Qu'il s'agisse de ceux de Stonehenge, en Angleterre, ou de la tour de Babel, symbole des ziggourats chaldéennes, composées de sept étages aux couleurs des planètes et couronnées d'un temple doré (...), tous ces bâtiments sacrés étaient en rapport avec les astres (Beer1939, p. 17).
Prononc. et Orth.: [ziguʀat]. Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. 1971, p. 318: -gou-. Étymol. et Hist. 1874 ziggurrat (F. Lenormant, La Magie chez les Chaldéens, p. 202: la ziggurrat ou tour sacrée du palais de Khorsabad); 1899 ziggurat (Nouv. Lar. ill., s.v. Borsippa); 1908 ziggourat (A. Dufourcq, L'Avenir du Christianisme, 1repart., Le Passé chrétien, Paris, t. 1, p. 96). Empr. à l'akkadienziqquratu « élévation, pinacle; sommet d'une montagne, tour d'un temple », dér. du verbe zaqaru « être élevé » (cf. W. Muss-Arnolt, A Concise Dictionary of the Assyrian Language).
Édifice religieux mésopotamien en forme de pyramide à étages, dont la fonction demeure floue même s’il s’agirait plutôt d’un lieu de cultes et de sacrifices, qui comportait un sanctuaire. C’est à partir de trois plates-formes que ce genre d’édifices est appelé ziggourat, le maximum étant de sept niveaux.
Des monticules en forme de ziggourats poussaient par terre tandis que des piles précaires et autres tours penchées s’élevaient au sommet de la cloison.— (Sam Savage, Firmin. Autobiographie d’un grignoteur de livres, 2006, p.15. Traduction: Céline Leroy)
De l’akkadien 𒍨𒄥𒊏𒁺, ziqquratu (« hauteur, sommet, tour d’un temple »), notamment sa variante orthographique 𒅆𒂍𒉪, dérivée du verbe 𒁲𒊑, zaqâru (« construire en hauteur »).