Des inflorescences dont toutes les fleurs deviennent ligulées, augmentant le caractère décoratif de l'ensemble (Dahlia, Zinnia ou Chrysanthèmes doubles) (Plantefol, Bot. et biol. végét., t. 2, 1931, p. 450).
Prononc. et Orth.: [zinja]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1807 les zinnies (Duméril Hist. nat. t. 1, p. 177); 1808 zinnia (Boiste). Empr. au lat. sc.zinnia (1763, Linné, Acta pretrop., t. 13, p. 325 d'apr. Linné Syst. Veget. 1798), mot créé à partir du nom du botaniste all. Zinn [1727-1759], qui fut directeur du jardin botanique de l'université de Göttingen. Fréq. abs. littér.: 12.
(Botanique) Plante originaire du Mexique, de la famille des astéracées, cultivée dans les jardins d'ornement pour la beauté de ses fleurs.
Les parterres réguliers sont pleins de zinnias et de cannas écarlates.— (Aldous Huxley, Tour du monde d’un sceptique, 1926 — trad. Fernande Dauriac, Payot, 2005, page 30)
Là, elle s’arrêta devant un carré de minces plates-bandes dont le terreau, sans doute, venait de loin et sur lequel, irrigués par de petites rigoles amenées du dehors, poussaient, pauvres, fragiles, décolorés, des zinnias, des pétunias, des œillets.— (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
On me mit à coucher dans une petite chambre à l'odeur moisie (…) ; ma grand-mère avait disposé des fleurs, des zinnias peut-être, dans un verre ébréché — tous les vases décents ayant sombré, l'un après l'autre, année sur années, dans l'insatiable carton aux rossignols à moi destiné.— (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, collection « Folio », page 85)