toujours sur lui (Montherl.,Olymp., 1924, p. 323).Il fallut presque toujours la nuit faire encore travailler sa fatigue, souffrir un petit supplément, rien que pour manger, pour trouver le petit rabiot de sommeil dans le noir (Céline,Voyage, 1932, p. 43).
C'est une boule de pain en rab, elle est moisie (Sartre,Mort ds âme, 1949, p. 235).On le voyait s'amener à l'heure de la soupe. Il (...) surveillait de près la distribution du rabiot et du rab' de rabe [sic] quand il y en avait (...) mendigotait, pleurnichait (Cendrars,Main coupée, 1946, p. 19).Trois ans de prison à chacun... Avec les remises de peine, ils ne feront pas dix mois de rab! (Vercel,Cap. Conan, 1934, p. 137).Bon Dieu, il m'en manque un paquet [de cartouches] ... T'en as pas un en rab'? (Dorgelès,Croix de bois, 1919, p. 68).Je peux me renfoncer dans les draps pour savourer cette heure de grâce, ce rab de nuit où s'éteint enfin la veilleuse qui brûle dans ma tête (H. Bazin,Huile sur feu, 1954, p. 287).
Prononc. et Orth.: [ʀabjo]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1. a) 1831 arg. mar. rabiau « ce qui reste de boisson après la distribution des rations aux hommes » (Will., v. aussi Fr. mod. t. 26, p. 56); 1859 id. rabiot « soupe que les soldats laissent quelquefois au fond de la gamelle » (Larch., p. 80); b) 1859 id. « temps de service supplémentaire auquel est astreint un militaire qui a encouru une peine disciplinaire » (ibid.); 2. 1832 arg. rabio « avantage supplémentaire, excédent dont on souhaite bénéficier » vingt pour cent de rabio (E. Corbière, Le Négrier, aventures de mer, Paris, 1834, 2eéd., t. III, p. 195 ds R. Philol. fr. t. 28, p. 207); 1866 rabiot (Hugo, loc. cit.); 3. 1920 fam. « temps supplémentaire de travail » faire du rabiot (Bauche). Prob. du gasc. rabiot « petits poissons, rebut de la pêche » (pat. de Teste ds FEW t. 10, p. 70a), dér. de rabe « œufs de poisson » var. des pat. de l'Ouest (1730, Savary Suppl., p. 1111: rabes de morue ... le terme n'est en usage qu'à La Rochelle, v. aussi FEW t. 10, p. 69b); de rave « œufs de morue, le plus souvent salés » (1679, J. Savary, Le Parfait négociant, t. 2, p. 198: déjà au xvies., une attest. isolée de raue au sens de « sorte de poisson » Statuts de la cour de Monsieur Saint Lasche, éd. Techener ds Romania t. 34, p. 608) ce sens s'expliquant par le fait que les œufs de poisson formaient un renflement du corps de l'animal comparable à une rave*. La forme norm. rebiots « surcroît de taxes » (1638, Lettre d'une mère à son fils ds Ferrand, Muse norm., t. II, p. 171; 1642, Cant ryal, ibid., p. 241, ligne 8), « primes de séance des absents réparties en surplus aux présents dans un chapitre » (1770 à Caen d'apr. Esn. 1965) est prob. à rapprocher de rabiot. Fréq. abs. littér.: 24.
DÉR.
Rab(e), rab',(Rab, Rabe) subst. masc.,apocope. a) α) Arg. milit. ou fam. [Corresp. à supra A 1 a] Avoir du rab; il y a du rab. C'est une boule de pain en rab, elle est moisie (Sartre,Mort ds âme, 1949, p. 235).Rab de rab. ,,Portion qui fait l'objet d'une troisième tournée complémentaire des deux premières; « superlatif » de rab`` (Esn. Poilu 1919, p. 443). On le voyait s'amener à l'heure de la soupe. Il (...) surveillait de près la distribution du rabiot et du rab' de rabe [sic] quand il y en avait (...) mendigotait, pleurnichait (Cendrars,Main coupée, 1946, p. 19). β) En partic., arg. milit. [Corresp. à supra A 2 a] Trois ans de prison à chacun... Avec les remises de peine, ils ne feront pas dix mois de rab! (Vercel,Cap. Conan, 1934, p. 137).b) Fam. α) [Corresp. à supra B 1] Loc. adj. En rab. En trop. Bon Dieu, il m'en manque un paquet [de cartouches] ... T'en as pas un en rab'? (Dorgelès,Croix de bois, 1919, p. 68). β) [Corresp. à supra B 2] Je peux me renfoncer dans les draps pour savourer cette heure de grâce, ce rab de nuit où s'éteint enfin la veilleuse qui brûle dans ma tête (H. Bazin,Huile sur feu, 1954, p. 287). [ʀab]. 1resattest. 1893 (École des Arts et métiers ds Esn. 1966), 1913 (Argot des soldats, ibid.), 1919 en rab' « en trop » (Dorgelès, loc. cit.); abrév. de rabiot.
Source : CNRTL

Wiktionnaire

Français

Nom commun

Singulier Pluriel
rab rabs
\ʁab\

rab \ʁab\ masculin

  1. (Familier) Reste, supplément.
    • Il a rechanté le deuxième acte intégral, je lui ai refilé du rab. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 5)
    • En rab, en plus, en supplément.
    • Faire du rab, travailler au-delà du temps normal, en faire plus que prévu.
  2. (Familier) Marge, marge de manœuvre.

Anagrammes

→ Modifier la liste d’anagrammes

  • ABR, abr.
  • ARB
  • Bar, bar
  • BRA, Bra, bra

Voir aussi

  • rab sur Wikipédia
Source : Wikitionnaire

Étymologie de « rab »

Apocope de rabiot. En 1859, un dictionnaire écrit : « rabiot : soupe que les soldats laissent quelquefois au fond de la gamelle ». Avoir du rabiot désignait le fait de récupérer la soupe laissée par les autres. Depuis, l’expression a voyagé des champs de bataille aux cantines scolaires.
Source : Wikitionnaire

Phonétique du mot « rab »

Phonétique Prononciation
France (Nancy) : écouter « rab »
France (Lyon) : écouter « rab »
Source : Wikitionnaire

Fréquence d'apparition du mot « rab »

Source : Google

Traductions du mot « rab »

Langue Traduction
English rab
German rab
Spanish rab
Portuguese rab
Italian rab
Dutch rab
Polish rab
Russian рав
Source : DeePL

Synonymes de « rab »