La longueur des galères n'a guère changé, et celle de quarante mètres reste toujours un maximum qui remplit les badauds d'admiration, mais la hauteur de la coque a augmenté, et surtout, dès le VIIIesiècle, le Corinthien Aménoclès a réalisé, avec la trière (que les Romains appelleront trirème), le plus redoutable navire de guerre de l'Antiquité (P. Rousseau, Hist. transp., 1961, p. 97).
Prononc. et Orth.: [tʀi(j)ε:ʀ]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1370-72 (N. Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, IV, 10, p. 242, note 4: Galees qui estoient appelees ,,trieries`` pour ce que ilz avoient trois ordres de navirons); absent des dict. jusqu'à Littré. Empr. au lat.trieris « vaisseau à trois rangs de rames », empr. au gr. τ ρ ι η ́ ρ η ς, subst. de η ̔ τ ρ ι η ́ ρ η ς (ν α υ ̃ ς). Bbg.Kemna 1901, p. 129.
(Antiquité) Trirème grecque, vaisseau à trois rangs de rames.
La trière était donc un navire à voiles et à rames. Mais elle était surtout construite pour manœuvrer à l’aviron pendant le combat.— (Augustin Cartault, La Trière athénienne : étude d’archéologie navale, Éditeur E. Thorin, 1881)
Terme d'antiquité. Galère à trois rangs de rames. C'est dans les années qu'elles [les époques de Ptolémée Philadelphe, de Démétrius Poliorcète et d'Archimède] renferment, qu'on a perfectionné les trières, qu'on a construit les plus grands vaisseaux de ce genre…, Leroy, Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. III, p. 142.