Warranter
subst
masc
Sommaire
Définitions de « warranter »
Trésor de la Langue Française informatisé
WARRANT, subst. masc.
I. − DR. COMM. Billet à ordre endossable constituant la mise en gage de marchandises qui garantissent un emprunt contracté par leur propriétaire, qui s'en dessaisit par dépôt dans les magasins généraux. Les magasins généraux. − On les appelle aussi des docks (...) sont des établissements destinés à recevoir des marchandises en dépôt et à faire des avances de fonds sur ces dépôts; on délivre aux déposants des récépissés à chacun desquels est annexé un bulletin de gage: le warrant (Baradat, Organ. préfect., 1907, p. 302).En appos. Récépissé warrant. La marchandise déposée dans un magasin général donne lieu à la délivrance d'un récépissé warrant formé de deux parties et le warrant est créé par le détachement de la seconde partie (Barr.1967).
♦ Warrant agricole, hôtelier, pétrolier. Gage qui ne comporte pas ,,dépossession, et dont le titre, mobile, est établi par le greffe du tribunal de commerce`` (Bern.-Colli 1981). La France a largement employé le système de la traite et du warrant agricoles, pour financer par exemple le stockage des vins et des céréales (Baudhuin, Crédit et banque, 1945, p. 225).
II. − HIST., vieilli. Dans les pays anglo-saxons, mandat d'amener, assignation, ordre écrit émanant de l'autorité. La cour de Charles II exigea de l'université d'Oxford qu'il [Locke] fût dépossédé de son emploi, au collège du Christ, et (...) le 12 novembre 1684, un warrant signé Charles II raya John Locke de la liste des membres de l'université d'Oxford, sans jugement ni enquête préalable (Cousin, Hist. philos. XVIIIes., 1, 1829, p. 73).
REM.
Warrantage, subst. masc.Constitution d'un warrant; en partic., action de donner un warrant en garantie à un créancier. (Dict. xxes.).
Prononc. et Orth.: [vaʀ ɑ ̃], [wa-]. Littré [waʀ ɑ ̃]; Barbeau-Rhode 1930 [waʀ ɑ ̃], [va-]; id. ds Rob. 1985 mais Warn. 1987 [va-] parfois [wa-]; Lar. Lang. fr. : [wa-], [va-] ou [wɔ ʀ ənt]. Francisation plus lente que pour wagon qui est un mot cour. V. wagon et G. Straka ds Trav. Ling. Litt. Strasbourg t. 19 no197 1981, p. 200. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1. 1625 warant [en Angleterre] « autorisation, pouvoir » (Instruction à M. De Blainville, ambassadeur extraordinaire en Angleterre ds Lettres du Cardinal de Richelieu, éd. M. Avenel, t. 2, p. 128), attest. isolée; 2. 1671 warrant [en Angleterre] « ordre écrit donnant le pouvoir de se saisir de quelqu'un ou de l'obliger à se mettre à la disposition, mandat d'amener » (De Seignelay, Mém. concernant la marine d'Angleterre in Lettres, instructions et mém. de Colbert, éd. P. Clément, III, IIepart., 1865, 323 ds Höfler Anglic.); 3. 1836 warrant « bulletin de gage d'une marchandise mise en dépôt » (M. Chevalier, Lettres sur l'Amérique du Nord, II, 266, ibid.). Empr. à l'angl.warrant, att. au sens 2 dep. av. 1450 et au sens 3 dep. 1825 (NED), empl. partic. de warrant « garant, garantie, ordre, autorisation » att. dep. le xiiies. et empr. à une forme dial. (1269 plur. warans, Chirographe d'emprunt ds G. Espinas, Vie urbaine de Douai au moyen âge, t. 3, 1913, p. 399; v. aussi FEW t. 17, p. 563b) du fr. garant*.
DÉR.
Warranter, verbe trans.Donner un warrant en gage de garantie d'une dette. (Dict. xixeet xxes.). Part. passé en empl. adj. Que garantit un warrant. Marchandises warrantées (Dict. xixeet xxes.). − [vaʀ ɑ ̃te], [wa-], (il) warrante [-ʀ ɑ ̃:t]. Barbeau-Rhode 1930, Rob. 1985, Warn. 1987 comme warrant mais Lar. Lang. fr. uniquement [va-] dans warranter, é (et warrantage); [va-] nettement majoritaire ds Martinet-Walter 1973. − 1reattest. 1874 (Journ. offic., 28 juin, p. 4413, 2ecol. ds Littré Suppl. 1877); de warrant*, dés. -er. L'angl. to warrant ne semble pas usité en ce sens.
BBG. − Barb. Loan-words 1921, p. 139. − Bonn. 1920, p. 167.
Wiktionnaire
Français
Source : Wikitionnaire
Verbe
warranter \wa.ʁɑ̃.te\ ou \va.ʁɑ̃.te\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)
- (Commerce) Munir d’un warrant.
- Le règlement de l'indemnité pour les marchandises warrantées brûlées par la Commune est encore entravé, mais le résultat peut être apprécié. — (Journal officiel 5 avril 1874, page 2598, 3e colonne)
- Il [un négociant] peut hypothéquer ses magasins, warranter ses marchandises, donner en garantie son portefeuille. — (Journal officiel 28 juin 1874, page 4413, 2e colonne)
- Objectera-t-on que le récépissé peut être négocié, peut être warranté ? — (Gazette des Tribunaux 8 avril 1876, page 346, 1re colonne)
Littré (1872-1877)
warranter
(oua-ran-té) v. a.
- Terme de commerce. Munir d'un warrant.
Le règlement de l'indemnité pour les marchandises warrantées brûlées par la Commune est encore entravé, mais le résultat peut être apprécié
, Journ. offic. 5 avril 1874, p. 2598, 3e col.Il [un négociant] peut hypothéquer ses magasins, warranter ses marchandises, donner en garantie son portefeuille
, ib. 28 juin 1874, p. 4413, 2e col.Objectera-t-on que le récépissé peut être négocié, peut être warranté ?
Gaz. des Trib. 8 avril 1876, p. 346, 1re col.
Étymologie de « warranter »
- Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.
Phonétique du mot « warranter »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| Bourg-en-Bresse (France) : écouter « warranter » |
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Fréquence d'apparition du mot « warranter »
Source : GoogleTraductions du mot « warranter »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | warranter |
| German | Garantiegeber |
| Spanish | garante |
| Portuguese | fiador |
| Italian | garante |
| Dutch | warranter |
| Polish | strażnik |
| Russian | гарант |
Citations sur le mot "warranter"
La liberté ne se vend pas, elle se prend, elle se conquiert; elle se gagne ou elle se perd. Elle est un droit inaliénable, garanti, mais jamais warranter.
Andrée Ferretti
Les sanctions augmentent le niveau de risque et diminuent les chances de succès. Par conséquent, elles n'encouragent pas les bonnes pratiques. Elles garantissent seulement que le responsable sera puni si les mauvaises pratiques sont découvertes.
W. Edwards Deming
Rien ne garantit tant la stabilité des lois que la crainte qu'ont ceux qui les gouvernent d'être les premiers punis par elles.
Montesquieu