Le rebab monté d'une seule corde « rebab-ech-châér » (rebab de poète) [ainsi nommé par les Arabes] parce que le musicien qui s'en sert pour accompagner le narrateur (...) soutient toujours le même son, pour empêcher la voix de changer d'intonation (Grillet,Ancêtres violon, t. 1, 1901, p. 283).Le rebec (...) provient très certainement du rabâb arabe (Encyclop. univ.t. 201975, p. 1605).
Prononc.: [ʀ əbab], [ʀa-]. Étymol. et Hist. 1767 rebap (Blainville, Hist. de la Mus., 59 ds Wright Mus. 1941), 1780 rebab (La Borde, Essai sur la mus., I, 192, ibid.). Empr. à l'ar.rabāb « instrument de musique ressemblant au violon, à une, deux ou trois cordes ». Bbg.Quem. DDL t. 7. − R. Arveiller ds Z. rom. Philol., t. 103, 1987, pp. 350-351.
(Musique) Cordophone à cordes frottées – le plus souvent deux –, élément central de la musique arabo-andalouse, espèce de vièle composée d'une caisse de résonance recouverte d’une peau de chèvre.
Les rababs arabes ou turcs sont petits et légers, le corps, souvent un simple bâton, traverse un résonateur en bois ou en noix de coco, recouvert de peau et reposant sur une pique, comme un violoncelle. Les 2, 3, ou 4 cordes sont en boyaux épais, l'instrument posé soit à terre soit sur le genou du musicien se joue avec un archet lui aussi rustique.
De l’arabe rabab, même sens. A distinguer du kabuli rabâb, instrument à cordes pincées (espèce de luth) originaire de Perse, le rabab, en traversant la Méditerranée, est sans doute à l’origine du rebec, ancêtre du violon.