Tabasser
verbe
trans
Sommaire
Définitions de « tabasser »
Trésor de la Langue Française informatisé
TABASSER, verbe trans.
Un jour, ils se sont fait poisser... On l'a pas revu pendant deux mois... Il était tout méconnaissable quand il est revenu... Les bourres l'avaient si bien tabassé, qu'il sortait juste de l'hôpital (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 359).Il y a du grabuge (...) Ce sont des types qui se battent ou, plutôt, qui sont en train d'en tabasser un (Giono, Gds chemins, 1951, p. 67).À Ban-Ma, j'ai interrogé quelques soldats. Je n'ai rien appris. On leur avait parlé de ma tabassée, c'était visible (J. Hougron,La Gueule pleine de dents,1970,p. 347 ds Cellard-Rey 1980).Conor O'Brien a parcouru les trois océans par le Sud, Cap Horn inclus, sans rencontrer dit-il, du vrai mauvais temps, mais qu'en revanche, il a récolté la plus grosse tabassée de sa carrière dans les parages du 32eparallèle (B. Moitessier, Cap Horn à la voile, 1971, p. 249 ds Rob. 1985).Un survenant de la race rigolarde et tonique détourne l'attention, le préserve [un informateur] du tabassage (Arnoux, Roi, 1956, p. 124).Cordoue? − On ne sait pas: on se bat dans les faubourgs quand ils ont les gares. Tabassage sérieux à Triana. Aussi à Penarroya (Malraux, Espoir, 1937, p. 438).REM.
Tabassée, subst. fém.a) Pop., fam. Bagarre, rixe; correction, raclée. À Ban-Ma, j'ai interrogé quelques soldats. Je n'ai rien appris. On leur avait parlé de ma tabassée, c'était visible (J. Hougron,La Gueule pleine de dents,1970,p. 347 ds Cellard-Rey 1980).b) Arg. des marins. Coup de tabac. Conor O'Brien a parcouru les trois océans par le Sud, Cap Horn inclus, sans rencontrer dit-il, du vrai mauvais temps, mais qu'en revanche, il a récolté la plus grosse tabassée de sa carrière dans les parages du 32eparallèle (B. Moitessier, Cap Horn à la voile, 1971, p. 249 ds Rob. 1985).
Prononc.: [tabase], (il) tabasse [-bas]. Étymol. et Hist. 1918 se tabasser « se battre, se passer à tabac » (d'apr. Esn. Poilu, p. 178). Mot d'arg. originaire des parlers du Sud de la Loire, dér., à l'aide du suff. -asser*, du rad. onomat. tabb-, var. de tapp- (taper*). Voir FEW t. 13, 1, pp. 7b-8a et 9a.
DÉR.
Tabassage, subst. masc.,pop., fam. a) Action de tabasser quelqu'un. Synon. correction, raclée.Un survenant de la race rigolarde et tonique détourne l'attention, le préserve [un informateur] du tabassage (Arnoux, Roi, 1956, p. 124).b) Action de se tabasser. Synon. bagarre, combat, rixe.Cordoue? − On ne sait pas: on se bat dans les faubourgs quand ils ont les gares. Tabassage sérieux à Triana. Aussi à Penarroya (Malraux, Espoir, 1937, p. 438).− [tabasa:ʒ]. − 1reattest. 1937 id.; de tabasser, suff. -age*.
BBG. − Quem. DDL t. 27.
Wiktionnaire
Français
Source : Wikitionnaire
Verbe
tabasser \ta.ba.se\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se tabasser)
- (Familier) Frapper de manière répétée ; passer à tabac.
Quand elle s’est décidée à tabasser sur sa casserole, il y avait plus d’une heure que votre Delphin était parti. Je lui ai dit : « Mais, crâne de piaf, au bout de cinq minutes il fallait tabasser. »
— (Jean Giono, Un roi sans divertissement, 1947)- Un jour, je fus amené dans un sous-sol et tabassé par quatre malabars grands comme des bœufs. Duck m'avait seulement annoncé que quatre gorilles allaient me mettre une toise et que je devais me défendre par tous les moyens. — (Frédéric Dard, San-Antonio : Dégustez gourmandes, Éditions du Fleuve Noir, 1985)
- Même si vous me tabassez comme votre collègue, le gros goret puant, je pourrai rien vous dire de plus. Mais ça m'étonnerait que vous me cognassiez. — (Patrice Dard, Les nouvelles aventures de San-Antonio : Comme à con-fesses, Fayard, 2008)
- Une fois, j’ai réussi à lui tirer les vers du nez. C'était à propos de la keuf qu'il avait tabassée. Il aimait pas trop en parler. Faut dire que son histoire était cheloue. — (Pierre Campo, La mort à reculons, Les Nouveaux Auteurs, 2014, chapitre 3)
- Selon une enquête du ministère de la Santé, 59 % des Algériennes pensent qu'un mari a le droit de tabasser sa femme. — (Malika Boussouf, Opprimer, c'est sacré, Télérama n° 3460, mai 2016)
- (Par extension) (Sens figuré) (Familier) Se dit d’une boisson alcoolisée dont les effets sont rapides ou puissants.
- Ben, c’est pas pour prendre la défense de la petite, mais c’est vrai qu’il tabasse, le rouquin, aujourd'hui. — (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre II, épisode L’Ivresse)
- (Pronominal) Se battre ; se bagarrer.
- Faire un prix très bas, en dessous du marché.
Anagrammes
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- bartasse, bartassé
- basteras
- batrasse
- brasâtes
- essarbât
- rebassât
- sabrâtes
Étymologie de « tabasser »
- (1918) De l'occitan tabassar de même sens.
Phonétique du mot « tabasser »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| France (Lyon) : écouter « tabasser » |
|
Fréquence d'apparition du mot « tabasser »
Source : GoogleTraductions du mot « tabasser »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | tabasser |
| German | tabasser |
| Spanish | tabasser |
| Portuguese | tabasser |
| Italian | tabasser |
| Dutch | tabasser |
| Polish | tabasser |
| Russian | табассер |
Synonymes de « tabasser »
Antonymes de « tabasser »
Citation du mot "tabasser"
On ne naît pas voyou, on le devient. Tout est affaire d'éducation, d'apprentissage de la rue et des codes de la street. (...) Avant, on mettait des gants pour tabasser, aujourd'hui on les a retirés
Abd al Malik
L'important, c'est de ne jamais se laisser tabasser par les Malheurs
Jean Anouilh
Les hommes, quand ils sont entre eux, ils sont sympas, ils parlent de politique en buvant un verre, de sexe sans le faire, et ils en viennent même pas aux mains pour se tabasser
Francis Lalanne