Zapping
verbe
Sommaire
Définitions de « zapping »
Trésor de la Langue Française informatisé
ZAPPER, verbe.
A. − Empl. intrans.
1. [Le suj. désigne un téléspectateur] Passer rapidement d'une chaîne à une autre, au moyen de la télécommande. J'allume la télé. Je prends mon zappeur... parce que j'aime zapper (R. Devos, À plus d'un titre, Je zappe, Paris, O. Orban, 1989, p. 141).
− [Avec compl. prép. sur] − Et si on regardait le foot et qu'à la mi-temps on zapperait sur ton film? (...) − Et pourquoi on regarderait pas mon film et qu'on zapperait pas sur ton foot pendant les interruptions publicitaires? (Chr. Binet, Les Bidochons téléspectateurs, Paris, Audie, 1991, p. 10).
2. Au fig. Changer rapidement d'activité, d'idée, d'option. Comme nombre d'industriels et de financiers français pendant la décennie, Saint-Gobain zappe (...). Comprenez les interférences du pouvoir politique sur un groupe successivement privé, nationalisé, reprivatisé (L'Express, 3 juin 1988, p. 132, col. 1).
B. − Empl. trans., au fig. Faire disparaître quelqu'un ou quelque chose de son champ de vision, cesser de lui accorder le moindre intérêt. C'est terrible quand une femme plaque. (...) avant-hier, elle vivait pour vous, hier elle a vécu pour elle, et puis aujourd'hui, elle vous a définitivement zappé de sa vie (P. Merle, Le Déchiros, Paris, éd. du Seuil, 1991, p. 53).
La multiplicité des tentations et le plaisir d'y succomber furent encore favorisés par l'invention de la télécommande. Le rite était nouveau, mais, au fond, la foi, ou du moins sa quête, demeurait. Le zappeur est un homme qui croit. Qui cherche, mais qui croit (Le Nouvel Observateur, 23 oct. 1987, p. 98, col. 1).Que les années 80, zappeuses en diable, soient en avance sur leurs funérailles, c'est, après tout, logique (L'Express, 3 juin 1988, p. 126, col. 3).Le journal d'A2 (Antenne 2, 20 h) a généralement ma préférence, même si, comme tout journaliste curieux, je dois jouer au « zapping » (L'Événement du jeudi, 26 févr. 1987, p. 94, col. 1).Zapping affectif, idéologique. Trouver un intellectuel qui succombe au charme futile de la mode, qui s'ébroue dans la séduction de l'éphémère et qui se gausse des croisades des « belles âmes » contre le rock, la télévision ou le zapping culturel n'est pas chose aisée (Le Monde, 13 nov. 1987, p. 13, col. 1).REM. 1.
Zappeur, subst. masc.[Corresp. à supra A 1] a) Celui qui zappe. La multiplicité des tentations et le plaisir d'y succomber furent encore favorisés par l'invention de la télécommande. Le rite était nouveau, mais, au fond, la foi, ou du moins sa quête, demeurait. Le zappeur est un homme qui croit. Qui cherche, mais qui croit (Le Nouvel Observateur, 23 oct. 1987, p. 98, col. 1).Empl. adj., rare. Que les années 80, zappeuses en diable, soient en avance sur leurs funérailles, c'est, après tout, logique (L'Express, 3 juin 1988, p. 126, col. 3).b) Télécommande en ce qu'elle sert à zapper. Supra ex. de R.Devos.
2. Zapping, subst. masc.a) Fait pour le téléspectateur de passer rapidement d'une chaîne à une autre au moyen de la télécommande. Le journal d'A2 (Antenne 2, 20 h) a généralement ma préférence, même si, comme tout journaliste curieux, je dois jouer au « zapping » (L'Événement du jeudi, 26 févr. 1987, p. 94, col. 1).b) Au fig. [Souvent suivi d'un adj. qualificatif] Fait de changer rapidement d'activité, d'idée, de sentiment. Zapping affectif, idéologique. Trouver un intellectuel qui succombe au charme futile de la mode, qui s'ébroue dans la séduction de l'éphémère et qui se gausse des croisades des « belles âmes » contre le rock, la télévision ou le zapping culturel n'est pas chose aisée (Le Monde, 13 nov. 1987, p. 13, col. 1).
Prononc.: [zape], (il) zappe [zap]. Étymol. et Hist. 1986 (P. Vandel ds Actuel, avr., p. 120, col. 2). Empr. à l'angl.to zap, zapp, terme arg. d'orig. nord-amér. att. dep. 1942, prob. dér. de l'onomat. zap suggérant le bruit de certaines armes, et signifiant « éliminer, tuer » d'où « annuler, changer » et « faire une action ou un mouvement brusque, rapide » d'où « sauter les annonces publicitaires en accélérant la lecture sur un magnétoscope » et « passer rapidement d'une chaîne de télévision à une autre » (v. NED Suppl.2et A Dictionary of Contemporary and Colloquial Usage, Chicago, 1972).
Wiktionnaire
Français
Source : Wikitionnaire
Nom commun
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| zapping | zappings |
| \za.piŋ\ | |
zapping \za.piŋ\ masculin
- (Faux anglicisme) Changements fréquents de chaînes de télévision à l’aide de la télécommande.
- Le zapping est devenu une habitude chez certains téléspectateurs.
- Il aimait la télévision, surtout le matin, on pouvait composer un zapping relaxant en passant des télétoons aux chroniques boursières. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 77-78)
- (Par extension) (Familier) Souvent accompagné d’un adjectif, passage rapide d’une activité, d’une idée à l’autre.
- C’est un spécialiste du zapping affectif, il te fait de grandes déclarations d’amour, quinze jours après, il t’a oubliée !
Voir aussi
- zapping sur l’encyclopédie Wikipédia
Étymologie de « zapping »
- Dérivé de zapper, avec le suffixe -ing.
Phonétique du mot « zapping »
| Phonétique | Prononciation | |
|---|---|---|
| France (Cesseras) : écouter « zapping » |
|
Fréquence d'apparition du mot « zapping »
Source : GoogleTraductions du mot « zapping »
| Langue | Traduction |
|---|---|
| English | zapping |
| German | Zapping |
| Spanish | zapping |
| Portuguese | zapping |
| Italian | zapping |
| Dutch | zappen |
| Polish | zapping |
| Russian | zapping |
Citations sur le mot "zapping"
Le zapping est la parfaite illustration du mode de fonctionnement de notre cerveau : sollicité en permanence par une multitude de stimuli, il finit souvent par se perdre dans le flux incessant d'informations.
Michel Serres
Au lieu de zapper sans discernement, je préfère m'intéresser profondément à quelques sujets qui me passionnent réellement.
Tim Ferriss
Le zapping est une arme redoutable utilisée par les médias pour capter notre attention et nous voler notre temps.
Philippe Gabilliet