Créée en 1906 par le journaliste et navigateur Thomas Fleming Day sur un parcours de six cents miles, la course New York-Bermudes revint au « Yawl Tamerlan » (Jeux et sports, 1967, p. 1547).
Prononc. et Orth.: [jo:l], [jɔl]. Homon. yole. Lar. Lang. fr. [jo:l]; Rob. 1985 [jɔl]; Warn. 1987 [jo:l] et [jɔl]. Plur. des yawls. Étymol. et Hist. 1872 (Le Sport, 7 août, 2e ds Höfler Anglic.). Empr. à l'angl.yawl désignant une sorte de yole à rames (dep. 1670 ds NED; cf. Jal1: Yawl, angl. s. Yole) et un petit voilier à tape-cul (dep. 1684, ibid.), empr. au m. b. all. jolle ou au néerl. jole, v. yole étymol. Bbg.Becker 1970, p. 296, 336. − Bonn. 1920, p. 174. − Kemna 1901, p. 185.
(1) Au large de Kiel, le yawl allemand Peter von Seestermühe.
yawl\jɔl\ ou \jol\masculin
Voilier à deux mâts dont l’artimon (mât arrière) est positionné en arrière de la mèche de safran.
Généralement grée en yawl et munis de moteurs, ils se faufilent mieux entre les glaces […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
Très sportivement les frères Darrel, qui avaient pris part par deux fois à la course New-York-îles Bermudes à bord de leur yawlDainty, m'offrirent leur cale de halage pour mettre à sec.— (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
[…] Joshua Slocum, le premier homme à avoir effectué le tour du monde en solitaire, entreprit un deuxième voyage en 1909 sur son yawl de onze mètres, le Spray.— (Charles Berlitz, Le Triangle des Bermudes, page 60, traduit par J. Hall et J. Lagrange, 1975, Flammarion)
(Date à préciser) De l’anglais yawl[1] – qui désigne la même embarcation ou bien une yole –, emprunté au moyen bas-allemand jolle ou au néerlandais jole.
Tout homme est une histoire sacrée, et il ne suffit pas d'un vocabulaire de trente ou quarante mots pour le connaître comme on assiège un navire, le vole, le gratte, le maintient près de terre où il se pilote comme un petit yacht avec son grée-contre par un steersman ambitieux.Jules Michelet
La jeunesse est un navire dont chaque jeune homme est le pilote.Proverbe britannique