La cervelle du roi nègre jaillit au dehors en bouillie blanche; au son du tabala et des cymbales de fer, il tomba au milieu de ses prêtres, empêtré dans ses longs chapelets d'amulettes (Loti, Spahi, 1881, p. 361).
Prononc.: [tabala]. Étymol. et Hist. 1800 (MungoPark, Voyage dans l'intérieur de l'Afrique, trad. de l'angl. par J. Castéra, t. 2, p. 32: le tabala, grand tambour qui s'emploie ordinairement pour répandre l'alarme dans le pays). Empr. au wolof et bambaratabala, mot répandu parmi les populations wolof, bambara et mandingue du Sénégal, de la Gambie et du Mali (cf. New Grove Dictionary of Musical Instruments, Londres, t. 3, 1984, p. 491); prob. lui-même empr. à l'ar. ṭabl « tambour ».
(Musique) Gros tam-tam d’Afrique noire, présent surtout au Mali et au Sénégal.
Deux hommes portent ce tabala, sur lequel un troisième frappe à tour de bras avec une sorte de massue, dont le nom est tabala kalama.— (Michel Verne, L’Étonnante Aventure de la mission Barsac, première partie, chapitre 8, 1919)