I. −Élém. empr. au gr. ξ ι φ(ο)-, de ξ ι ́ φ ο ς « épée », entrant dans la constr. de qq. mots sav. appartenant essentiellement au vocab. de la zool.
A. −[Le 2eélém. est un suff. sav.] :
xiphiidés, subst. masc. plur., ichtyol.Famille de Poissons téléostéens munis d'un rostre aplati en lame, dont le type est l'espadon.On range au voisinage des Thons (...) les Xiphiidés ou Espadons (Encyclop. Sc. Techn.t. 101973, p. 324, s.v. téléostéens).
B. −[Le 2eélém. est un élém. formant tiré du gr. ou du lat. sav.] V. xiphodon (s.v. -odon) et aussi:
xiphosures, subst. masc. plur., zool.Ordre d'Arthropodes marins tels que la limule, dont le corps se termine par un puissant appendice ressemblant à une épée (d'apr. GDEL).L'ordre des Xiphosures (...) a persisté jusqu'à nos jours (Encyclop. Sc. Techn.t. 71972, p. 721, s.v. mérostomacés).
Xiphosuridés, subst. masc. plur., dér.Famille de Xiphosures.Les Xiphosures comprennent une seule famille vivante, les Xiphosuridés (Encyclop. Sc. Techn.t. 71972, p. 723, s.v. mérostomacés).
C. −[Le 2eélém. est un mot fr.] :
xiphifolié, -ée, adj., bot.Qui a des feuilles en forme d'épée (d'apr. Gatin 1924).
xiphisternum, subst. masc., anat.Synon. de appendice xiphoïde*.[Le sternum] se prolonge d'ordinaire en deux appendices parallèles ou divergents, à extrémité libre, constituant le xiphisternum (E. Perrier, Zool., t. 4, 1928, p. 3001).
Rem. 1. Empr. au gr., v. xiphoïde. 2. Empr. au gr. par l'intermédiaire du lat. Xiphophore (lat. xiphophorus, du gr. ξ ι φ ο φ ο ́ ρ ο ς « qui porte une épée »), subst. masc., ichtyol., abrév. xipho. Poisson osseux du golfe du Mexique, à prolongement caudal en forme de glaive, souvent élevé en aquarium (d'apr. Rob. 1985). Synon. sav. de porte-épée.
II. −Élém. représentant la lexie appendice xiphoïde*.
A. −ANAT.[Le 2eélém. est un adj. fr.] :
xipho-péricardique, adj.Qui concerne l'appendice xiphoïde et le péricarde.Ligaments xipho-péricardique et inter-pleural antérieur (G. Gérard, Anat. hum., 1912, p. 224).
B. −PATHOL.[Le 2eélém. est un élém. formant tiré du gr.] :
xiphodynie, subst. fém.,,Douleur à la pression ou après ingestion d'aliments localisée à l'appendice xiphoïde, probablement due à des tiraillements anormaux que subit celui-ci`` (Méd. Biol. t. 3 1972).
C. −TÉRATOL.[Le 2eélém. est un élém. formant tiré du gr.] :
xiphodidyme (-didyme, du gr. δ ι ́ δ υ μ ο ς « double, jumeau »), adj. et subst.1.Synon. de xiphopage (infra) (d'apr. Méd. Biol. t. 3 1972).2.Synon. de xiphodyme (infra) (d'apr. Méd. Biol. t. 3 1972).
xiphodyme (-dyme, de (di)dyme1*), adj. et subst.(Monstre) dont le corps est double supérieurement jusque vers l'appendice xiphoïde, et qui n'a que deux membres inférieurs (d'apr. GDEL).
xiphopage (-page, du rad. gr. π α γ-, de π η ́ γ ν υ μ ι, « ficher, fixer »), adj. et subst.(Monstre) formé de deux individus unis depuis l'appendice xiphoïde jusqu'à l'ombilic (d'apr. GDEL).Un exemple célèbre d'association (...) est celui des frères Siamois unis par l'appendice xiphoïde du sternum (xiphopages) (Encyclop. Sc. Techn.t. 101973, p. 389, s.v. tératologie).
On range au voisinage des Thons (...) les Xiphiidés ou Espadons (Encyclop. Sc. Techn.t. 101973, p. 324, s.v. téléostéens).L'ordre des Xiphosures (...) a persisté jusqu'à nos jours (Encyclop. Sc. Techn.t. 71972, p. 721, s.v. mérostomacés).Les Xiphosures comprennent une seule famille vivante, les Xiphosuridés (Encyclop. Sc. Techn.t. 71972, p. 723, s.v. mérostomacés).[Le sternum] se prolonge d'ordinaire en deux appendices parallèles ou divergents, à extrémité libre, constituant le xiphisternum (E. Perrier, Zool., t. 4, 1928, p. 3001).Ligaments xipho-péricardique et inter-pleural antérieur (G. Gérard, Anat. hum., 1912, p. 224).Un exemple célèbre d'association (...) est celui des frères Siamois unis par l'appendice xiphoïde du sternum (xiphopages) (Encyclop. Sc. Techn.t. 101973, p. 389, s.v. tératologie).
Prononc. et Orth.: [ksifo-], [gzi-], en syll. inaccentuée [-ɔ-]. Init. toujours sourde ds Littré, Barbeau-Rhode 1930, Lar. Lang. fr., Warn. 1987 mais [ksi-], [gzi-] ds Rob. 1985 et [gzi-], [ksi-] ds Martinet-Walter 1973. V. xantho-, xéno-, xéro-. Bbg.Quem. DDL t. 22 (comp.).
Rem. 1. Empr. au gr., v. xiphoïde. 2. Empr. au gr. par l'intermédiaire du lat. Xiphophore (lat. xiphophorus, du gr. ξ ι φ ο φ ο ́ ρ ο ς « qui porte une épée »), subst. masc., ichtyol., abrév. xipho. Poisson osseux du golfe du Mexique, à prolongement caudal en forme de glaive, souvent élevé en aquarium (d'apr. Rob. 1985). Synon. sav. de porte-épée.
xiphopage\ɡzi.fɔ.paʒ\masculin et féminin identiques
Un enfant xiphopage.
(Tératologie) Se dit de monstres qui résultent de la réunion de deux individus depuis l’extrémité inférieure du sternum jusqu’à l’ombilic commun (monstre monomphalien).
Nom commun
Singulier
Pluriel
xiphopage
xiphopages
\ɡzi.fɔ.paʒ\
xiphopage\ɡzi.fɔ.paʒ\masculin
(Tératologie) Monstre xiphopage.
Les premiers des monstres doubles, c’est-à-dire ceux qui sont les plus voisins de leur type normal, la duplicité complète, sont composés de deux individus complets, entièrement distincts, plutôt accolés que confondus, et dont chacun, par suite, jouit de sa vie propre. Tels sont les eusomphaliens et d’autres encore, tels que les xiphopages.— (Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire générale et particulière des anomalies de l’organisation chez l’homme et les animaux, tome troisième, J.-B. Baillière, Paris, 1836)
Terme de tératologie. Monstres xiphopages, monstres qui résultent de la réunion de deux individus depuis l'extrémité inférieure du sternum jusqu'à l'ombilic commun. Les frères Siamois appartiennent à ce cas.
(Date à préciser) De xipho-, du grec ancien ξίφος, xiphos (« épée »), pour la pointe du sternum (appendice xyphoïde), et du grec ancien παγείς, pageís (« uni, formé de plusieurs parties »). Ce mot est une création du zoologiste Isidore Geoffroy Saint-Hilaire.